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La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) salue la mémoire de Dafroza Gauthier, ingénieure chimiste et militante franco-rwandaise décédée le 3 octobre 2026 à Reims. Elle présente ses condoléances à ses proches et à toutes les personnes qui ont eu la chance de rencontrer celle qui a tant œuvré pour que les victimes du génocide des Tutsi aient droit à la justice.
8 octobre 2026. Dafroza Gauthier a consacré sa vie à la traque des responsables génocidaires rwandais·es qui s’étaient réfugié·es en France en 1994. En 1973, elle fuit son Rwanda natal pendant le génocide des Tutsi. Le combat de Dafroza Gauthier pour la justice, la vérité et la mémoire se mêle à sa propre trajectoire : ses parents et sa famille comptent parmi les victimes du génocide.
« Dafroza était une femme extraordinaire », raconte Alexis Deswaef, président de la FIDH.
« Sa ténacité dans le combat pour la justice et contre l’impunité est une de mes grandes inspirations. Sa présence va manquer au mouvement des droits humains au Rwanda, en Afrique et partout dans le monde. »
En 2001, elle fonde le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR) avec son mari, Alain Gauthier. Véritable « chasseuse de génocidaires », Dafroza Gauthier consacre sa vie aux victimes et aux rescapé·es du génocide. Aux côtés du CPCR, la FIDH a eu l’opportunité de travailler avec elle pour faire traduire en justice les auteur·es du génocide des Tutsi en France. Grâce à son investissement, des dizaines de procès ont pu voir le jour, dont sept condamnations définitives de génocidaires rwandais·es exilé·es en France.
Son engagement infaillible pour la justice internationale et la lutte contre l’impunité des génocidaires rwandais·es restera dans l’esprit des victimes et des rescapé·es du génocide.