C’est devant le monument aux Morts que les noms d’Alain Didot et de son épouse Gilda ont été officiellement dévoilés, sous les yeux de leurs proches et des nombreuses personnalités présentes. Plusieurs gerbes ont été déposées et des allocutions ont rappelé le parcours et l’engagement du couple.
Enfant de Moineville, Alain Didot avait consacré sa carrière à la gendarmerie. Spécialiste des transmissions, il avait rejoint le Rwanda en 1992 avec son épouse Gilda, dans le cadre de la mission française d’assistance militaire et technique. Alain assurait notamment l’instruction dans le domaine des transmissions ainsi que la gestion et la sécurisation des communications de l’ambassade de France.
Disparition en plein génocide
Le 8 avril 1994, alors que le Rwanda basculait dans le génocide des Tutsis, Alain et Gilda Didot furent assassinés à Kigali. Les circonstances précises de leur disparition demeurent encore aujourd’hui inexpliquées. En juin 2025, Alain et Gilda Didot ont officiellement été reconnus «
Morts pour la France ».
Pour cette cérémonie du souvenir, la présence des enfants de l’école Léon-Jacquemaire a également apporté une dimension toute particulière à l’hommage. Les écoliers ont interprété
La Marseillaise, participant ainsi à cette transmission de la mémoire aux jeunes générations.
Moineville a ainsi rendu hommage à l’un de ses enfants et à son épouse. Un moment de mémoire partagé avec la famille, pour que leurs noms et leur histoire ne soient jamais oubliés.