Date
Lundi 18 juillet 1994
Sur titre
Journal de 24 heures [1:46]
Titre
Le FPR a beau annoncer que la guerre est finie, les réfugiés continuent d'affluer à la frontière zaïroise
Résumé
- "The war in Rwanda is over", so declared General Kagame, the strongman of the Rwandan Patriotic Front (RPF), which now controls almost the entire country.
- Even as the RPF moves to end hostilities, Rwanda is in the grip of a genuine humanitarian catastrophe. This is particularly evident in Goma, on the Zairian border, where yesterday [July 17] several shells struck a refugee camp.
- They search among the bodies, perhaps looking for a parent or a child. Around a hundred people are dead, killed by mortar shells or trampled in the ensuing panic. A hundred dead and dozens of wounded, not all of whom can be saved.
- Faced with this indescribable horror, the survivors stand dazed, seemingly stunned by the sheer scale of the tragedy. Meanwhile, the list of orphans grows longer; a makeshift register discreetly labels them "unaccompanied children".
- An ICRC doctor explains: "You know there are over a million displaced people dying along the roads for lack of water and food. Plus, there are 300 wounded soldiers waiting in a nearby camp. So, this just adds to the tragedy already unfolding".
- A tragedy, a looming humanitarian disaster. A million Rwandan refugees are at risk, threatened not only by the fighting but also by dysentery, malaria, and a water shortage that is becoming critically severe.
- Despite the RPF's announcement that the war is over, refugees continue to pour across the border into Zaire, at Goma, and further south at Bukavu.
Citation
[Florence Duprat :] "Au Rwanda la guerre est finie", c'est c'qu'a affirmé le général Kagame, homme fort du Front patriotique rwandais qui contrôle désormais la quasi…-totalité du pays.
Si le FPR décide de mettre fin aux hostilités, le Rwanda est en proie à un v…, à une véritable catastrophe humanitaire. Notamment à Goma à la frontière zaïroise, où hier [17 juillet] plusieurs obus sont tombés sur un camp de réfugiés. Cécile Barnier.
[Cécile Barnier :] Ils cherchent parmi les cadavres peut-être un de leurs parents, un de leurs enfants [gros plan sur une femme scrutant des corps sans vie étendus au sol]. Une centaine de morts, tués par les obus de mortier ou piétinés dans la panique qui a suivi [on voit des réfugiés enjamber les cadavres]. Une centaine de morts et des dizaines de blessés qui ne pourront pas tous être secourus [on voit un militaire français auprès d'une personne gisant au sol, en train de dire à un Casque bleu : "On l'prend avec la paillasse, on l'prend avec la paillasse"].
Face à l'horreur indescriptible, ceux qui tiennent encore debout regardent, hagards, comme sonnés par l'ampleur du drame [on voit la personne blessée étendue sur une paillasse devant un camion de la Croix-Rouge]. Et la liste des orphelins s'allonge : "enfants non accompagnés" indique pudiquement ce registre sommaire [gros plans successifs sur de jeunes enfants puis sur le registre].
[Une médecin du CICR : "Vous savez qu'il y a plus d'un million de déplacés, et qui meurent le long des routes faute d'eau et faute de nourriture. Plus 300 blessés militaires qui attendent dans un camp à côté. Donc ça ne fait que s'ajouter à ça…, à…, à la tragédie qui est déjà en cours".]
Tragédie, catastrophe humanitaire annoncée. Un million de réfugiés rwandais sont menacés. Quand ce n'est pas par les combats, c'est par la dysenterie, le paludisme ou le manque d'eau qui commence à se faire cruellement sentir [on voit notamment des enfants en train d'être déchargés d'un camion].
Le FPR a beau annoncer que la guerre est finie, les réfugiés continuent d'affluer à la frontière zaïroise à Goma, mais aussi plus au sud à Bukavu [plan d'ensemble d'une immense foule de réfugiés en marche].
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