Date
Jeudi 14 juillet 1994
Sur titre
Journal de 23 heures
Titre
Selon Médecins sans frontières, toutes les heures, 30 000 réfugiés passeraient le poste-frontière
Résumé
- Today's news is also, and once again, about Rwanda. Thousands of refugees are crossing the border into Zaire. France is asking the United Nations to convene the Security Council this evening.
- Three days ago [July 11], Edouard Balladur was at the UN to request the rotation of French troops. Today, the government is urgently requesting a Security Council meeting.
- There are several reasons for this: first, the human catastrophe unfolding on the ground. Hundreds of thousands of refugees are taking the road to exile every day. Here in Goma, Zaire, a crowd wanders, uprooted and soon to be starving.
- According to Doctors Without Borders, 30,000 refugees cross the border every hour.
- The ICRC is now trying to find new sites to accommodate the refugees. In the coming days, there will be nearly a million of them in the country.
- Faced with this situation, France is therefore calling on the UN to mobilize the international community and is once again appealing to all humanitarian organizations. It is also demanding an immediate ceasefire.
- Finally, a last appeal is being made to Rwanda's neighboring countries to try to find a way to a political settlement.
Type
Transcription d'une émission de télévision
Citation
[Mémona Hintermann :] L'actualité aujourd'hui, c'est aussi et encore le Rwanda. Des milliers de réfugiés traversent la frontière pour se rendre au Zaïre. La France demande ce soir aux Nations unies de réunir le Conseil de sécurité. Isabelle Billet, Éric Thibault.
[Isabelle Billet :] Il y a trois jours [11 juillet], Edouard Balladur était à l'ONU pour demander la relève des troupes françaises [un bandeau "aujourd'hui, Rwanda" s'affiche en haut de l'écran]. Aujourd'hui le gouvernement demande en urgence la réunion du Conseil de sécurité [diffusion d'images montrant Edouard Balladur au Conseil de sécurité ; on aperçoit également Boutros Boutros-Ghali et Jean-Damascène Bizimana].
Plusieurs raisons à cela : la première, c'est la catastrophe humaine qui se joue sur le terrain. Des centaines de milliers de réfugiés qui prennent la route de l'exil chaque jour. Ici à Goma, au Zaïre, une foule errante, déracinée et bientôt affamée.
Selon Médecins sans frontières, toutes les heures, 30 000 réfugiés passeraient le poste-frontière [gros plans sur une foule de réfugiés marchant dans les rues de Goma].
Le CICR tente maintenant de trouver de nouveaux sites pour accueillir les réfugiés. Dans les jours qui viennent ils seront près d'un million dans le pays [on voit un réfugié exhiber à la caméra une ceinture de grenades ; le plan suivant montre un tas de fusils et d'armes blanches].
Devant cette situation, la France demande donc à l'ONU la mobilisation de la communauté internationale et en appelle à nouveau à toutes les organisations humanitaires. Elle réclame aussi un cessez-le-feu immédiat.
[Éric Thibault :] Dernier appel enfin adressé aux pays voisins du Rwanda pour qu'ils tentent de trouver la voie d'un règlement politique [on voit notamment des militaires français débarquer depuis le lac Kivu et distribuer des vivres aux réfugiés].
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