Résumé
On the night of May 16 to 17, the UN Security Council gave its agreement in principle to a reinforcement of UNAMIR within the limit of 5,500 peacekeepers. Council members also declared an arms embargo on Rwanda.
Citation
LE Conseil de sécurité de
l'ONU a donné dans la
nuit de lundi à mardi à
New York son accord de prin-
cipe à un renforcement — dans
la limite de 5.500 militaires —
de la Mission des Nations unies
au Rwanda (MINUAR). Les
Etats-Unis avaient soumis des
amendements de dernière mi-
nute qui auraient contraint le
Conseil de sécurité à prendre
une nouvelle décision pour cha-
que phase du déploiement, ce
qui n'est pas le cas pour les au-
tres opérations de maintien de
la paix. Washington y a finale-
ment renoncé mais la résolution
parle tout de même de « réex-
amen » en cas de nécessité.
Les ambassadeurs de Nou-
velle-Zélande et du Nigeria, Co-
lin Keating et Ibrahim Gam-
bari, ont critiqué la position
américaine qui a retardé le vote
de la résolution. « Nous ne som-
mes pas entièrement satisfaits de
la manière dont les questions
africaines qui viennent devant ce
Conseil tendent à être traitées »,
a dit Ibrahim Gambari.
Dans une résolution adoptée
après neuf heures de consulta-
tions, les membres du Conseil de
sécurité ont aussi décrété un em-
bargo sur les armes à destina-
tion du Rwanda. Le gouverne-
ment de ce pays qui siège au
Conseil a voté contre cette
clause, ce qui n’a pas empêché
l'adoption de l’ensemble du
texte.
Dans leur mission, les cas-
ques bleus ne seront autorisés à
faire usage de leurs armes que
pour se défendre. Mais le
Conseil indique que l’action
peut être nécessaire contre ceux
qui « menacent les sites protégés
et les populations, les person-
nels de l'ONU et des (associa-
tions) humanitaires ». Le
Conseil demande en outre un
rapport d'enquête sur les atroci-
tés commises.
On ignore quand les premiers
casques bleus, des Ghanéens,
pourront arriver au Rwanda,
où les affrontements ont fait, se-
lon des organisations humani-
taires, près d’un demi-million
de morts. Les Ghanéens, qui
doivent recevoir des véhicules
blindés, ne devraient pas être
sur place avant au moins une
semaine ou deux, ont déclaré
des responsables de l'ONU.