Fiche du document numéro 18398

Num
18398
Date
Mercredi 30 avril 1997
Amj
Taille
4649296
Titre
Les Antécédents Politiques de la Crise Rwandaise de 1994 - Annexes
Cote
Case No: ICTR-95-1-T Exhibit No: 102 B Date admitted: 3-11-1997 Tendered by: Name of witness:
Source
Type
Rapport
Langue
FR
Citation
Rn. 107
106folios

LES ANTÉCÉDENTS

POLITIQUES

DE LA CRISE RWANDAISE

RAPPORT
TRIBUNAL

D’EXPERTISE
PÉNAL

RÉDIGÉ A LA DEMANDE

INTERNATIONAL
SUR

DE 1994

DES NATIONS

DU
UNIES

LE RWANDA

DOC~£1MENT II

parAndréGuichaoua
Professeur
Université
desSciences
et Te~hnolo~es
de Lille
(France)
Arusha
OEanzanie)
Avril1997.

¯

LES ANTECEDENTS

DE LA CRISE

RAPPORT
TRIBUNAL

RWANDAISE

D’EXPERTISE
PÉNAL

POLITIQUES

DE 1994

RÉDIGÉ

A LA DEMANDE

DU

INTERNATIONAL

DES NATIONS

UNIES

SUR

LE RWANDA

DOCUMENT

II

par AndréGuichaoua
Professeur
Université
desSciences
et Technolo~es
de I.Alle
(France)
(Tanzanie)
Arusha
Avril1997

SOMMAIRE

1.Eiéments
chronolo~ques
...........................................................
3
2.Eléments
bibliographiques
génémux
....................................................
12
3.Travaux
etarticles
rédigés
parl’auteur
durapport
..........................................
16
4.Annexes
.....................................................................
19
Annexe
1 : Données
historiques
surlesrelations
entre
Hutu,
Tutsi
etTwadurant
la période
précoloniale
(document
rédigé
parMmeClaudine
Vidal)
Annexe
2 : Proclamation
du 5jnillet
1973du Commandant
T. Lizinde
Annexe
3 : Surla création
du MRND(extrait
de JamesK. Gasana,
DuPaï7i-Étatàl’Étatgarnison,
1997(encoursde pubIication)
Annexe
4 : Message
duchefdel’Etat
rwandais
à lanation,
Kigali,
le 15octobre
1990
Annexe
5 : Le massacre
desBagogwe
(1991)
Annexe
6 : Message
du chefdel’Etat
rwandais
à lanation,
Kigali,
le13 novembre
1990
Annexes
7 : Lamultiplication
despartis
delaMouvance
présidentielle
Annexe
8. : Surla formation
desmouvements
de jeunesse
(extrait
de JamesK. Gasana,
Du
Parn-Etatàl’Etat-garnison,
1997(encours
de publication)
Annexes
9 : Lesmassacres
dansle Bugesera
(1992)
Annexes
10 : Manifestations,
milices
et autodéfense
Annexes
11 : L’affaire
LéonMugesera
et ladémission
duministre
dela Justice,
Stanislas
Mbonampeka
(1992-93)
Annexe
12 : Communiqué
entretesFCDet le FPR(3 juin1992)
Annexe13 : Communiqué
du MDRdu fer juillet
1992
Annexes
14: La Commission
internationale
d’enquête
surlaviolation
desdroits
de l’homme
au Rwanda(1993)
Annexe
15: Lettre
du MDRau ministre
del’Intérieur
(30juillet
1991)
Annexes
16.: Lacrise
duMDRdejuillet
1993et son6viction
desinstances
dela transition
Annexe17 : Communiqué
de pressedu CDR du 23 novembre
1993
Annexe
18 : Lettre
au Premier
ministre
du 14janvier
1994
Annexet9 : Communiqué
du FPRdu 28 février
1994
Annexe20 : La placedu MINADEF
dansle GTBE
Annexe21 : Communiqué
des évêques
catholiques
du Rwandadu 24 mars1994

2

1 .ELEMENTS

CHRONOLOGIQUES

La périodecoloniale
À partirde 1887: Accordsde Berlin.puisen 1890débutde la phasede conquête
proprement
diteparlesAllemands
1897Création
de Usumbura,
transformé
en chef-lieu
de district
englobant
le Ruandaet
l’Urundi
1898Ouverture
de la première
mission
des PèresBlancsà Muyaga(dansle Buyogoma--au
Burundi)
1906Création
de deuxnouveaux
districts
(Kitega
et Kigali)
et autonomisation
administrative
desdeuxensembles
ruandais
et burundais
1912Création
du premier
vicariat
apostolique
du Kivuregroupant
le Ruanda
et rUrundi
à
Kabgayi
(Ruanda)
1916Lestroupes
belges
chassent
lesAllemands
et occupent
l’Urundi
et le Ruanda
¯ ¯ p
°
1921La Soclete
desnaUons
confie
a¯ la Belgique
le "Mandat"
surle Ruanda-Urundi
1925Annexion
administrative
au Congodu territoire
du.Ruanda-Urundi
sousmandat
belge,
fixation
desfrontières
actuelles
à l’ouest
avecl’actuel
Zaïreetà l’est
aveclescolonies
anglophones
1931Introduction
de la carted’identité
mentionnan
’"
t I ethnie
1945Transformation
pari’ONU
du "Mandat"en
"Tutelle"
1955Nomination
de Jean-PierreHarroy
commeGouverneur
du Ruanda-Urundi
1956Nomination
de MgrAndréPermudin
à la têtede l’Église
du Rwanda
1957Rwanda
: 24 mars: publication
du Maniïestedes
Bahutu
La périodetronbléedesi ndependanees
"
1959
Rwanda
- 11 février
: "Mandement
de Carême"
de MgrPerraudin
surla Charité,
demandant
la justice
sociale
dansle pays.Sonmessage
serainterprété
commeun nouveau
choixethnique
de
l’Église
catholique
enfaveur
desBahutu
- 25 juillet
1959: mortsuspecte
du RoiMutamRudahigwa
à Bujumbum
et succession
contestée
- août-septembre
: création
deplusieurs
partis
politiques
- novembre
: jacqueries
paysannes
hutu,miseen placeavecl’appui
desautorités
coloniales
de
nouveaux
cadres
administratifs
(majoritairementhutu)
danslescommunes
Zaïre
- 30 juin: proclamation
del’Indépendance
- 13septembre
: lèreprise
depouvoir
parle colonel
Mobutu
1960
Rwanda
- juin: large
majorité
despartis
hutuauxélections
communales
1961
Burundi
- 13 octobre
: assassinat
du Prince
LouisRwagasore
Rwanda
- 28 janvier
1961: proclamation
de la "République
de Gitarama"
parl’opposition
hutuet
constitution
d’une
Assemblée
législative
- 25septembre
: confirmation
desnouvelles
autorités
pardeséleetions
législatives
Zaïre
- 17janvier:
assassinat
de Patrice
Lumumba
suivi
du retrait
de Mobutu

3

1962
- 1 er juillet
1962: proclamation
de l’indépendance
du Burundi
et du Rwanda
1965
Burundi
-janvier
: assassinat
du Premierministre
hutuPierreNgendandumwe
Zaïre
- 24 novembre
: le colonel
Mobutu
se faitnommerchefde l’État
1966
Burundi
- 28 novembre
: le princeNtareV, est renversé,
promulgation
de la lèreRépublique
par te
capitaine
MichelMicombero
1972
Burundi
-avril-juin
: massacres
interethniques
quiferont
entre100et 300000mortset descentaines
de
¯
O. I
milliers
de refu:,les
essentaellement
hum
La consolidationde pouvoirs "forts" dans la région des Grands Lacs
1973
Rwanda
- février
: affrontements
ethniques
et exodeimportant
de populations
tutsi
- 5 juillet: coup d’Étatmilitairedu majorJuvénalHabyarimana
et avènementde la 2e
République
JuyénalHabyarimana
estné le 8 mars1937dansla préfecture
de Gisenvi.
Entréà
l’Ecoledes Officiers
de Kigali,il en sort majorde la premièrepromotion
en
décembre
1960.Il gravira
ensuitetousleséchelons
de la hiérc~chie
militaire
et
deviendra
l’homme
de confiance
du président
Grégoire
Kayibanda.
Étantle militaire
le plusancien
dansle gradele plusélevé,
il se retrouvera
à la têtedu Comité
pourh
Paixet l’Unité
nationale,
organisateurdu
putsch
197S
Rwanda
- 5 juillet: fondation
du MRND,dissolution
du Comitépour la Paix et l’Uniténationale
. .
M
composédes t~Ca
maraaes/au. 5 juillet
- 18 juillet:
signature
à Kigali
parlechargé
d’affaires
français,
Pierre
Delabre,
etle ministre
des
Aff-~-res
Etrangères,
AloysNsekalije,
d’un"accordparticulier
d’assistance
militaire"
concernant
l’organisation
et l’instruction
de la gendarmerie
rwandaise
1976
Burnndi
ler novembre: coup d’Étatdu colonelJean-Baptiste
Bagazaet instauration
de la 2e
République
1978
Rwanda
- 19 décembre
: référendum
constitutionnel
- 24 décembre
: première
élection
présidentielle
du Président
Juvénal
Habyarimana
1979
Rwanda
- décembre
: premières
élections
tégislatives
de la 2e République
1980
Rwanda

4

- avril
: tentative
decoupd’État
deThéoneste
Lizinde
- décembre:
départ
à l’étranger
d’Alexis
Kanyaren~~,ve
1981
Burundi
- septembre
: référendum
constitutionnel
1982
Burundi
- octobre
: élections
législatives
Rwanda
- octobre
: expulsion
versle Rwanda
de 40 à 45 000ressortissants
bnnyarwanda
installés
en
Ouganda
etfuite
de nombreux
autres
verslaTanzanie
etleZaïre
1983
Rwanda
- 19 décembre
: réélection
du président
Juvénal
Habyarimana
par99,98
% desvoix
1986
Ouganda
- 23 janvier
: prisede Kampala
parla NRAde Yoweri
Museveni
L’affirmation
des "sociétés
civiles"
1987
Burundi
- lerjuillet
: Jubilé,
25eanniversaire
del’Indépendance
- 3 septembre
: coupd’Etat
militaire
etavènement
de la3eRépublique
du major
Pierre
Buyoya
Rwanda
- lerjuillet
: Jubilé,
25eanniversaire
de l’Indépendance
accompagnée
d’unelargeamnistie
présidentielle
(environ
4 000prisonniers
sontlibérés).
LeFPR,Front
Patriotique
Rwandais,
se meten placeen Ouganda
1988
Burundi
- août: affrontements
ethniques
etintervention
brutale
de l’armée
danslescommunes
de Ntega
etMarangara
aunorddupays; entre
10 et20000victimes
sontà déplorer
et60 000réfugiés
fuient
versleRwanda
- 4 octobre
: installation
de laCommission
nationale
chargée
d’étudier
laquestion
de l’Unit~
nationale
- 18 octobre
: nomination
d’unPremier
ministre
huturAdrien
Sibomana,
et d’ungouvernement
à "parité
ethnique"
Rwanda
- 5 février
: discours
du Président
Habyafimana
à Semuto
en Ouganda
et création
d’unComité
ministériel
conjoint
rwando-ougandais
surle problème
desréfugiés
rwnndais
- 17août: Conférence
internationale
desréfugiés
rwandais
à Washington
- 19 décembre
: réélection
pourun troisième
mandatde cinqansdu Président
Juvénal
Habyarimana
(99,8% dessuffrages)
- 26décembre
: élections
pourle renouvellement
du CND,Conseil
national
du développement
1989
Burundi
- i3 mai: présentation
durapport
de laCommission
nationale
chargée
d’étudier
la question
de
l’Unité
nationale

5

Ouganda
- février
: étections
surl’ensemble
du territoire
pourle renouvellement
desConseils
de
Résistance
Rwanda
- 15 janvier
: miseen placed’unnouveau
gouvernement
et présentation
parle Président
Habyarimana
du programme
gouvernemental
1989-1994
- 9 février:
arrêté
présidentiel
portant
création
delaCommission
Spéciale
surlesproblèmes
des
émigrés
rwandais
(président
: Gaspard
Sezikeye)
et lèreréunion
du Comité
ministériel
rwando-ougandais
-- février
: nouvelle
amnistie
présidentielle
(environ
3 000prisonniers
sontlibérés)
- 14 novembre
: 2e réunion
du Comité
ministériel
rwando-ougandais
1990
Création
despremières
associations
de défense
desdroits
de l’homme
au Burundi
ITEKApuis
SONERAau début1991)et au Rwanda(ARDHO)
Burundi
- mai: présentation
delaCharte
del’Unité
nationale
etcréation
duConseil
éconormque
etsocial
- septembre
: voyage
du papeJean-Paul
II
- 27/29décembre
: Congrès
National
Extraordinaire
Élar$du PartiU.PRO.NA.
Rwanda
- mai: publication
du rapport
de la Commission
Spéciale
sur lesproblèmes
desémigrés
rwandais
- 27-30juillet
: miseau pointparla Commission
Spéciale
surlesproblèmes
desréfugiés
rwandais
avecta participation
de représentants
du HCRet de I’OUA
d’un"Pland’opérations
envuedu règlement
définitif
de la question
desréfu~és
rwandais
vivant
enOuganda"
- septembre
: publication
d’unelettre
de "33inteUectuels"
réclamant
la démocratie
et le
multipartisme
; voyage
de Jean-Paul
II ; constitution
de la "Commission
nationale
de
Synthèse"
chargée
d’élaborer
unprojet
de Charte
Politique
Nationale
ler octobre: attaque
du FrontPatriotique
Rwandals-lnkotanvi.
Parallèlement
aux
affrontements
militaires,
desmilliers
d’opposants
présumés
del’intérieur
seront
arrêtés
- 17-19
octobre
: rencontre
de Dar-es-Salaam
entrelesprésidents
de l’Ouganda,
du Rwanda
et
de la Tanzanie
et signature
desaccords
de Mwanza
- 23-24
octobre
: rencontre
dela CEPGLà Gbadolite,
prolongée
le 26 octobre
avecle Président
ougandais
; à latindumois,leFPRreflue
versl’Ouganda
Lesinterventions
militaires
étrangères
Aprèslafaillite
de l’intervention
zarroise
et le retrait
destroupes
belges,
l’appui
militaire
français
seradécisif
dansla "victoire"
desFAR.Se substituant
à l’appui
traditionnel
de la Belgique
auxforces
armées
rwandaises,
la France
s’engagera
au
Rwanda
d’octobre
1990à décembre
1993(le détachement
militaire
Noroît
comptera
jusqu’à
680militaires)
et soutiendra
activement
le régime
du Président
Juvénal
Hab.varimana
confronté
auxattaques
de I’APR(importantes
livraisons
de matériels
militaires,
entraînement
d’unités
desFARetdelaGarde
présidentieUe
).
- 20 novembre
: rencontre
deschefsd’Étatrwandais
et ougandais
à Cyanika
(Rwanda)
sommet
deschefsd’Étatde la CEPGLà Goma
- 28décembre
: publication
d’unavant-projet
deCharte
politique
instaurant
le multipartisme
Tanzanie
- mai: abandon
par.lulius
Nyerere
de laprésidence
du parti
unique
(Chama
chaMapinduzi)
nomination
à sa têtede AliHassan
Mwinyi.
Lancement
du débat
surle multipartisme
- octobre
: réélection
de A.H.Mwinyi
commeprésident
de la République
Zm~
- 24avril:
avènement
d’une
"IIIe
République"
instaurant
un multipartisme
"à trois"

6

- 6 octobre
: reconnaissance
du multipartisme
intégral
1991
Burundi
- 2 février
: approbation
parréférendum
delaCharte
del’Unité
- 23 novembre-décembre
: affrontements
entredesmaquisards
du Palipehutu
et lesforces
de
l’ordre
à Bujumbura
et danslesprovinces
deCibitoke
et Bubanza
Rwanda
- 23 janvier : attaque par le FPR de la ville de Ruhengeri ......
- janvier/février:
massacre
desBagogwe
dansla région
desVolcans
- 4 février
: çonstitution
d’unnouveau
gouvernement
MRNDsousla pression
deséléments
conservateurs
- 19 février
: sommet
de Dar-es-Salaam
réunissant
leschefsd’État
du Burundi,
du Rwanda,
de
l’Ouganda,
dela Tanzanie,
le premier
ministre
zaïrois,
le secrétaire
général
deI’OUAetle
directeur
des Relations
extérieures
du HCR et déclaration
de Dar-es-Salaam
sur les
"Solutions
durables
au problème
desréfugiés
rwandais"
- 29 mars: accord
de cessez-te-feusigné
à N’sele
au Zaïresousla supervision
de I’OUA,
puis
libération
dela plupart
des3 500civils
tutsivictimes
desrarespolicières
d’octobre
1990
encore
emprisonnés
- 28 avril: cou.ès
extraordinaire
du MRNDquiadopte
de nouveaux
statuts
- 10juin: adoption
delanouvelle
Constitution
instaurant
lemultipartisme
- 18 juin: promulgation
de laloisurlespartis
politiques
etcréation
duMDR,duPSDet duPL
quiseront
ensuite
a~éés
enaoût
- 8-9septembre
: sommet
sous-régional
surla criserwandaise
organisé
à Gbadolite
réunissant
lesprésidents
burundais,
nigérian,
rwandais
etzaïrois,
le.secrétaire
général
deI’OUA,
le
premier
vice-président
tanzanien
et leministre
desAffaires
Etrangères
ougandais
- 13 octobre
: nomination
d’unnouveau
premier
ministre,
M. Sylvestre
Nsunzimana
(exministre
de laJustice)
ettentatives
répétées
deformation
d’unnouveau
gouvernement
- 7 novembre
: violenees
ethniques
dansla commune
de Murambi
- lerdécembre
: parution
auJournal
officiel
d’une
loisurlapresse
; lepresbyterium
de Kabgayi
publie
unelettre
critique
intitulée
"Convertissons-nous
pourvivre
ensemble
dansla paix"
qui
connaît
un grand
retentissement
dansle pays
- 13-15décembre
: publication
deslois"portant
amnistie
générale
et voiede solution
au
problème
desréfugiés"
et "portant
amnistie
decertaines
infmctions"
- 31 décembre
: formation
d’unnouveau
gouvernement
"MRND"
(+ 1 PI)C)sousla direction
du premier
ministre
Sylvestre
Nsanzimana
Zaïre
7 août: ouverture
de laConférence
nationale
29 septembre
: nomination
de Étienne
Tshisekedi
commepremier
ministre
21 octobre
: nomination
de MunguDiakacommenouveau
premier
ministre
25 novembre
: nomination
de NguzKarlI Bondcommenouveau
premier
ministre
1992
Burundi
- 9 mars: approbation
parréférendum
dela nouvelle
Constitution
pluraliste
- 4 avril: nomination
d’unnouveau
gouvernement
sousla direction
de M. Adrien
Sibomana,
reconduit
commepremier
ministre
- 15avril
: promulgation
dudécret-loi
surlespartis
politiques
- octobre: refusdu gouvernement
UPRONAde mettreen placeun "gouvernement
de
transition"
Rwanda
- janvier
: rencontre
à Arusha
desprésidents
Habyarimana
et Museveni
- 16janvier:
lettre
ouverte
auprésident
dela République
signée
parunecentaine
d’intellectuels
enfaveur
d’une
ouverture
politique

7

- janvier-février
: (3-I ) lesévêques
protestants
organisent
unerencontre
aveclesreprésentants
de touslespartis
politiques
; réunion
secrète
à Londres
entre
représentants
de laCE~Ade
Nairobi
et du FPRet premiers
contacts
à Kigali
entrela CETA,le MDR,le PL et le PSD,
rencontre
avecS. Nsanzimana,
C. Bizimungu
et le Président
de la République
suivie
le 22-1
d’uneréunion
de représentants
d’églises
de différentes
confessiofis
; le 27-1,une
commission
de 10 membres
(5 évêques
et abbéscatholiques
et 5 représentants
deséglises
protestantes)
engage
aveclesreprésentants
detouslespartis
despourparlers
quis’étaleront
jusqu’au
6 février
- 3 février
: libération
despremiers
bénéficiaires
delaloid’amnistie
- 10mars: diffusion
d’un
tract
annonçant
l’assassinat
de 20 personnalités
hutu,débuta*ïane
.
¯
.
.
OE
va=ue
derepresslon
anta-tutst
etinstauration
de l’état
desiègedansle Bugesera
(communes
de Kanzenze,
Gashora,
etc.)
- 13 mars: protocole
d’accord
pourla formation
du 2e gouvernement
intérimaire
(MDR,PL,
PSD, MRND)
+ PDC
.
¯
.

_3

¯ ¯

. ¯

°

avril"
nomination
comme
prenuer
rmmstre
detransition
DismasNsengiyaremye
- 16
avril
: mise
en place
du 2e
gouvernement
de
MRND,MDR,(MDR)
PL, PSD,PDCoù le
MRNDestdésormais
minoritaire
(9 postes
pour19 ministères)
- 22 avril: le président
Habyarimana
quitte
l’année
pourpouvoir
tredeslgne
candidat
à la
prochaine
élection
présidentielle
- 25avril
: déclenchement
desactivités
terroristes
: bombe
a¯ laO.~areroulaere
deKigali
-~
- 28 avril: départ
forcéde Ferdinand
Nahimana
de la direction
de I’ORINFOR
- 24 mai: lerscontac.ts
entrele gouvernement
rwandais
représenté
parBoniface
Ngulinzira,
mimstre
ocs ~Ialres
l:~trangeres,
et le FPR à Kampala.
Ebauched’uncalendrier
de
négociations
- 29mai: mutinerie
de militaires
danslespréfectures
deRuhengeri
etGisenyi
accompagnée
de
pillages
et massacres
- 29 mai: débutdespourparlers
de paixFPR/MDR-PSD-PL
à Bruxelles
- 5 juin: accord
de cessez-le-feu
entre
le FPRetles3 partis
dela coalition
gouvernementale
malgré
l’opposition
du MRND.Relance
descombats
entrele FPRet l’armée
- 6-7juin: Poursuite
desnégociations
depaixà Paris
et accord
incluant
le MRND
- juin: miseà la retraite
deschefsEtat-malor
de l’armée
etde la gendarmerie
et denombreux
officiers
supérieurs,
"incapables
demettre
finauxmutineries
etexactions
del’année
- 12,26 juillet,
11 août: phases
successives
de négociations
(Arusha,
Addis-Abeba
puis
nouveau
Arusha)
entrele gouvernement
et le FPRsousl’é~de
de I’OUA
- leraoût
: cessez-le-feu
effectif
- 18août: signature
dulerprotocole
d’accord
sur’TÉtat
dedroit"
- 20août: nouveaux
affrontements
ethniques
enpréfecture
deKibuye
- 26août: sig-nature
parl’ambassadeur
de France,
Georges
Martres,
et leministre
desAffaires
E.trangères,
Boniface
Ngulinzira.
d’unavenant
à l’accord
d’assistance
militaire
de laFrance
slgné
en 1975élargissant
sonchampde compétence
à l’ensemble
de l’armée
- 30octobre
: signature
du 2eprotocole
d’accord
surle"Partage
dupouvoir"
Zaïre
15 août: élection
parla Conférence
nationale
de M. Étienne
Tshisekedi
(UDPS)
commepremier
ministre
- 19 août: investiture
de M. Étienne
Tshisekedi,
président
de I’UDPS,
en qualité
de premier
ministre
- 30 août: signature
parle président
Mobutu
de l’ordonnance
portant
nomination
desmembres
du gouvernement
du nouveau
premier
ministre
1 erdécembre
: révocation
de M.Etienne
Tshisekedi
parleprésident
Mobutu
¯
.
Le blocagedes "transitions
demoeratlques
Il

1993
Burundi
-leret29juin: élections
présidentielles
etlé~slatives
consacrant
lavictoire
descandidats
du
FRODEBU
- 2 juillet
: lère
tentativede
coup
d’État

8

- 12 juillet
: formation
du gouvernement
deSylvie
Kinigi,.nouveau
premier
ministre
21 octobre
: putsch
militaire
et assassinat
du Président
Ndadaye,
demande
d’aide
urgente
de .
para-eommandos
au Président
Habyarimana
au Rwanda,qui renvoiela demandeaux
autorités
françaises.
Ellerestera
sanssuite.
Arrestations
deplusieurs
hauts
responsables
de
l’État
dontcertains
sontaussitôt
assassinés
(Président
et vice-président
de l’Assemblée
nationale,
directeur
général
de laDocumentation,
etc.).
Miseen placed’unComité
de salut
public
avecà sa têteFrançois
Ngeze,
hutu,ancien
ministre
del’Intérieur
quiconvoque
les
responsables
de certains
partis
politiques.
Desactes
de résistance
auxforces
armées
et des
massacres
de population
tutsicommencent
dansl’après-midi.
22 octobre
: autoproclamation
à Kigali
d’un"gouvernement
burundais
provisoirement
enëfil"
parJeanMinani,
ministre
dela Santé
; lepremier
ministre,
Sylvie
Kinigi,
etplusieurs
autres
membres
du gouvernement
rejoignent
!’ambassade
de France
quidevient
de factosiègedu
gouvernement
23 octobre
: violences
anti-Tutsi
pçncipalement
danstesfiefsdu FRODEBU
(Kayanza,
Gitega,
Karuzi)
; F.Ngeze
etle chefd’Etat-Major
eondatrment
publiquement
la tentative
deputsch
26 octobre
: 270000réfu~és
sontrecensés
au Rwanda,
60 000en Tanzanie,
15 000au Zaïre
28 octobre
: annonce
parle premier
ministre,
Sylvie
Kinigi,
et l’envoyé
spécial
du secrétaire
général
desNations
unies,
.lames
Jonah,
de l’échec
du coupd’État
; réunion
au sommet
à
Kigali
organisé
parle président
Habyarimana
en présence
du premier
ministre
tanzanien,
JohnMalecela,
du premier
ministre
zaïrois,
Faustin
Birindwa,
du secrétaire
général
de
I’OUA,SalimAhmedSalira
8/11: constatde la vacancedu postede président
de la République
par la Cour
Constitutionnelle,
le pouvoir
estconfié
augouvernement
quil’exerce
"collé~alement"
19/11: décision
de I’OUAd’envoyer
un contingent
de 200 hommes(MIPROBU)
pourune
durée
de sixmoiset de créerunecommission
internationale
d’enquête
sur"lecoupd’État
manqué
etlesassassinats
quionteulieu"
29/11: arrivéede M. AhmedouOuldAbdallah,
médiateur
des Nationsunies.Le HCR
dénombre
659 000 réfu~és
: 375 000 au Rwanda,
245 000en Tanzanie,
39 000 au Zaïre
ainsi
que150000déplaeés
à l’intérieur
du pays
23/12
: élection
de Sylvestre
Ntibantunganya
à latêtedel’Assemblée
nationale,
cequiluipermet
d’assurer
l’intérim
delaprésidence
delaRépublique
Rwanda
- 20/22janvier
: manifestations
du MRNDdansl’ensemble
du payset massacres
de Tutsiet
d’opposants
danslespréfeetures
de Gisenyi,
Ruhengeri,
Kibuye
et Byumba
- lerfévrier:
rencontre
entre
lesprésidents
Habyarimana
et Museveni
à Entebbe .
- 8 février
: violation
ducessez-le-feu
parleFPRet attaque
massive
danslessous-préfeetures
de Kirambo
et Kinihura
(préfectures
de Byumba
et Ruhengeri)
en réponse
auxtroubles
ethnico-politiques
de janvier.
Un million
de Mdéplacés"
s’entassent
autour
deKigali
- 6 mars: négociation
à Dar-es-Salaam
entreune délégation
gouvernementale
rwandaise
conduite
parle premier
ministre,
Dismas
Nsengiyaremye,
et le président
du FPR,Alexis
Kanyarengwe
- 30 mars: démission
du Général-Major
Juvénal
Habyarimana,
chefde l’État,
de la présidence
du parti
MRNDpouréviter
lecumul
desfonctions
administratives
et politiques
- 15 avril,
reconduction
pourtroismoisdu mandat
du gouvernement
de Dismas
Nsengiyaremye
- 18 mai: assassinat
d’Emmanuel
Gapyisi,
un desprincipaux
dirigeants
du MDR
- 9juin
: signature
à Arusha
duprotocole
d’accord
surles« réfugiés
et déplacés
»
- 22 juin: création
de la mission
d’observation
Ouganda-Rwanda
de l’ONUchargée
de
contrôler
lafrontière.
Ellerenforce
le groupe
d’observateurs
militaires
neutres
(GOMN)
déjà
misen placeparI’OUA
- 3-4juillet
: le congrès
extraordinaire
du MRNDmanifeste
desdivisions
internes
lorsdu
renouvellement
de sesdirigeants
- 18 juillet
: entrée
en fonction
du gouvernement
deMmeAgathe
Uwilingiyirnana
(MDR)
- 23 juillet:
le MDR,réuniencongrès,
exclut
sonprésident,
Faustin
Twagiramungu
- 3 août: miseau pointà Arusha
du protocole
d’accord
surles"forces
armées
et autres
dispositions"
- 4 août: signature
de l’accord
depaixd’Arusha
entre
leFPRet legouvernement
rwandais

9

- 5 août: FaustinTwagiramungu,
est formellement
reconnucommepremierministre
du
gouvernement
detransition
à basedargie
- 25 août: assassinat
de Fidèle
Rwanbuka,
ancien
bourgmestre
de Kanzenze
- 5 octobre
: voteparleConseil
desécurité
desNations
unies
de larésolution
u° 872autorisant
le déploiement
de sesforces
auxRwanda.
La MINUAR.
mission
d’assistance
desNations
uniesau Rwanda
prendla relève
de tu
mission
d’observation
créée
le 22juin.
Sonmandat,
fixéà 6 mois,
consiste
à surveiller
le cessez-le-feu
conclu
le 8 février
entrele gouvernement
rwandais
et le FPR,-à
contrtler
le processus
derapalriement
desréfugiés
et deréinstallation
despersonnes
déplacées,
la démilitarisation
de Kigali.
Elleestcomposé
initialement
de ] 260
militaires
dont81 déplovés
à la frontière
ougandaise.
Danssa première
résolution
de
l’année
1994(n° 893du 6/1),l’envoi
d’unbataillon
supplémentaire
estadopté
l’unanimité.
Les 2 500 militaires
qui la composent
sontfournis
par 24 paysæ
commandés
parle généralcanadien
RoméoDallaire.Le
Bangladesh
en a fourni
937,le
Ghana841,la Belgique
428,etc.Lorsde la miseen oeuvre
desaccords
d’Arusha,
le
FPRavaitrefusé
la participationde
troupes
françaises
aucontingent
de la MINUAR.
ce
seront
finalement
destroupes
belges
quien composeront
le "noyau
dur"jusqu’à
leur
retraitprécipité
devant
l’ampleur
descombats
et l’assassinat
dê dixdesleurs,
le 22
avril.
Beaucoup
d’observateurs
se sontalorsinterrogé
surla pertinence
du choixde
l’ancienne
puissance
coloniale.
- lernovembre
: débutdu déploiement
destroupes
de la MINUAR
- 11-20
décembre
: intenses
activités
politiques
au seindesformation
de l’opposition
(double
congrès
du PL,congrès
du PSD,préparation
d’uncongrès
spécial
de réconciliation
au MDR)
- 15 décembre
: retrait
du détachementmilitairefmnçais
"Noroît"
- 28décembre
: arrivée
à Kigali
destroupes
et desreprésentants
duFPR
Zaïoe
- 25 mars: ordonnance
présidentielle
nommant
M.Birindwa
au postede premier
ministre
- 17octobre
: entretiens
entre
lesprésidents
burundais,
congolais,
français,
rwandais
etzaïrois
à
Maurice
surtusituation
politique
rwandaise
etrégionale
1994
Burundi
- 13janvier
: révision
delaConstitution
- 14 janvier
: élection
de Cyprien
Ntaryamira,
ministre
de l’Agriculture
etde l’Élevage,
à la
Présidence
de la République
parl’Assemblée
nationale
(78 voixsur79 votants)
pour
achever
le mandat
interrompu
du Président
Ndadaye
- 19 janvier
: signature
de l’"Accord
de Kigobe"
qui précise
les"intentions
desdivers
partenaires
envuedecultiver
lapaix,
lasécurité
etlaconfiance
entre
lescitoyens"
- 5 février
: prestation
deserment
du Président
dela République
devant
l’Assemblée
nationale
- 7 février
: nomination
de Anatole
Kanyenkiko
commepremier
ministre
- 4 mars: début
desopérations
de "désarmement
descivils"
parl’armée
dansplusieurs
quartiers
de Bujumbura,
affrontements
et mtissage
de l’armée
à Kamengue
(environ
200victimes),
troubles
ethniques
à K.inarna
etCibitoke
- 8 mars: massacres
de Tutsià Tangam
(Ngozi)
- 19-20
mars: plusieurs
dizaines
de morts
lorsd’affrontements
à Bujumbum
- 21 mars: ordreestdonnéparun "conseil
desministres
spécial"
(auquel
le ministre
de
l’Intérieur,
Léonard
Nyangoma.
n’estpasinvité)
de désarmer
lesquartiers
de Cibitoke
et
Nyakabiga
( majoritairement
hutu)
- 22-25mars: violents
affmntements
danscesmêmesquartiers
de la capitale
quifontde
nombreuses
victimes
- 4 avril
: rencontre
desprésidents
burundais,
rwandais
etzaïrois
à Gbadolite
- Mercredi
6 avril
: signature
del’"Accord
deKajaga"
quiprécise
les"modalités
pourlamiseeu
oeuvre
desmissions
prioritaires
du nouveau
gouvernement"
dégagées
dansle prtcé.dent
document
du 19 janvier.
Sommet
régional
consacré
auxcrises
burundaise
et rwandaise
à
Dar-es-Salaam
avecles présidents
Amp Moi (Kenya),
Habyarimana
(Rwanda),
Museveni

(Ouganda),
Mwindi(Tanzanie),
Ntaryamira
(Burundi),
le président
Mobutune s’y
finalement
pasrendu.
L’avion
transportant
lesprésidents
Ntaryamira
et Habyarimana
est
abattu
au retour
lorsde l’atterrissage
à Kigali.
Outre
le chefderEtat,
figurent
parmiles
victimes
burundaises
BernardCiza(ministre
d’Étatchargéde la Planification
du
Développement
et de la Reconstruction,
Cyriaque
Simbizi
(ministre
degCommunications
et
porte-parole
du Gouvernement).
Miseen placed’unComité
de criseà Bujumbura
Rwanda
- 1 janvier
: Le Rwandasiègeau Conseil
.desécurité
de l’ONUparmiles8 membres
nonpermanents
....
- 5 janvier:
investiture
du président
Habyarimana
etreport
dela miseenplacedugouvernement
à baseélargie
et dela nouvelle
Assemblée
nationale
prévus
parlesaccords
d’Arusha
- 16 janvier
: meeting
du MRNDau staderégional
de Nyamirambo
avecle MDR-Power
et le
PL-Mugenzi
- janvier
: publication
du rapport
Arming
Rwanda
parH~]man
Rights
Watch
- 8 février
: "expédition
punitive"
du FPRsurGisenyi
et Ruhengeri
- 21 février:
assassinat
du ministre
Félicien
Gatabazi
(PSD)
- 23 février
: assassinat
de Martin
Bucyana,
président
delaCDR,lynché
parla population
de
Mbazi
(Butare)
en représailles
aprèsl’assassinat
du ministre
Gatabazi
; desaffrontements
nocturnes
fontensuite
37morts
à Kigali
- 18 mars: présentation
par F. Twagiramungu
d’unelistede membresdu gouvernement
acceptée
partouslespartis
concernés
et présentation
lelendemain
dela "dernière
liste"
des
membres
désignés
de l’Assemblée
nationale
de transition
- 25mars: nouveau
report
delamiseenplace
desinstitutions
detransition
- 28mars: nouveau
report
delamiseenplace
desinstitutions
detransition
du faitde l’absence
du président
Habyarimana
et d’unequinzaine
de députés
- 29 mars: réunion
à l’État-major
des.FAR(G3)pourpréparer
"leplan.de
l’autodéfense,
populaire
dontl’ossature
estconstituee
parlesmilitaires
quilogent
a I exteneur
(lescamps
avecla préfecture
de Kigali.
L’objectif
est"ladéfense
desquartiers,
la recherche
et la
neutralisation
desinfïltrés".
Danslesautres
communes,
"ilestsuggéré
d’instruire
la
population
surle maniement
desarmestraditionnelles
(épées,
lances,
machettes,
arcset
flèches)
étant
donnée
l’insuffisance
desarmes
à feudisponibles"
(lettre
au ministre
de
Défense
du 30/3).
- 31 mars: assassinat
d’Alphonse
Ingabire,
"commandant"
de la CDRà Kigali
- 4 avril
: miseen gardedesNations
uniesquimenacent
de retirer
la MINUAR
en l’absence
de
pro=grès
danslamise
enplace
desinstitutions
detransition
Mercredi
6 avril: renouvellement
pour3 moisdu mandatde la MINUARet décision
de la
CIVPOL(police
de l’ONU)
d’organiser
le lendemain
unefouille
systématique
du quartier
Nyakabanda
pourrécupérer
les armescirculant
parmila population.
Sommetrégional
consacré."
auxcrises
burundalse
et rwandaise
à Dar-es-Salaam
aveclesprésidents
AmpMoï,
Habyariman~
Museveni,
Mwindi,
Ntaryamira
(leprésident
Mobutu
et ne s’yestfinalement
pasrendu).
L avion
transportant
lesprésidents
rwandais
etburundais
estabattu
au retour
lors
de l’atterrissage
à Kanombe
vers20 h. 15.Parmilesvictimes
figurent
: lesprésidents
Juvénal
Habyarimana
et Cyprien
Ntaryamira,
le général-major
Déogratias
N.sabimana,
c.hef
d État-Major
desForces
armées
rwandaises,
le colonel
ElieSagatwa,
secrétmre
personnel
et
beau-frère
du Président,
le majorThaddée
Bagaragaza,
Juvénal
Renzaho,
ambassadeur
et
conseiller
à la Présidence,
Emmannel
Akingeneye,
médecin
personnel
du Président,
les
ministres
burundais
Cyriaque
Simbizi
et Bernard
Ciza,lestroismembres
français
de
l’équipage
: le major
Jacky
Héraud,
le colonel
Jean-Pierre
Minaberry
etl’adjudant-chef
JeanMariePerrinne,
mécanicien
de bord.Desbarrages
sontétablis
à Kigali
pai"la Garde
présidentielle
dans
l’heure
quisuit
l’attentat.

2. BIBLIOGRAPHIE SÉLECTIVE
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pré-coloniale
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rwandais,
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Rwanda
et le problème
de sesréfugiés.
Contexte
historique,
analyse
et voiesde solution,
Kigali,
mai1990,157p.
République
rwandaise,
Déclarationrwandaise
en prévision
de la Conférence
sous-régionale
sur
lesréfugiés
rwandais,
Kigali,
15 février
1991.
République
rwandaise,
Livreblanc
surl’agression
arméedontle Rwanda
a étévictime
à partir
du 1eroctobre1990,
Kigali,
1991.
République
rwandaise,
Présidence
de la République,
Commission
Spéciale
surlesproblèmes
desémigrés
rwandais,
Le Rwanda
et le problème
de ses réfugiés.
Contexte
historique,
---"
analyse
et voies
desolution,
Kigali,
mai1990,
157p.
République
rwandaise,
Présidence
de la République,
Discours
du Général-Major
Juvénal
Habyarimana,
Président
de la République
rwandaise
devant
la 27eSession
de la Conférence
¯ desChefsd’état
et de Gouvernement
de I’OUA,
à Abuja(Nigeria),
le 4juin1991,Kigali.
République
rwandaise,
Présidence
de la République,
Discours
du Général-Major
Juvénal
Habvarimana
à l’occasion
du 29eanniversaire
de l’accès
à l’Indépendance
nationale,
1er
juill~t
1991,
Kigali.
République
rwandaise,
Présidence
de la République,
Discours
du Général-Major
Juvénal
Habvarimana
devant
l’Assemblée
Nationale
à l’occasion
de la transmission
de deuxprojets
d’amnistie
le 30 septembre
1991;
Kigali.
République
rwandaise/République
d’Uganda,
Comitéministériel
conjoint
rwando-ougandais
sur le problème
desréfugiés
rwandais
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18

ANNEXES

Annexe 1 :

Données
historiques
surlesrelations
entreHutu,Tutsiet Twa
durantla période
précoloniale
I - DtSTE’,OEION
~’rP,E H/STOIREPROFESSION.~~
E~f HISTOIREIDEOLOGIQUF1. Il est nécessaire d’établir une distinction entre les données historiques élaborées par
des historiens de métier et les discours idéologiques et politiques qui basent leurs
arguments ou leurs thèmes sur des représentations du passé.
Depuisles annéescinquante,
les idéologues
(rwandais
commeeuropéens)
et les politiciens
ont utilisé
continuent
d’utiliser
des argumentations
à caractère
historique
poursoutenir
leursthèses.
Or cesargumentations
recourent
à une « histoire
» du Rwandaqui
esten rëaiité
une pseudo-histoire,
construite
au mépñsdes proeédures
élémenteires
qu’exige
l’intention
d’objectivité.
Il importe
d’établir
unerigoureuse
distinction
entrede telles
représentations
idéologiquesdu
passéet lesrechemheshistoriques
quisontconduites
dansle respect
desrèglesde
scientificité
reconnues
parla profession
et parelle
seule: dansl’exercice
de leurmétier,
leshistonens
ne sontau
service
d’aucune
causeparuculière.
Les historiens
professionnels,
pour une paruede leurtravail,
ont des pratiques
comparables
aux pratiques
judiciaires
: ilsconstituent
unedocumentation
à parutdesenquêoes
qu’ilsconduisent,
ilsexercent
unecritique
des
documents
dontla première
et indispensable
étapeestd’établir
l’historicilé
des événements.
Autrement
dit,ils
doivent
fournir
la preuveque telpersonnage
a réellement
vécu,quetellebataille
a bieneu lieu,etc.Cespreuves
sont d’ordretrès divers: une datationau carbone14, un texteécnt et authemifié,
des recoupements
tëmoignages,
etc.
Leshlstoñens
doivent
faireétatde leursméthodes
et toujours
indiquer
leslimiles
de leursavoir: soitmontrer
clairement
quandleurdocumentation
ne leurpermetpasd’affirmer,
maistoutau plusde supposer.
La critique
des
documents
estdoncune condition
préalable
queles histofiens
doiventobse~’er
avantde les imerpréoer.
Il reste
qu’ilseraitartificiel
de considérer
ñgoureusement
distinctes
recherche
de documents
fiables
et interprétation.
En
effet,desinterprétations
hfitives,
ou établies
aptior/,
peuvent
influencer
la critique
desdocuments
: parexemple,
un seulindiceque n’étayent
pasd’autres
indices
seraconsidéré
commepreuvesuffisante,
ou encore,
un indicequi
contreditIïnterprétation
avancéepeut être minimiséou mëme demeurerinaperçu.C’estpourquoi,en même
tempsqu’ilss’efforcent
dedémontrerla
véraclté
de leursinformations,
leshistoriens
doivent
veiller
à ce que leur
travail
d’interprétation
ne soitpasinfuencé
par desprésomplions
d’otigineideblogique.
2. L ’historiographie des relations précoloniules entre les trois
Hutu, Twa et Tutsi - doit être divisée en deux périodes principales.

catégoriessociales

A. Première
pdriode.
La première
période
s’étend
de la findu )(IX
e siècleà l’indépendance
du Rwanda.
Durantce grosdemi-siècle,
la reconstitution
da passëfut pratiquée
par des historiens
non professionnels
et qui n’avaient
pas reçuune
formauon
spécifique
(vo,~~geurs,
missionnaires,
administrateurs,
intellectuels
rwandais,
et parmices derniers,
principalement
l’abbéAlexisKagame).
11 importe
dïndiquerles
pñncàpaux
défauts
de cesouvrages
car,dèsles annéestrente,
c’està parurde leurs
affirmations
qu’étmtenseignée
Fhistoire
du Rwanda_C’estainsi,g~ce au relaisde l’enseignement,
que furent
diffuséesdes
représentations
fausses
du passéprécolohial,
notamment
en ce quiconcerne
lesrelations
ethniques.
Les idéologues,
pr6namune politique
ethniste,
ontlargement
puisédansce fonds,c’estpourquoi
une critique
de
cettehistoire
estdéveloppée
dansl’armexe
1.
Annexe1
Caractères
~oénémux
des publications
historiques
de la première
péñode.
Lesplusimportants
et lesplusinfluents
desauteurs
de lapremière
période,
quiontécritsurlesrelations
entre
Tutsiet Hum,furentPagès[ 1933].de Lacger[1939],Delmas[1950],Kagm-ne[1943,1952],Maquet[1954].
Plusieurs
chemheursayant
pratiqué,
dar~tles annéessoixante,
de longuesenquêtesau Rwandaet disposant
d’unedocumentation
systématiquement
constituée
ont menéla critique
des publications
puruesdurantla période

antérieure
(voirparexemple
d’Hertefelt
[1971],
Newbur2:
[1974],Vidai
[1969,19~5]).
Cettecritique
porte
pnncipalement
surlespoints
suivants
:
- Lesauteurs
delapremière
période
n’ont
pasprocédéà
lacritique
deleurs
documents.
Ilsn’ont
pasfaitétatde
leurssources,
niconstituë
clairement
leurcorpus
documentaire,
ni confronté
leursinformations
(parexemple
cm
indiquant
qu’ilexiste
desversions
contradictoires
concernant
telëvénement
ou te]personnage)
sibienquele
lecteur
ne peutdisùnguer
lesdocuments
del’mterprétaùon
quien estfaite.
[Delmas
cependant
a publié
un corpus
généalogique
etprëcisé
comment
ill’avait
constitué.]
- Ilsontécritunehistoire
anachroniquede
la période
précoloniale.
Eneffet,
ilsontprojeté
dansle passé
l’organisation
sociale
et politique
du Rwanda
quileurétaitcontemporaine.
Or cetteorgamsation,
miseen place
parlesadmimstrateurs
belges,
avaitprofondément
transformé
lasociété
tellequ’elle
existait
avantla conquète
européenne.
D’autre
part,
ilsontconféré
à desinstitutions
età desformes
derelations
entre
lescatégories
soctales
HumetTutsiuneancienneté
pluriséculaire,
alors
quecesinstitutions
etcesrelations,
récentes,
avaient
6mergé,
pourcertaines,
dansledernier
quartduXIXe siècle,
et pourd’autres,
s’étaient
développées
durant
lestrois
premières
décenrñes
delacolonisation.
- Ilsontdonné
unevaleur
historique
à desnotions
pseudo-scientifiques
età desidéologies
quiavaient
cours
à
leurépoque.
Ainsi,
ilsontappliqué
la noùonderaceauxcatégories
sociales
Hum,Tutsi,
Twa~ilsontclassé
ces
soi-disant
racesselon
leurintelligence,
leurbeauté,
leurcaractère,
leursaptitudes
physiques,
ilsontfondé
des
explications
historiques
suruneprétendue
inégalité
faciale.
- Ilsontacceptd
comme
véridiques
destraditions
historiques
quiétaient
enréalité
desapologies
deladynastie
desBanyiginya
[ladynastie
rëgnante
durant
lacolonisation].
Orcestraditions,
détenues
pardesritt~zdistes
d vnasùques,
avalent
d’une
partunefonction
deprotection
magique
et religieuse
dupouvoir
royal,
d’autre
tm.,’t
légitimaient
sesentreprises
de conquête.
Leshistoriens
dela première
pëñode
lesontcependant
retranscntes
et
considérées
comme
l’histoire
officielle
du royaume.
Ilimporte
à cetégarddeconstater
l’influence
considérable
à
l’étranger
et auRwanda
despublications
d’Ale~s
Kagame.
En raison
decetteinfluence,
unebrèveprésentation
de
cespublications
faitl’objet
d’une
annexe.
Annexe
2 : l’histoire
duRwanda
précolonial
selonl ’oeuvre
d’Alexis
Kagame.
L’abbéAtexisKagame,
à Ia findesannéesquarante,
futencouragé,
partesmissionnalres
à menerdes
recherchessur
l’histoire
duRwanda.
Cedernier,
bienintroduit
danslesmilieux
liésà lad’~a’tastie
banyiginya,
put
recueillir
destraditions
concernant
ladynastie
etleslignages
d’origine
princière.
Sansrechercher
d’autres
sources
émaimat
demilieux
différents,
il composa
plusieurs
OU~Tages
quise fondaient
exclusivement
surcestraditions.
C’estpourquoi
sonhistoire
du Rwanda
prëcolonial
refléta,
sanscritique,
l’unique
point
de vuedynastique.
Cette
ceinte,
publiée
pardesinstitutions
universitaires
et de recherche
belgeset rwundaises,
eutunenotoriété
internationale
etfutlargement
utilisée
pournourrir
lesidéologies
quiconsistent
à reporter
dansle passé
prëcolonial
lesconflits
politiques
contempomins.
B. Deuxième
période
La deuxième
përlode
commence
danslesannées
soixante
: deschercheurs,
liésà l’Institut
National
de la
Recherche
Scientifique
(INRS),
à l’Uhiversité
du Rwanda,
à desUniversités
et desinstitutions
de recherche
étrungères,
pratiquent
desenquêtes,
fontétatdeleurs
documents
etdetacritique
qu’ils
enélaborent.
Ilsontpublié
de nombreux
travaux
quiobéissent
auxcritères
professionnels
énoncés
plushaut[cf.L 1.]Leursrechemhes
apportent
deséléments
de réponse
auxquestions
concernant
lesrelations
entre
Tutsi,
Hutuet Twa.
II - LESLLM1TES
DU SAVOIR
H1STOR/QL’E
SURLESREL.~.TIONS
pRECOLONV,_ALES
ENTREHL-ïU,
TLq’SI
BI"TWA.
1. Les limitesehronologiques
du savoirhistoriquesur le Rwandapréeolonial.
A.11n "existe
pasdetémoignages
écrits
surleRwanda
avant1892.
Leshistoñens
desensembles
politiques
ouest-africains
disposent
de témoignages
européens
et ~, écrits
dèsavant
leXVII
e siècle
: aussi
rares
soient-ils,
cesdocuments
permettent
defixer
desrepères
chronoIogiques.
En
ce quiconcerne
le Rwunda,
il fautattendre
OscarBaumarm,
le premier
Européen
à pénétrer
dansle pays(en
septembre
1892),
et Gustav
Adolfvon
Gotzen
(enmal1894)pourtiredes6crits
émanant
de témoins
directs.
historiens
nedisposent
doncquededoeuments
orauxpourfonder
uneperspective
chronologique
antérieure
à lafin
duXIX
e siècle.
B. Lesdocuments
géndalogiques
fournissent
desrepères
chronologiques.
Le recueil
et le recoupement
de génëalogies
permettent
d’établir
desrepères
chronologiques
à condition
cependant
quecesgénéalogies
soientsuffisamment
nombreuses
et proviennent
d’informateurs
issusde milieux

sociaux
et géographiques
diversifiés.
L’ensemble
descorpus
génëalogiques
consUtuës
parleschercheurs
répond
à
cescritères
(pour
lespinsanciens
Delmns
[19.50],
Kagame
[1961,
1963],
Reïsdorff
[ 1952],
pourlesplusrécents.
Newbury
C. [1974],
MeschJ
[ 1974],
Rwabukumba
et Mudandagizi
[ 1974]Sauemr
[ 1974],
Vidal[ 1974],
etc.
C.Lescaractdrisriques
géndrales
descorpus
géndalogiques.
Lesrecoupements
effecmés
surl’ensemble
descorpus
gënéalogiques
permettent
d’indiquer
descaractérisnques
générales.
1. Lenombre
desg6némtions
d’ascendants.
Lesinïormateurs,
nésauxalentours
de1900,retiennent
unegénéalogie
quicomprend
sixnomsd’ancëtres,
et-plusrarement
septnoms.
Si l’onestime
unegénération
à °-5ans,lesascendants
situés
à laseptième
génératlon
précédantcelle
desinformateurs,
seraient
nësauxalentours
de17°-5.
Cerepère
chronologique
(c~a17°-5)
nUmTUe
la limitetemporelle
du savoirhistorique.
Touteaffirmation
portnnt
surl’historicité
de pemonnages
ou
dëvénements
quiauraient
exàsté
ouse seraient
produits
amérieurement
à cerepère
nepeutêtrequ’hypothétique
car
ilestimpossible
delessituer
parrapport
à unechronologie.
2. La~énéalo~e
d’qnas~àque
desBanvigm’~~Latradition
généalogique
dynastique,
relevée
parPagès[1933],
Delmas
[1950],
Kagame
[1959],
faitexception
à larègle
dessixouseptgénérations
d’ascendantspar
rapport
à uninformateur
né vers1900,
puisqu’elhi
recette
41 nomsrovauxprécédans
celuide Mnsinga
(dontle règnecommence
en 1896).On n’entrera
pasicidans
discussion
surlesaspects
mvthiques
ouhistonques
decette
généalogm,
onnes ’ intéressera
qued’unstrict
point
devuechronologique.
Laseuleméthode
critique
permettant
devérifier
l’existence
dessouverains
etde lessituer
chronologiquement
estderecouper
lagénéalogie
d~a’msáque
pard’autres
génëalogies
: parexemple,
lorsque
des
traditions
génëalogiques
émanant
de dtvers
lrfformateurs
attestent
quetelroia etecontemporam
d ascendants
ayan
vécudansle premier
quartdudix-neuvième
siècle
(ceroia conféré
uncommandement
à telancêtre,
a conquis
la
rémonoùvivait
telaugeancêtre,
etc.),
onpeutraisonnablement
affirmer
queceroia existé
etrégnéaupremier
qu~tdu dix-neuvième
siècle.
~ contre,
en l’absence
de documents
généalogiques
quel’onpourrait
confronter
à
lagénéaJogie
dynnstique,
onne peutrienaffirmer
concernant
sonhistoñcité.
C’estpourquoi
l’historicité
des
souverains
dontlatradition
conserve
le nometquiauraient
précédé
lesouverain
régnant
ch’ca
1725nepeutêtre
quesupposée.
Annexe
3 : examen
critique
de lagénéalogie
dvnastique
desBanviginva.
Alexis
Ka~game
soutient
l’hJstoricité
desouverains
quiauraient
régnébienantérieurement
audeuxième
quart
du XVIII
e siècle
(limite
ctlronologique
dusavoir
historique).
Examinée
defaçon
critique,
cette
proposition
n’est
recevable
qu’àtitre
d’h?~pothèse.
Premièrement,
la listede souverains
quiauraient
exJ.sté
avant1725estun document
unique,
aucunautre
document
nepermet
delaconfirmer
(oudel’infirmer).
Deuxièmement.
les corpusgénéalogiques
éditésparAlexisKagamelui-même
rencontrent
euxaussiles
limites
chrono]ogiques
dusavoir
historique.
Ainsi,
il a reconstitué
l’histoire
descorpsd’armée
crééspartes
souverains
en s’appuyant
surlestraditions
généalogiques
recueillies
auprès
d’iaformateurs
dontlesancêtres
avaient
commandé
cesarmées
[Kagame,
1963].
Or l’onpeutconstater,
en comparant
l’ensemble
de ceswaditions
généalogiques
qu’elles
ne remontent
pasau-delà
d’unsouverain
nomméCyilima
Rujugira
(dontle règnedébute
c/ma1750).
Surles88années
recensées,
38auraient
étécréées
avantle règnedece souverain.
Cependant,
les
notices
concernant
ces38 armees
n’indquent
riend’autre
quele nomdu souverain
quiaurait
créél’afin~e,
reportent
parfois
unrécitlégendaire
(légendaire
parcequ’il
y a intervention
du merveilleux)
attaché
à sonnom,
"
’ " t qu’àpartu"de Cvilima
maissouli~nent
l’absence
de toutes
waditions
gënéalogiques.
Cesdermeres
n exasten
Rujugira,
ainsiquele précise
systématiquement
Kagamepourchaquearmée,paruneformule
dontvoiciun
exemple
: « A parurde cetteépoque
lointaine
cependant,
ce serale silence
le plusabsolu
jusqu’au
règnede
Cyilima
II Rujugim
» [Y-,agame,
1963: p. 61].
3. Touténoncé
historique
portant
surun règneantérieur
à celuide YuhiMazir0paka
ne peutêtrequ’une
supposition
noncomïrmëe.
Selonla généalogie
dynastique,
le souverain
précédent
Cyilima
Rujugira
- dontle règnecommence
versles
années
1750- senommait
YuhiMazimpaka.
Sonexistence
estcrédible
cardestraditions
généalogiques
recoupent
sonrègne¯
Parcontre,
toutes
lesassertions
précédant
cerègne
nesontcOnlïrm6es
paraucune
sorte
dedocuments.

III- ËL~~’-,’TS
HISTORIQL’ES SURLESRELATIONS
FRF~OLON1ALES
~’rREHL’TU,TUTSIET TWA.
Ilnes’agit
pas,ici,derewacer
toutcequel’onsaitdesrelations
précoloniaies
enmeHutu,
Tutsi
etTwamais
dïndiquerseulement
leséléments
quicorrigent
lesversions
imaginaires,
etcependant
trèsrépandues,
del’nistoire
decesrelatlons.
1. La sédentarisation
des Hutu et des Tutsiau secondquartdu XVIIIe siècle.
Danstoutes
lesrégions
du Rwanda,
lestraditions
généalogiques
précisent
quelespremiers
ancêtres
de la
lignée
(situés
enrèglegénérale
sixgénérations
avant
celles
dïnformateurs
nésvers1900)
ontdéfriché
(k’)yLca
umugogo)
la terreoùvivent
leursdescendant.s.
Cesderniers
se déclarent
sansambiguïté
descendants
d’ancëtres
hutuoubiend’ancêtx~estutsi
(rappelons
queceterme,
désignant
lespasteurs,
n’était
pas,anciennement,
danstoutle Rwanda
[Newbury,
1988].
Cestraditions
généalogiques
étaient
sibienassurées
etlocatisdes
quedes
enquêtes
ontmèmepermis
de situer
lesespaces
déffichés
etde carlographier
lesvagues
de défrichements
quiont
eu lieuà partir
desannées
1740[Rnisdorff
(1952),
Mescbi
(1973)].
Lespopulations
quivivaient
auRwanda,
cetteépoque,
ontdonccesséde praaquer
unea~"iculture
et un élevage
itinérunts.
On n’entrera
pasicidans
l’analyse
desdeterminations
quiontsusuité
ceschangements.
Ilsuffira
deretenir
quelesdéfn’chements,
suivis
de
sédentarisation.
étaient
accomplis
dansle mêmetempset surlesmêmescollines
pardesTutsiaussibienquep~
desHuta.
Cesdonnées
historiques
contredisent
uneversion
trèsrépandue
selon
laquelle
lesagriculteurs
auraient
défriché
tespremiers,
tandis
quelespasteurs
seraient
venus
après
eux.Enréalité,
àpartirde
1725,
pasteurs
etagriculteurs
sesédentarisentensemble.
D’oùvenaient
lesunset lesautres
? Depuis
quand
vivaient-ils
danslesrégions
qui,
plustard,formemient
te Rwanda? Aucundocument
ne permetactuellement
de répondre
à cesquestions.
Une
donnéecependantpermet
deconclure
ì unetrèsancienne
cxistence
: lepartage
d’uneseuleetmêmelangue
par
lesunsetparlesautres.
Parailleurs,
lestraditions
nelaissent
rienpercevoir
desrelations
entre
agriculteurs
etpasteurs
à cette
époque
sinonleurcomplémentanté
écologique
indispensable
au développement
d’uneéconomie
agro-pastorale.
Les
documents
oraux
recueillis
parlesbistoriens
neconfirment
nin’infirment
lesthèses
selon
lesquelles
lespasteurs
tutsi
auraient
envahi
lesterritoires
défrichés
parlesagriculteurs
hutuautcchtonos
etimposé
à cesderniers
des
relations
de dépendance.
On ne peutqueconclure
au caractère
purement
h3Tothétique
de cesthèseset,en
conséquence,
contester
leurprétention
à passer
pourdesvérités
historiques
objectivement
établies.
2. Histoiredu contratpastoral« ubahake».
Lestraditions
gënéatogiques
conservent
le souvenir
desdivers
lienspersonnels
établis
entrelesancètres
et
divers
personnages
(roi,chefs,
membres
d’autres
lignages).
L’unde cesliensestétabli
parle dond’une
plusieurs
tétesdebétail,
donappelant
descontreparues
: cettepratique
estconnue
sousle nomd’ubuhake.
Le
relevé
etle recoupement
destraditions
généulogiques
quicomportent
l’établissement
de cesliens"permet
c~
reWaceri’évolution
desformes
prises
parl’ubuhake.
Premièrement.
Cetterelation
personnelle
estattestée,
danslesgënéulogies,
versle milieu
du XIX
e siècle
(durant
lerègne
deMutara
Rwogera).
Ellen’est
pasfréquenteet
ellen’implique
quederiches
éleveurs
recherchant
la protection
de puissants
personnages.
Leséleveurs
nepossédant
quepeudebétail
etlesagriculteurs
nenouent
pasdetelles
relations.
Deuxièmement.
A lafindu règnedeKigeriRwabugiñ
(c#z~1880),l’onconstate
l’extension
desrelations
ubuhake.
Ellesse multiplient
entrelesTutsiet lesdifféoentes
autoñtés
dontRwabugiri
a augmenté
le nombre.
Commesouslerègneprécédent,
le butdela relation
estprincipalement
d’obtenir
uneprotection
politique.
On
relève
aussi,
maisbeaucoup
plusrarement,
l’établissement
de relations
ubulwke
entreTutsiinfluents
et Hum
riches
quirecherchent
uneprotection
pourleurbétail
Troisièmement.
Aprèslapoemière
Guerre
mondiale,
l’ubuhul~
perdit
rapidement
sasignification
politique
car
leroiet sacourn’exerçaient
plnsqu’unpouvoir
délégué
etcontrôlé
parl’administration
coloniale.
Dansce
contexte,
lescontrats
d’ubuhak~
prirent
uncontenu
spécifiquement
économique
et concernèrent
deplusenplus
d’individus
: lesdetenteurs
degrands
troupeaux
concédèrent
desvaches
à desTutsi,
pauvres
enbétail,
età des
Hutu,
enretour,
lesunsetlesaumes
devaient
accomplir
diverses
t,Sches
aubénéfice
dudonateur.
Cefutdansles
années
1930quelesclients
d’oñgine
hutucommencèrent
à cultiver
laterre
deleurpatron.
Cette
pra~que,
mitune
dizmne
d’annëesà
segénëraliser
etlespremiers
tribunaux
coutumiers
luidonnèrent
valeur
d’obligation
légale.
La
pratiquedel’ubuhake
futabolie
en1954.
Quatrièmement.
Beaucoupd’erreursfurent
écrites
et professées
surl’ubuhake.
Ellesconsistaient
d’unepartà
en affirmer
le caractèoe
multiséculaire,
d’autre
partà l’interpréter
commel’instrument
de l’exploitation
économique
desHutuparlesTutsi.
Cesontdesreprésentations
purement
anachroniques
carellesreportent
danste

passé
précolonial
dessituations
quin’ont
exasté
quedepms
lacoloni:sation.
Lesenquêtes
historiques
onteneffet
montré
quelesrelations
de Ç’peubuhake
sontnéesdansla seconde
moitiédu dix-neuvième
siècle,
qu’elles
concernment
une minontéde pasteurs
et qu’àla veillede la conquêteeuropéenne,
les Hum n’étaient
qu’exceptionnellement
engagés
danscetterelation.
3. L’organisation
politiquedu royaumeprécolonial.
Durant
ledix-neuvième
siècle,
lepouvoir
dela dynastie
desBan)Eginya
a étéconsolidé,
surtout
après
1860,
durant
le règnede Kigeri
Rwabugin.
Ce souverain
nonuna
denombreux
chefsdanslesrégions
quireconnaissaent
déjàl’autoñté
delad.vnnstie
etdanslesrégions
nouveltement
conquis,
es,chefs
quifaisaient
peser
lesexagencos
royales
aussi
biensurleslignages
tutsiquesurleslignages
hutu.Cependant,
à sa mort,
en1895,l’orgamsationpolitique
etadministrative
d~ro)aume
n’était
nullement
homogène.
Cerr,aineszones
- où avaient
étécréécs
des
capitales
royales
- émentétroitement
soumises
à l’autorité
duroietdeseschefs_
D’autres
zones
acceptaient
ch
donner
un tribut
auroi,maiscontinuaient
à reconnaïà-e
l’autorité
deschefsdeclanshutuoude leurspropres
souverains,
également
hum(bah/nza),
oude chefsdelignages
tutsiinfluents.
Lesrecherches
menées
depuis
les
annéessoixante
ontparuculièrement
bienmontréque/arégionrwandaiseprécoloniale
comportait
unemosa~ue
depouvoirs.
Cefait,ignoré
deshistoriens
de lapremière
péñode,
a cependant
étéconstaté
etenregistré
pardes
adminisWateurs
coloniaux
dansun ouvrage
collectif
[Historique
et chronologie
du Ruanda,
1956].Quantà
l’autorité
desBanyiginya,
loind’êtreinébraulable,
elledépendait
delacapacité
dessouverains
à contr61er
leschefs
de lignages
apparentés
à ladynastie
etquiétaient
depuissants
chefs
d’armé’es.
Ainsi,
à lafindu dix-neuvième
siècle,
un sanglant
conflit
de succession
au tr6neavaitaffaibli
le souverain
YuhiMusinga
: ce furent
les
Allemands
quil’aidèrent
à mater
dessoulèvements
età affermir
unpouvoir
chancelant_
4. Les catégories
d’identification
des individuset des groupesà la fin du XIXe siècle.
A lafindudix-neuvième
siècle,
plusieurs
critères
définissazent
l’identité
sociale.
Hommes
etfemmes
faisaient
partie
d’unclan(ubwoko)
onretrouvait ifféremment
ind
Hutu
des
, des
Tuts
i etes
d Twadans
les êmes
m ctans(il
existait
unevingtaine
declans,
certains
d’entre
euxregroupaient
desdizaines
demilliers
d’individus).
Ilshéritaient
leuraffiliation
clamquê
en lignepaternelle,
de mêmequeleurappartenance
à un lignage
(umulyango),
groupe
forméparlesdescendants
d’unancêtre
connu.
Unaunecritère,
quinedépendait
passtrictement
delafiliation,
contribuait
également
à identifier
lesindividus
masculins
: ilsfaisaient
paruedesarmées
(ingabo),
eUes-mêmes
correspondant
à desterritoires.
Lacar.égorie
Hutu,Tutsi,
Twan’avait
pas,à cetteépoque,
la fortecapacité
d’identification
qu’elle
prisdurant
etaprès
lacolonisation.
Ladynastie
banyiginya
était
tutsi
desorte
queleschefs
lespluspuissants,
appurentés
à lad3naastie,
étaient
eux-mêmes
tutsi,
cequenemanquèrent
pasde relever
les
premiers
observateurs
européens
du Rwanda.
Maisilsassimilèrent
à tortcetteminorité
politique
(dumoinsdans
lesrégions
où l’autoñté
royales’était
imposée)
à l’ensemble
despasteurs
: de cetteconfusion
naquitla
représentation
historique
erronée
d’après
laquelle
lesTutsi
formaient
unecatégorie
sociale
dominant
lesHutu.
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relationship
intraditional
andcontemporarT,"
Rwanda,
doctoral
dissertation,
Columbia
Universit3,’,
NewYork,1974.
Vidal,
C.,Le Rwanda
desanthropologues
oule fétichisme
de la vache,
Cahiers
d’Erudes
africaines.
35.t969.
Ëconomie
de lasociété
fëodate
rwandaise,
Cahiers
d’Etudesafricaines,
53,1974.

Annexe 2 : Proclamationdu 5 juillet 1973 lue aux antennes de la Radio Rwanda par le
CommandantThéonesteLizinde:
MESSAGE

ADRESSÉ

A LA NATION PAR LE HAUT cOMMAND~
NATIONALE
(Kigali,
le 5 juillet
1973)

-DE LA GARDE

PeupleRwandms,
Écoutez
cetteimportante
déclaration
desForces
de Sécurité.

---

Vousêtessansignorer
quecesderniers
tempslesEnnemis
de la Paixonttroublé
l’ordre
public
en
semant
la zJzarne
etla division
du Paysendesgroupuscules
derégions.
L’Unité
Nataonale
étmtmenacée,
lapaix
risquait
d’être
compromise.
Celuiquiavait
étééluparlepeuple,
Grégoire
Kayibanda
pourlequel
nousgardons
par
allleurs
beaucoup
d’égards,
s’estlaissé
prendre
dansdesgriffes
desennemis
dela paix:oeux-là
mêmequine
veulent
pascomprendre
quetouslesRwandais
sontfrères.
De n’importe
quellerégionqu’ilsvierment.
Ces
ennemis
delapaixavalent
faitduChefdel’Etat
pñsonnier
deleurs
visées
destructives.
Cetteatmosphère,
nousnel’avons
que~roptolérée.
Lanuitdu04 au05 juillet
1973,le Paysallait
sombrer
dansl’abïme
pourtoujours.
Vousaureztoutes
lesexplications
danslesjours
à venir.
LaGardeNationale
a toujours
obéi,maisdevant
unetellesituation,
ellenepeutpasrester
lesbras
croisës.
La GardeNationale
(vospropres
enfants)
ne peutjamais
tolérerque
tePayssoitdécoupé
en morceaux.
Ellenepeutpascautionner
leshaines
etlesfactions
régionales.
Ellerefuse
leslimitations
régionaies
préconisées
parlesennemis
del’unit~
nationale.
En conséquence,
Rwandais,
Rwandaises,
la GardeNationale
avecson Chefle Général-Major
HABYAtLIMANA
Juvénal
vientdeprendre
des~,~cisions
importantes
:
1. Toutes
lesactivités
politiques
sontinterdites
surtoute
l’étendue
de laRépublique.
Toutcitoyen
doitvaquerà
sesoccupations
habituelles.
2. Le Gouvernement,
bienqu’ilne faisait
d’ailleurs
plusrien,estdëmis.
Lessecrétaires
Généraux
assurent
lamarche
générale
desaffaires
courantes
sansdistinction
d’ethnie
ourégion
d’origine.
3.Il estcrééuncomité
appelé
« Comité
pourlaPaixetl’Unité
Nationale
» chargé
derétablir
tupaix
etl’unité
dansle pays.
Cecomité
remplace
leGouvernement
jusqu’au
r6tablissement
total
delapaixnationale.
4. L’Administration
Préfectorale
estassuréeparlesCommandants
de place.Les bourgmestres
continuent
à administrer
leurscommunes
dansla peuxetledéveloppement
national.
5.Lesdifférents
organes
duParti
sontsuspendus.
6.L’Assemblée
Nationale
estdissoute.
7.Touslesétrnngers
sontpñésdevaquer
à leurs
occupations
habituelles.
8. Touslesaccords
et traités
conclus
aveclespayséwangers
ouorganismes
internationaux
seront
respect~s.
Ce Communiqué
émanedu HautCommandement
de la GardeNationale.
Général-MajorHABYARIMANA,Lt Col. KANYARÊNGWE,Major NSEKALIJE,Major BENDA,
Major
Major RUHASHYA, Major GAH]MANO, Major MUNYANDEKWE, Major SERUBUGA,
BUREGEYA,Major NTIBITURA,Major SIMBA.
Vivela République
Rwandaise,
Vivela paixetl’Umté
Nationale,
VivelePeuple
Rwandals.

Annexe 3 : Extraitsde James K. Gasana, Rwanda.Du Parti-Étatàl’État-garnison,
1997 (en
coursde publication).
Sur la créationdu MRND
J. Habvarimana
« créale MRNDpar un discours
de fondation,
devenant
ainsiPrésident-Fondateur,
donc
incontesté
et incontestable.
Connaissant
lesappétits
etla force
de sesadversaires,
il oefimt
laprésidence
du
Mouvement
commeson organesupréme,c’est-àMire
l’instance
d’uneseulepersonne,
lui-même.
En tant
qu’organe
et instance
suprémes
à la fois,il pouvait
s’opposer
auxdécisions
du Congrès
National
dontilétait
Président.
Pours’assurer
davantage
qu’il
n’yaurapasderival,
ilprévit
quelesmembres
duComité
Central
soient
nommés
parlui,etquececomité
n’ait
pasdebureau
politique.
Iljustifia
celaparl’argument
derecherche
d’anité:
« unitédedirection,
unitéde pensée,
unitéde vue»,autrefaçonde définir
l’unit~
contre
Kanyarengwe
et son
influence.
Enévitam
decxéerun bureau
politique
duMouvement,
cequiéquivalait
à lanégation
de laliberté
auxautres
de
fairede la politique,
Habyarimana
voulait
faciliter
l’hybridation
duMRNDetde l’Etat.
Il y parviendra
sans
difficulté
carilétait
chefdesdeuxà lafois,
à telpoint
qu’on
peutsedemander
sicequia étédécrit
comme
un
parra-Etat
n’est
pasanEtat-parta,
étant
donné
l’appartenance
universelle
desRwnndais.
Ilavait
bientirélaleçon
du MDRPARMEHUTU
et desrisques
de pertede contrôle
lorsqu’on
laisse
le paruprimersurl’Administration.
Auniveau
desadministrations
préfectorales
parexemple,
il y avait
eu,sousla Première
République,
desconflits
fréquents
entre
lespréfets
etlessecrétaires
régionaux
duparti.
AvecleMRND,
cetypede conflit
nepouvait
plus
avoirlieucardésormais
le préfet
étaitautomatiquement
responsable
du MRNDdanssa préfecture,
mêmes’il
n’était
désigné
paraucunorganedu parta.
C’estle mêmecaspourlesbourgmestres
dansleurscommunes,
les
conseillers
dansleurs
secteurs,
etdesresponsables
d’unités
ouservices
ditscellules
spécialisées.
C’estdonclefaitde nepasêtreréellement
unparu,cariln’yavaitpasd’adhésion,
quia constitué
laforce
du
MRND.Surunfondde pouvoir
militaire
basésurunesous-région
dunord,
ilétaitun dispositif
desclients
pour
aecéderaux
ressources
nationales.
C’~tait
doncenquelquesorte
unmécanisme
deredistribution
destatut
etensuite
de richesses.
C’est
ainsiquetousceuxquivoulaient
lestatut,
quels
quesoient
leurethnie
ouleurrégion,
ont
contñbué
aurenforcement
dusystème.
Il s’agit
dugrosdel’élite
politique
etadministrative
dupayspiégéparte
système.
Cecipermit
aurégime
d’isoler
lesdissidents,
dedépotitiser
ladissension
enlapersonnalisant
pouréviter
la formation
de factions
puissantes.
Ainsiun dissident
étaitun « méc», ou mécontent,
quelqu’un
considé~é
commeayantdesproblèmes
personnels.
Le MRNDn’était
doncqu’uninstrument
politique
permettant
de neutraliser
touslesprocessus
scciopolitiques
autonomes.
Sa création
visaità mettrefinà la tradition
établie
sousla Première
République
accordant
la
suprématie
defaitdu partiunique
surlesinstitutions
de l’Etat.
End’autres
mots,onavaitunesi~uation
non
différente
d’unrégime« sansparti». Cecimenaà un développement
excessif
de l’Etat,
le partilui-même
devenant
en réalité
un ser’,’ice
de l’Etat.
D’aineurs
tousleshautscadres
duSecrétariat
général
duMouvement
étaient
desfonctionnaires
détachés.
Il estdoncpluscorrect
de parler
d’unEtat-parti
aulieud’unparti-Etat,
leMRNDayantservien réalité
de
dispositif
permettant
d’assurer
la suprématie
de l’Etat
surtoutes
lesinstitutions
politiques.
Il étaitune
organisation
étatique,
sansidéologie,
etparconséquent
sansprojet
de véritable
transformation
dela société.
Mêmes’ily eutuneimpression
queleMRNDcontr61ait
lasociété,
c’estenréalité
l’Etat
quilacontr61ait.
C’est
ainsiqu’en1992,lorsqu’on
auraun Gouvernement
affaibli
pardescontradictions
de sa miseen place,
les
appareils
del’Etat
garderont
leur
force.

Annexe 3 : Extraitsde James K. Gasana.Rwanda. Du Parti-Étatàl’État-garnison,
1997 (en
coursde publication).
Sur la créationdu MRND
J. Habvarimana
« c~a le MP.NDpar un discours
de fondation,
devenant
ainsiPrësident-Fondateur.
ri.w:
incontestë
et incontestable.
Connaissant
lesappétits
et laforcede sesadversmres,
ildéfirut
la présidence
du
Mouvement
commeson organesuprême,c’est-à-dire
l’instance
d’uneseulepersonne,
lui-même.
En tant
qu’organe
etinstance
suprêmes
à lafois,ilpouvait.s’opposer
auxdécisions
duCongrès
National
dontil était
Président.
Pours’assurer
davantage
qu’iln’yaurapasderival,
ilprévit
quelesmembres
duComité
Central
soient
nommés
parlui,etquececomitë
n’ait
pasdebureau
politique.
Iljnstifia
celaparl’argument
derecherche
d’unité:
« unitédedirection,
unitéde pensée,
unitédevue», aunefaçonde définir
l’unit~
contre
Kanyarengwe
et son
influence.
En évitant
decréer
un bureau
politique
du Mouvement,
cequiéquivalait
à lanégation
dela liberté
auxautres
de
fairede la politique,
Habyarimana
voulait
faciliter
l’hybridadon
du MP,NDet de l’Etat.
Il y parviendra
sans
difficulté
carilétait
chefdesdeuxà lafois,à telpoint
qu’on
peutsedemander
sicequia étédécrit
commeun
para-Etat
n’estpasun Etat-paru,
étant
donnél’appartenance
umverselle
desRwandais.
Ilavaitbientirélaleçon
du MDRPARMF_kqlYrU
et desrisques
de pertede contr61e
lorsqu’on
laisse
le paruprimer
surl’Administration.
Au niveau
desadministraáons
préfectomles
parexemple,
il y avaiteu,sousla Poemière
République,
desconflits
fréquents
entrelespréfets
et lessecrétaires
régionaux
dupara.AvecteMRND,cetypedeconflit
nepouvait
plus
avoirlieucardésormais
le préfet
étaitautomatiquement
responsable
du MRNDdanssa préfecture,
mêmes’il
n’était
désigné
paraucunorganedu para.C’estle mêmecaspourlesbourgmestres
dansleurscommunes,
les
conseillers
dansleurs
secteurs,
etdesresponsables
d’unités
ouservices
ditscellules
spéciaiisées.
C’estdonclefaitdene pasêtreréellement
unparu,
cariln’yavait
pasd’adhésion,
quia constitué
la force
du
MRND.Surunfonddepouvoir
militaire
basésurunesons-région
dunord,il était
un dispositif
desclients
pour
accéderaux
ressources
nationales.
C’~tait
doncenquelque
sorteunmécanisme
deredistribution
destatut
etensuite
derichesses.
C’est
ainsiquetousceuxquivoulaient
lestatut,
quels
quesoient
leurethuie
ouleurrégion,
ont
contribué
au renforcement
du système.
Ils’agit
dugrosde l’élite
politique
etadmiuistmtive
dupayspiégéparle
système.
Cecipermit
aurégime
d’isoler
lesdissidents,
dedépolitiser
ladissension
enlapersonnalisant
pouréviter
la formation
de factions
puissantes.
Ainsiun dissident
étaitun « méc», ou mécontent,
quelqu’un
considéré
commeayantdesproblèmes
personnels.
LeMRNDn’était
doncqu’uninstrument
politique
permettant
de neutraliser
toustesprocessus
sociopolitiques
autonomes.
Sa création
visaità mettrefinà la tradition
établie
sousla Première
République
accordant
la
suprématie
de faitdupartiunique
surlesinstitutions
del’Etat.
End’autres
mots,onavaitunesiiuation
non
différente
d’unrégime« sansparti». Cecimenaà un développement
excessif
de l’Etat,
le partilui-méme
devenant
en réalité
unservice
de l’Etat.
D’ailleurs
tousleshautscadres
du Secrétariat
général
du Mouvement
étaient
desfonctionnaires
détachés.
Il estdoncpluscorrect
de parler
d’unEtat-parti
au lieud’unparti-Etat,
leMRNDayantservien xéalit6
de
dispositif
permettant
d’assurer
la suprëmatie
de l’Etat
surtoutes
lesinstitutions
politiques.
Il étaitune
organisation
étatique,
sansidéologie,
et parconséquent
sansprojet
de véritable
transformation
dela sociëté.
Memes’ily eutuneimpression
queleMRNDcontr61ait
la société,
c’est
en réalité
l’Etat
quilacontrôlait.
C’est
ainsiqu’en1992,lorsqu’on
auraun Gouvernement
affaibli
pardescontradiclions
de sa miseen place,les
appareils
del’Etat
garderont
leurforce.

Annexe4 : Messagedu chefde l’Étatrwandaisà la nation,IGgali,le 15
octobre1990

MESSAGEDU CHEF DE L’ETATRWANDAISA LA NATION
KIGALI,LE 15 OCTOBRE1990
==============================================

Rwandaises,
Rwandais,Amis du Rwanda,
Notrepays continueà faire face,avec courageet force,
à l’attaquedont il fait l’objet,depuisle let octobrepassé,de
la part d’assaillants,
fortementarmés,en partied’originerwandaise, en partied’origineétrangère,venantde l’Ugandaet pour la
plupartmembresde l’arméede libérationugandaise.
L’attaquedont nous avonsété l’objetse situe,bien
entendu,sur le plan militaireet celui de l’infiltration
armée,
mais aussi sur d’autresplans,commenous en avons fait l’àmère
expérience.
Permettez-moi,
Militanteset Militants,Amis du Rwanda,
de vous faire part de l’~ratde la situationconcernantles multiples
dimensionsde l’agression
contrenotre pays,le Rwanda.
Sur le frontmilitaireet celui de l’infiltration
dans
notre pays de forcesennemies,les nouvelles,aujourd’hui,
sont
rassurantes.
En effet,l’infiltration
d’assaillants
et de rebellesdans
la Préfecturede KIGALIest, à l’heureoù je vous parle,sous contr6le.
Des cachesd’armesdéposéesdans la capitaleet.ses
environspar l’ennemiont été saisieset surtoutla plupar~des
infiltréson% été repérés.
Dans ce succès,le dévouementde la population0 la cause
de la paix et de l’ententenationalea été exemplaire.
Grâce à elle,
les forcesde sécuritéde notre pays ont été en mesurede remplir
leur t~che.
.../.°."

2

Nous devons,Militanteset Militants,la plus grande
gratitudeà notrepopulation,
toute acquiseau moeintiende la
concordeet de la paix nationale.
Mais il y a aussi,nous l’avonsconstatéavec colèreet
tristesse,au-del~de ce qui semblaitraisonnable,une espèce
d’excèsde zèle, de la part de certainsessayantde créer de la confusionen voulantse vengersur des gens dont l’enquêtea rapidement
révéléqu’ilsn’avaientrien à se reprocher.
Donc,sur le plan des infiltrations
dans la régionde
KIGALI,la situationapparaîtsous contrôle.Mais l’ennemiétant ce
qu’il est, nous nous devonsde garderune vigilanceextrême,pas
seulementdans les joursqui viennent,mais aussi dans les semaines
et les mois à venir.
Sur le front militairequi continueà être celuiau
Nord de notre pays,en particulierdans la régiondu MUTARA,là
aussi les nouvellesdeviennentmeilleures,car nos forcesarmées,
du moral élevé et de l’acharnement
patriotiquedesquellesnous ne
pouvonsque nous féliciter,nous félicitervivement,vivement,car
nos forcesarméesrésistentaux forcesennemies,remarquablëment
approvisionnées,
comme nous le confirmentdes observateurs
extérieurs,
et appuyéespar un bureaude recrutemen%,
depuisle territoire
ugandais.Les combatsparfoistrès violentsont eu lieu et continueront encoreaussi longtempsque l’ennemisera encoreà l’intérieur
de nos fron%ières.
La radio rwandaisecontinuerade vous informer,de la
façon la plus objectiveet la plus sincèrepossible,du déroulement
des opérationsmilitairessur le frontnord, afin que nous »uissions
tous suivreleur évolution.
Rwandaises,
Rwandais,Amis du Rwanda,
L’agression
contrenotrepays n’estpas seulement
d’ordremilitaire.E11e se situeaussi sur le plan de la manipulation
o.°J,.o

- 3

des media internationaux
et de la désinformation
concernantles
réalitésvraiesde la positionrwandaiseet cellesde l’enjeude
ces événementstragiquesqui s’abattentsur notrepays.
Commepourle lancementde l’attaque
militairede ....
notre pays,lancementqui nous a pris au dépourvu- quandun détachementmilitaireen uniformesa~franchile pont de KAGITUMBA
et pris d’assautnotreposte frontalier,
- comme pour l’attaque
militairedonc, nous avons égalementété surprispar la violence
des manipulations,
préparées,comme nous le savonsmaintenant,
préparéesdepuislongtemps,de certainsmedia occidentaux,
et non
des moindres,en essayantde tournerl’opinionmondialecontre
notrepays.
Ainsi,Militanteset Militants,notre pays a fait
l’objet,et continueà fairel’objetd’attaquese% de calomnies,
de mensongessystématiques
que nous ne pouvonsque qualifierde
diaboliques.
Qui sont ces gens qui, sous prétextede renverser
notreGouvernement,
ont recoursà cette campagnede salir notre
pays.
Parfoisnous avons mème l’impression
que n’importe
quel individupeut dire n’importequoi pour que cela soit reporté
dans le mondeentier,sans vérification
aucune,sans la moindre
critique,au méprisde ce que nous considérons
comme ressortant
de la plus élémentaire
d~ontologie.
Mais peut-êtreest-ceainsi que les chosesfonctionnent.
Nous ne pouvonsque le déplorer.
Cetteagressioncontrenotrepays,contresa réputation,
contreses acquis,sa volontéde progresser,
cettedésinformation
concernantla réalitérwandaiseet l’enjeuvéritablede ces événements’ cette désinformation,
Rwandaiseset Rwandais,Amis du
Rwanda
I
se situeà deux niveaux.
Elle a trait d’abordà la situationin%érieure’prévatant dans notrepays
.°~/.°-

4

Ainsi,la quasi-totalité
des informations
concernant
la situationmilitaireet politiqueintérieurede notre pays, fournies aux média occidentaux
par les agresseursdu Rwanda,qu’il s’agisse de photomontages,
d’interprétations
purementtendancieuses
d’événements
qui parfoisn’ont même pas eu lieu, de distorsionsde
la vérité,semblentavoirété fabriquéesou conçuesdepuislongtemps,
indépendamment
de la réalité,mais en fonctiond’un plan d’intoxication systématique
de l’opinionpubliqueinternationale.
Toutescelleset tous ceux qui connaissentmoindrement
le RWANDA,tous nos pays amis attachésà la sauvegardede presque
30 ans d’acquisd’un développement
authentique,
d’unecoopération
sans faille,tous nos pays amis attachésà la paix et à la stabilité
de notrerégion,n’aurontaucunepeineà prouverque cetoEedésinformationne peut être que le produit,hélas,d’une machination
inqualifiable,et, pire, que cette désinformation
est foncièrement
contreproductive,
qu’elleest contraireaux intérêtsbien comprisde
tout le monde.
Dans leurs effortsde discréditer
notre pays,d’en
donnerune image grotesque,dans leur acharnement
de fairedu
RWANDAune caricature,alorsque notre pays sembleavoir si souvent
été cité comme un modèle,comme un pays à gestionsérfeuseet responsable,s’attachant
avec toutesses forcesà un développement
par tous partagê- ces gens que nous plaignonsprofondément,
car
ils ne saventpas à quel point ils font du tort à leur pays, à quel
point ils risquentde s’aliénerla sympathieinternationale,
une
fois que leur systèmede mensongeset de pseudo-information
aura été
perçu à jour, ces gens aveuglés,par on ne sait pas trop quoi, risquentde provoquerle chaos,ici dans notrepays, et dañs notre
région.
Au fond,leur aveuglementne peut que conduireà faire
embrasernotre pays par une guerrecivile,à précipiterdans le
chaosnotre région,connuepour sa stabilitéexemplaireet l’entente
cordialerégnantentre les peupleset leurs gouvernements.

,..J..o

5

_

Cet aveuglement
ne rendrait-il
pas impossibletoute
idée de partagedans la lutte pour un progrèstouçoursplus réel
du RWANDA,cet aveuglementne rendrait-ilpas impossibletoute
idée d’un développemenç
continu,touteidée de solutionpour quoi
que ce soit,ne rendrait-il
pas impossibletoute continuation_de
l’ouverture
en profondeur,
ouverturepolitique,ouvertureéconomique,
ouverturesociale,humaine,idéologique,
dans lesquellesle peuple
rwandaiss’est résolumentengagédepuisle ter juillet1987, et
qu’il a concrétisées,
qu’il va continuerà concrétiserpar tant
de preuvestangibles.
Que cet acharnementaveuglecontrenotre pays risquede
rendretout cela impossible,
nous le regrettonsprofondément.
Nous le regrettonsd’autantplus que rien ne satisferait
davantagele peuplerwandaiset son gouvernement
que s’ilspouvaient
toujoursplus,contribuer,comme ils l’ont toujoursfait, à résoudre
tous les problèmes,certainstellementcomplexes,tous cesiproblèmes qui risquentd’accablernotre pays et notrerégion.
Rien ne seraitpourtantdavantagedans la traditionde
la politiduerwandaise,de notre politique,à conditionbien entendu
que la paix socialeet la concordenationalesdont notre pays
s’enorgueillit
depuisdix-septans déjà soientrenforcées.
Militanteset Militants,
Ecoutez-moi
bien,ECOUTEZ-MOI
BIEN
L’ennemiqui accablenotre pays, en y introduisant
le feu et le
sang ne chercherien de plus que de dresserles uns contreles
autres,ne chercherien de plus que de vouloirprouverque 17 ans
de paix nationalene seraitqu’unefaçadeet qu’il seraitfacilede
troublerl’ententeethniquerégnantdans notrepays.
Nous devons,A TOUT PRIX,éviterde tomberdans ce piège
infernal.Comme je vous l’al dit, rien ne seraitplus injuste,rien
ne seraitplus délétèrepour notre pays que si nous nous mettionsà
confondreles choses,et à considérernos frèreset nos soeurs,de
quelqu’ethnie
qu’ilssoient,commeresponsables
de l’agression
armée
contrenotrepays.
°~oJ°°°

- 6 -

Quelleque soit votre colèreà l’égardde ces quelques
traîtress’étantjointsaux rebelles,quelleque soit votre inquiétude à l’égarddes tentativesd’illuminésde vouloirréinstaurer
dans notre pays un régimeféodald’un autre âge, qui veulentrevenir
au passé,qui voudraientse fondredans des ensemblessuperr~gionaux, nous ne pouvonsnous permettrede mettrenos acquisen
question.
Prouvonsau monde que la maturitépolitiquedu peuple
rwandais,son humanitéfoncièresont les meilleursgarantspour que
nous surmontions
cette épreuvedifficile,pour que nous restions
sereins,pour que nous puissionsle plus vite revivrel’ententeet
la paix, que nous avons connuesdepuissi longtempset que rien,
ni personnene pourrani ne voudrajamaismettreen péril.
Rwandaises,
Rwandais,Amis du Rwanda,
C’est égalementsur le plan de son image à l’extérieur
que notre pays subit les pires injures,par la fauted’une campagne
d’intoxication
sans pareil.
11 est ainsi dit que notreGouvernement
massacrerait
allègrementdes millierset des milliersde nos concitoyens,
que
le Moyen-Agele plus sombrerègneraitdans nos instituçions
pénitentiaires,
que nous serionsdes sanguinaires
débridés,piétinant
sauvagement
les droitsde l’homme,et bien d’autreshorreursencore.
La véritéest touteautre.
La véritéest toute autre,apparemment
et nous ne
déplorons,heureusement,
qu’un seul mort lors de la mise en
préventionprovisoiredes 2500 à 3000 personnesdont il fallait
examinerl’identitéet les activités,pour des raisonsde sécurité
nationale,mais aussi pour leur protection,
et à part quelques
échauffourées,
et quelquesrudesses,probablement
inévitables,
vu les circonstances
de tensions,de menacede guerrecivile,qui
ne nous font que plus apprécierla remarquable
maîtriseen la

°o~J°°°

- 7

matièrede nos forcesde sécurité,tout le monde semblese porter
raisonnablement
bien, vu bien sûr le contexte.
Nos prisonsont ét~ visitéespar les journalistes,
libresde filmerce qu’ilsvoulaientbien filmer,et de discuter
avec qui ce soit, des missionsdiplomatiques
ont elles aussip~hètré dans nos prisons.Ellessont libresde le faireautantde fois
qu’ellesle veuillen%.
Le Comitéinternational
de la Croix-Rouge
qui, à la
satisfaction
profondede toutesles partiesconcernées,
et avant
tout des responsables
des prisonset des détenuseux-mêmes,avait
déjà visitétoutesnos prisons,selonses méthodes,il y a peu de
temps,pour le moment,il est lui aussià l’oeuvre,sans aucun
empêchement
de qui ou de quoi que ce soit, et cela conformément
aux Accordsinternationaux
signés,en connaissance
de cause,par
le RWANDA,convaincude leursobjectifs.
Voilà,c’estcela la vérité.Nous n’avonsrien à cacher.
J’inviteles parlementsde nos pays amis de nous envoyerleurs commissionsd’enquêtes,
s’ilsle veulent.Ellespourronttout voir,
elles pourrontenquêtersur tout. Vraiment,nous n’avonsrien à
cacher.
Ce que nous voulons,c’est que le mondeconnaissela
vérité,et rien d’autre,plutôtque cette minablecampagnede
pseudo-information.
Que nos prisonssont surpeuplées,
à l’imagede
notrepays, rien de nouveauà cela.Mais nous ne semblonspas être
les seuls dans ce cas...Et qui mieuxque nous-mêmessait tout ce
que nous pourrionsaméliorersi nous en avionsles moyens.
Ensuite,les agresseursde notrepays le font décrire
par les médiainternationaux
commeétantpourripar la corruption,
comme se vautrantdans toutesorted’ambitions
personnelles,
a11ant
même jusqu’àlui enlevertout créditen matièrede développement,
ce développement
qui n’auraitjamaisété l’objectifdu Gouvernement
rwandais,ni de ses responsables
politiques’
.I.f.°.

8

Que la courseindividuelle
à la richesse,déviation
constatéesous toutes les latitudes,peut pervertirla marche
vers un progrèscollectifpartagé,cela est connu de par le monde
entier.Mais qui voudraitoublierdélibérément,
avec quel acharnement moi-mêmeai stigmatiséce phénomèneet cela dès 1986, dès ma
premièrerencontreavec les fonctionnaires
de l’Etatet le personnel
politique.C’est un phénomènedifficileà éradiquerrapidement,mais
comme chacunle sait nous nous sommesaZtelésavec conviction.Et
puis, il ne faut pas vouloirescamoterles perspectives
véritables
de ce problèmeau Rwanda.Selon certains,dont même les Chefs de
gouvernement
occidentaux,
le Rwandaresteraittoujoursparmi les
pays apparemmentles plus propres.Mais cela, bien sûr, ne nous
empêchepas de continuernotre lutte décidéecontrece véritable
fléaude nos sociétés.
Enfin, on nous reprochede ne pas avoir tout fait
pour résoudrele problèmede nos réfugiés.Cette accusationnous
étonnebeaucoup,la positiondu Gouvernementest on ne peut çlaire
et plus déterminée,et ses effortsne laissentrien à désirer.
Les dossierssont là pour le prouver.Mieux,depuisplusieurs
années,nous avons déjà exploréles possibilités
avec certains
bailleursde fonds,d’affecterune partiedes ressourcesrégionales
qui reviennentau Rwandaaux pays accueillantses ressortissants
afin de démontrerclairementnotre volontéde contribuerà un développemenZharmonieuxde notrerégion.
Mais justement,Militanteset Militants,Amis du Rwanda,
justement,n’est-ilpas étrangede constaterqu’au momentmême oS
des solutidnsréelleset justes semblentà notre portée,concernant
le problèmedes réfugiésrwandais,qu’au momentoù notre pays s’est
engagédans un aggiornamen%e
politiqueen profondeur,et qu’il a
réussià’trouverune ententeavec les bailleursde fonds du système
de BrettonWoods - n’est-ilpas étrangeque c’est à ce momentprécis
que des forceshostilesaux intérêtsbien comprisde notre pays
aient décidéde lui porter une attaquearmée et dévastatrice,
l’entrainantdans la violence,le sang et le feu, afin d’essayerd’y
instaurerun retourà un régimeféodal~
.°o/ooo

9

Essayerde réglerpar les armes des_problèmes
dont la
solutionpacifiquepouvaitêtre entrevue,tout en risquantune
conflagration
nationaleet régionale,c’est de l’inconscience
criminelleou alors c’est le résultatd’une approchedont le
cynismene le disputequ’au mépris des droitshumainsles plus
élémentaires.
Rwandaises,
Rwandais,
Où que vous soyez,sachezque le Gouvernement
du Rwanda
poursuivrapar tous les moyensses effortsvers la solutionpacifique des problèmesqui nous assaillent.
Qui plus que nous-mêmesseraitmieux disDoséà
appuyeret à poursuivreavec convictionet acharnement
une solution
définitivedu problèmede nos réfugiéset de nos émigrants.
11 y a bien sûr toujoursmoyen de mieuxfaire,comme
pour toute chose, mais pour que nous puissionssavoircomment
mieux faire,je ne puis que réitérerl’invitation
lancéeà toutes
celleset tous ceux qui pourraientnous fairedes suggestionnouvellesde nous les faire connaitre.
De même, nous nous sommeslan¢ésdans cet aggiornamenzo politiquedont nous voulonsqu’il répondeaux défis nouveaux
et aux exigencesnouvelles.S’il y a moyen de l’accélérer,
notre aggiornamento,
ce n’est évidemmentpas moi qui m~y opposerait,
ce que je désire,en tant que responsableactuelde mon pays, c’est
que cela se fasse mQrement,d’unemanièreréfléchie,afin gue nous
soyonssûrs qu’il tiennecomptede tout ce dont ii faut tenir
compte.
Mais /ci aussi,je voudraisréitérerl’invitation
pressanteque j’ai déjà lancéesi souventà toutesceileset à
tous ceux qui pourraientcontribuerau débat d’apporterleurs
idées et leurs propositions.
S’il faut élargirle cadre de consultation,s’il faut ouvrirencoreplus la participation
pour y
inclurenos compatriotes
dans la diaspora,évidemment,nous
le ferons,puisquecela répondparfaitement
à l’espritet à
1
l’envergure
de l’aggiornamento
posZulé.

°../.°.

I0

Mais nous devrionsalorssavoirqùi- voudraitbien
participeractivementet constructivement
à l’approfondissement
de
l’édification
politiquede notre pays. Il importe,comme je ne
cesse de le dire, que la base politiquedéfinissantl’avenirde
nos structurespolitiquesde notre pays soit la plus représentative possible.
Rwandaises,
Rwandais,Amis du Rwanda,
Voilà ce que j’avaisà dire aujourd’hui.
J’aimeraistermineren remerciantvivement,au nom
du peuplerwandais,les pays amis qui ont si spontanément
pris
notre parti,en nous apportantun soutienimportantsur le
terrain,en venantnous aider à protégerleurscompatriozes
travaillantchez nous au progrèsde notrepays.
J’aimeraisleur dire que nous continuonsà avoir
besoinde leur présence,pendantun certaintemps encore,jusqu’à ce que nous soyonssûrs que les chosesserontrentréesdans
l’ordre.Nous sommessûrs que conscientsde l’importance
qu’il
y a de sauvegarderles acquiset d’assurer,grâce à une vision
optimiste,l’espoiraux peuplesde notre région,ils continueront
à nous accorderleur appui.
Militanteset Militants,
Tous ensemble,nous a11onscontinuernotre marche
vers le progrès.Les temps sont difficiles,les temps par lesquels nous passonsactuellement
contiennenten eux-mêmesles germes
d’un avenirmeilleur.

°../..o

11 -

Je vous souhaite,à touteset à tous, de garder
l’espritserein,de prouverau monde notrecapacitéde maîtriser
notre destin,et de sortirvictorieuxdes épreuvesles plus
tragiques.Et pour cela, notre attachementaux acquisde la paixi
de la concordenationa1esont nos meilleursatouts.
Les temps sont difficiles,ils continuentà être
difficiles.Mais nous a11onsles surmonter.Tous ensemble.

Je vous remercie.

Vive le RWANDA,
Vive la paix dans notrepays et dans
toutenotrerégion.

Annexe 5 : Le massacre des Bagog~ve
Rapportde deux missionseffectuéespar Érie Gilletet André Jadoul,avocatsau barreaude
Bruxelles,
au Rwandadu 9 au 17 janvieret du 2 au 5 février1992(ex~ra/ts)

Lesmassacres
desBagogwe.
janvier-mars
1991(p.29-31)
Ledétonateur
de la tragédie
desBagogwe
estlaprisede laprison
deRuhengeñ
parle Frontpatriotique
rwandais
le22janvier
1991.
Ayantinvesti
laprison,
lescombattants
duFPRontlaissë
choisir
lesprisonniers
:
lessuivre
ourester.
Certmns
ontsuivi,
d’autres
sontrestés
enprison,
d’autres
encore
sontsortis,
toutenrestant
à
Ruhengeñ.
Beaucoup
furent
repris
ettuésà cetteoccasion.
La prise
delapñsoneuttoutefois
d’autres
effets
dévastateurs.
Lapopulation
hutu,
sonsl’instigation
de
l’armée
et decertaines
autorités
civiles
locales,
s’enestpriseà la communauté
desBagogwe.
Ceux-ci
sont
apparentés
auxBatutsi.
Lespersécutions
ontconsisté
en pillage
demaisons,
en assassinats,
enemprisonnements
égalemenL
Lesassnssinats
ontrapidement
prisuneampleur
tellequ’ona pu pariédesmassacres,
voirech
génocide.
Trèsrapidement,
denombreuses
listes
desvictimes
ontcirculé.
La flambée
desévénements
semble
avoirduréunmoisà unmoiset demi,c’est-à-dire
jusqu’à
lami-mars.
Ellesemblait
s’être
calmée
ull£náeurement.
Lorsde notrepremière
mission,
au moisd’aoflt
1991,desrumeurs
commençaient
à circuler
suruneéventuelle
reprise
destueries.
Destémoignages
nousétaient
déjàcommumqués,
quiparvenaient
toutefois
difficilement
à KJgali
étant
donné
lequadrillage
delarégion
dunordparl’armée
etpar
desmilices
paysannes,
souvent
encadrées
pardesréservistes
ou pardesautorités
locales.
Lesbarrages
étaient
nombreux
surtoutes
lesroutes,
lespistes
etlessentiers,
distants
enmoyerme
dedeuxkilomètres.
Ilétait
donc
impossible
auxvictimes
potentielles
ouréelles
des’échapper
dkmecommune
à l’autre.
C’estcequia expliqué
le
peuderéfagiés
danslespaysvoisins
etmêmedanslesparoisses.
Cesvictimes
étaient
contraintes
d’attendre
leurs
bourreaux
chezelles,
impuissantes
etrésignées.
Nousdevions
apprendre
peuaprèsnotremission,
qu’enréalité
la région
étaitrégulièremetu
misesous
tension,
chaque
foisà la suite
desincursions
descombattants
du FPRsurleterritoire.
L’armée
etlesautorités
civiles
attisaient
cette
tension
enaffirmant
à lapopulation
hutuquelaprésence
deslntmtanyi
n’étaient
possible
quegrfice
à laprésence
deleurs
«frères»
paysans
auseindelapopulation
vivant
danscette
région.
Certmns
Tutsi
ontétéarrêtés
etexécutés
immédiatementu
quecesoitchezeuxouà l’extérieur.
Ilexistait,
sinon
desordrescequia ététoutefois
affirmé
- au moins
unetolérance
parl’armée
etlesautorités
civiles
et
judiciaires,
accordée
auxgroupes
descivils
an’nés,
permettant
à cesderniers
d’exécuter
immédiatement
les
personnes
arrëtées,
sanslesacherainer
jusqu’aux
autoritës.
L’onnousa rapporté
queRadio-Rwanda
s’était
ellemêmerendue
coupable
d’encourager
cesexacrions.
Lorsque
lesgroupes
civils
n’étaient
pasarmésde’fusils,
ils
l’étaient
demachettes,
delances
etdegourdins.
(...)

Conclusions
(p.39-41)
Au coursde notrepériple
danscescommunes
dévastées,
de mêmequ’àGisenyi
et à Ruhengeri
même,
plusieurs
listes
nousontétéremises
parlespersonnes
- laplupart
dutemps
desétmngers
- qui,ayant
assisté
à
desscènes
tragiques,
avaient
tenté
après
coupdereconstituer
lescirconstances
etavaient
enquêté
surd’autres
faits
semblables
ayanteu lieudansleursecteur
ou leurcommune.
Noussommesainsirevenus
avecdeslistesde
plusieurs
centaines
de noms,dontenviron
troiscentsnefigurment
passurleslistes
quiétaient
parvenus
en
Belgique
depuis
lemoisdefévrier
199I.
(...)De nombreuses
personnes
ontététuéespardesgroupes
de militaires,
appuyés
ou nonpardes
membres
de la population.
Lorsque
lesgensn’étaient
pasexécutés
surplace,tesfutures
victimes
étaient
emmenées
en camiondansdeslieuxoù avaient
lieudesexécutions
colleetives.
De nombreuses
personnes
déclarant
savoir
précisément
où setrouvent
lescharmers,
maisnousn’avons
trouvé
personne
quisoitprêtà nous
y conduire
car,nousa-t-on
dit,celasigulfierait
unemortcertaine
pourletémoin.
Lesfosses
d’aisance
ontététrèsutilisées
poury jeter
lescorps
partrois
ouquatre
fitfautnoter
quede
nombreux
témoignages
ontrapporté
despratiques
identiques
à l’occasion
destueñes
quionteu lieucemoisde
marsdansle Bagesera).
L’onparleégalement
de grottes
oùde nombreux
cadavres
aunuent
étéjetés.
Plusieurs
détenus
et anciens
détenus
de lapnson
de Gisenyi,
quenousavons
rencontrés,
nousontexpliqué
que,pendant
une
dizaine
dejours,
desprisoamers
de droitcommun
ontétérequis
chaque
jourpourenterrer
desBatutsi
dansle
cimetière
public
de Gisenyi.
D’après
lestémoignages
de cesprisonmers
quiontparticipé
auxenterrements
collectif
s,ilsemble
quebeaucoup
degenssoient
morts
à labrigade
deGisenyi.
Lenombre
de témoignages
allant

dansle mémesensnousfaittemrpourcertmn
quela rëgion
contient
quelques
cbarmers
collectifs
de grande
ampleur,
etungrandnombre
d’endroïts
oùdescorpsenpetitnombre
ontétéenterrés.
Lasituation
s’est
caractéñsée
paruneintervention
det’armée
etdesautorités
civiles
pouratuser
latension
et,ensuite,
soitencadrer
desgroupes
depaysans
quis’enallaxent
accomplir
lasalebesogne,
sortassurer
des
groupes
autonomes
de pa.vsans
de l’impunité
complète,
ou alorsperpëtrer
eux-mêmes
desexacuons.
De nombreuses
exactions
commises
parla population
ne faisaient
en réalité
quesmsirl’occasion
doetroubles
pour
s’appropner
lebiend’autrui,
parpillage.
L’ona vu destoitures
demaison
démontées+
doeportes
etdesfenètres
emportées,
desmeubles
etustensiles
êtreen]evés.
L’assurance
del’impunité
a d’aiileurs
permts
auxresp6h~ables
despillages
d’utiliser
leurbutin
ausudetoutlemonde.
Telquia prislaporte
desonvoisin
tutsi,
victime
des
massacres,
a sansvergogne
utilisé
cette
portepoursapropre
maison,
etc.Actuellement,
personne,
quecesoitdes
ci~ils,desautorités
locales
oudesmilitaires,
n’aeuà subir
larépression
pourdescrimes
etdesdélits
commis
par
lesautorités
rwandalses
légalement
eompétentes
danscescirconstances.
Denombreux
corps
ayantétéenterrés
ctandestinement,
quecesoitparl’armëe
oupardescivils,
n’ont
pu ètrerécupérës
parleursfamilles,
de sortequecelles-ci
n’ontpaspu constater
le décèz.
Lesautorités
comrnunales
ontquantà ellesrefusé
de délivrer
lesoertlficats
dedécès.
Ainsi
de nombreuses
familles,
certmnes
queleursproches
sontdêcédées,
se voient
opposer
la thèsequ’ils
ontprobablement
disparu
pourrejoindre
les
forces
duF’?R.
C’estentoutcaslathèsegouvernementale.

Annexe6 : Messagedu chefde |’Etatr~vandais
à la nation,Kigali,le 13
novembre I990
- i --



ACTUALITES
NATIONALES

-

M~$$AGE C,U CHEF DE ~’ETAT A LA NATZON
Le Président de la République, Président Fondateur .... 0
Mouvement
Révolutionnaire
National pour le Déveloepement,
l.
Générat-Major HABYARZMANA Juvénat a adressé mardi le 13 novembr.
1990 un message è la nation devant le Corps Diplomatique
eConsulaire acrrédité & Kigaii et les députés au Conseil Nationa
de Développement (CND) réunis & son siège & Kimihurura. Le Ch~f
l’Etat déveloope dans ce message deux principaux

thèmes & savoir

la problématique

rwandaise

de la relance

de l’économie

et l,

renforcement de la démocratie au Rwanda.
L’ARP vous livre in extenso la teneur de ce message.
"Mesdames et Messieurs les Membres du Corps Diplomatique,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Rwandaises et Rwandais,
Amis du Rwanda.
ïl me fait
aujourd’hui et de

particuiièrement plaisir d’être parmi
vou~
pouvoir m:adresser & vous dans l’enceinte dt

l’Organ~
notre Parlement, le Conseil National de Développement,
législatif par excellence, de toute démocratie qui se respecte.
Si
aujourd’hui,
Militantes et Militants, je préfèr~
m’aar_s__r au Peuple rwandais, à
travers
ses
représentante
démocratiquement élus, c’est, que les deux sujets principaux dont
je voudrais vous entretenir ont trait à ta problématique
de l~
relance de notre économie,
dans notre pays.

et au renforcement

de la démocratie

En effet, la guerre que l’égarement de gens obnubilés par
retour armée aux prérogatives monarchiques féodale~
le rêve d’un
d’un passé définitivement
révolu a imposée à notre pays-cette
guerre a non seulement compliqué notre situation économique, par
la destruction partielle d’un potentiel de. croissance économique
et le ralentissement,

parfois

considérable, et, au vu de l’action
pays, évidemment inévitable, de

militaire des ennemis de nctre
nombre d’activités économicues;
elle a aussi retardé la mise eN
place du disoositif de croissance que nous avons envisagé de Vous
proposer,

(-..)

Hesdames et Messieurs les Membres
du Corps Diplomatique et Consulaire,
Mesdames et Messieurs tes Députés,
Rwandaises et Rwandais,
Amis du Rwanda,
Le renforcement

de la démocratie

toujours vu comme une exigence intrinsèque

de notre

pays,

je l’ai

de l’évolution

de notre

société;jeme suis longuement exp]iqué à ce sujet dans mon discours
du 5 juillet passé. Ce renforcement du jeu démocratique véritable,
nous l’avons préparé depuis bientôt trois ans; l’aggiornamento
politique

a

ét~ défini

comme une

priorité

dans

le

discours-programme du 15 janvier 1989.
f.lais
les
réformes
peuvent, et selon moi, doivent

politiques que nous avons prévues
être considérées
aussi comme un

élëment

économique,

incitatif

& la relance

telle

que nous

la

concevons,

Voilà pourquoi j’ai postulé, il n’y a pas longtemps,
convient d’accélérer le processus des réformes politiques.

qu’il

Mais it s’agit aujourd’hui
aussi d’encourager
encore une
fois toutes les bonnes volontés et les efforts appréciables que de
nombreuses Rwandaises et de nombreux Rwandais, et en particulier
v_n~+ _
oeux vi,~
~ ]
’ éçranger, voudraient fournir en vue
de contribuer
au débat ~oltique et au renforcement démocratique.

La stimulation

-15de la relance

économique

telle

que

le _

programme-cadre
y relatif conclu la prévoit sera appuyée en plus
par d’autres initiatives importantes prévues par le Gouvernement,
tels

le fonds

d’héritage,

initiatives

en matière

d’investissement, afin de nous garantir les meilleures
réussite de notre dévelopDement économique.

chances de

Evidemment,

ce

diverses

programme de

relance économique- nous

imposera des sacrifices; chacun devra faire des sacrifices.
Rappelons-nous

que quoi

que

nous

fassions,

cette

crise

économique qui s’abat sur les économies africaines depuis quelques
années nous a déjà imposé, et continuera dans tous les cas à nous
imposer des sacrifices et des concessions. Ces crises ont le don
de
nous
rappeler,
cruellement,
mais
implacablement, notre
condition de pays parmi les plus pauvres au monde.
C’est en vue d’alléger les
difficultés
sociales
qui
inéviçablement
vont se produire pour la quasi-totalité
de notre
population, c’est en vue de concentrer précisément une très grande
partie des ressources
nouvelles
dont nous disposerons
dans le
déveioupement
social que le gouvernement
concevra un programme
massif de développement social qui sera cib]é sur la réalisation
des objectifs de développement social que nous nous sommes donnés
pour la Dr~sente législature, conformément au Discours-programme.
Ce programme qui touchera en particulier
santé, de l’éducation,
"le développement
gouvernementale

de la nutrition

communal,
spéciale,

fera

les domaines de la

et de l’emploi,
l’objet

ainsi que

d’une

déclaration

tant est grande l’importance

que nous y

attacherons.
J’aimerais terminer ce que j’avais A vous dire aujourd’hui
au sujet de la relance impérative
de notre économie
par une
réflexion et un appel.
La réflexion

a trait

à l’opportunité

que

présente

pour

nous, au fond, ceinte crise. Cette crise, Rwandaises et Rwandais,
nous
permet
de redémarrer sur une base nouvelle, assainie,
véritablement
porteuse d’avenir dans la mesure oU nous avons la
possibilité
de nous débarrasser des scories qui commençaient
à
obstruer notre société.

--la

......

il Convient, de reOréciser le mandat de la
Commission
Nationale
de Syntèse et ce lui fixer un échéancier
clair et réaliSte pcur la mise en place des réformes Politiques
Voi]~

POurquoi

amorcées.
L’aoo~:ion de la Charte Politiq~~e nationale de~ant précêder
la révision de la Constitution,
i. convient de separer les deux
choses et d’’~

e~aolir
un échéancier préc~s pour la préparation de la
Charte DoltiOue nationale d’abord, et de n’envisager la révision
de la Ccnstitusion qu’après l’adootion de ]a Charte politique.
du processus des réformes po]rÆ,=
- e.a~= ~ntermëdiaire
engagées
~tant
la soumission à l’approbation par le ~euple
~I~u..S
rwandais d’un cro#et de Charte pottiaue nationale,
modifications

& apporter à la Constitution

déterminant

rwendaise

les

actuelle, il

4.m~_r_«,,
mm ~t~=
OL~e ]es

est

bien

défini=s

diverses
étaDes y menant SOient parfaitement
-* comprises,
et fixées dans le temps d’une manière

réaliste.
La Dr~Dotation
d’une Charte
déterminer
les
modifications
à

politique
apoorter

actuelle,L son é]aboration e~t prioritaire.

nationale
devons
à la Constitution

¯ La Commission Nationale
de
Synthèse
devra
ainsi
y
concentrer ses efforts
et accélérer la consu]tation
nationale
qu’elle a le mandat
de mener afin de cerner toutes ls dimensions
des réformes Do]itiques,
toute leur ençergure. Cette consultation,
et
les débats que celle-ci
aura suscités,
permettront
à la
Commission N~tionale de Synthèse
de firaliser un projet de - Charte
oo~itiqçe, nationale qui sera
Peuple Rwandais ~our ~~~~~b~tion. soumis, par voie de référendum, au
L~échêancier suivant
est à respecter
Nationale de Synthèse et ceux
qui soçhaitent
leurs réflexions;

par

la Commission.

lui faire

parvenir

I. La Commission Nationale ne Synthèse finira d’ici le 30
décembre 19~0 la préoaration d’un document de travail sur lequel
sera

organisé

le débat

national

nationale,
2. La Commission Nationale
ce documen~ avant le 15 mars 1991.

ccncernant la Charte politique
terminera

le débat national

sur

3. El]e fina]isera le Projet o’~ Charte oolitique nationale,
sur base des rëactions et pro~ositions
recuei]lies
au Cours du
débat
national avant le 30 avril
Commissio~ ~=~~» démOser son Ra~~or~.

1991,

date

à laquelle

la

Le référendum sur la Charte politique nationale
intervenir avant le 15 juin 1£91.
C’est l’adoption
par le Peuple Rwandais
de

devra ainsi

la nouvel le
Ch~r:e Politique Nationale qui déterminera
les principes et le
cadre de la mise en place de futurs partis et formations poiçiaues
de.notre pays.
L’adoption

par le Peupie

Rwandais

de la Charte

Politique

Nationale
entraînera
la r@vision de la Constitution
Rwandaise
actuelle
pour y
intégrer
les modifications
fondamentales
approuvées par le peuple. Par la même occasion, il sera possible
de procéder,

le cas échéant,

& la révision

d’autres

parties de ia

Constitution, que l’évolution des temps aura pu rendre nécessaires.
La révision de la Constitution interviendra aussi tôt que possible.
il est évident
dès maintenant

aux

que rien n’empêche
partis

aimeraient, te cas
préparer et penser

les gens de penser

et aux formations

po]tiques

dëj~

qu’ils

échéant,
créer, afin qu’ils puissent
s’y
aux programmes politiques qu’ils désireront

soumettre au peuple.
Il importe, comme je l’ai dit, que durant les étapes menant
au réTérendum sur la Charte Politique Nationale toutes les forces
vivies, & t’intérieur aussi bien qu’à l’extérieur
puissent
s’exprimer
et
contribuer activement
préparatoi.res.
Voilà pourcuoi,

de notre
aux

pays,

travaux

pour qu’il

n’y ait pas la moindre ambiguïté
concernant notre voiont de Taire
participer
à la déçiation
du
nouveau Paysage POlitique,
toutes les personnes désireuses
de
participer au processus des réformes politiques
postu]ées,
je
lance une lnv]~atjpn pressante à toutes les Rwandaises et ~ tous
les Rwandajs tant à.ceux vivant & l’intérieur de notre pays qu’à
ceux vivant & ]’extérieur de nous #aire connaître leurs laçons de
penser, leurs suggestions, leurs propositions. Rien ne les empêche
de le faire, soit & titre indiviue], soit & titre collectif, soit
déjà regroupés au sein d’entités organisées partageant les mêmes
objectifs,
de

en vue, le cas échéant,

partis

de la constitution

poltiques

....

:.

«
u]térieure

:

.

La participation
des Rwandaises et des Rwandais vivaht à
l’extërieur
peut se faire de multiples laçons, afin que leurs
contributions
politiques.

fassent partie intégrante

du processus

des réformes
--

1i ne

mappartient

- possibi]iT~s "-

D©Ur

eux

pas

ici

de

H~
~~

participer

faire
à

i’lnv:n«~re
.... l

ce

~~
~~
~-e-~

des

Vi Lai ,

la Commi«sio,~ de Syn~nes=, de pro3ets de Char~e,
certains ~spects seéoifieues n’en ~tant. qu’une.
Nous a]merions

oien que toutes celles

nombreuses
~~
, envol ,

d’analyses

ce

et tous ceux qui on:

quelque

chose de constructif
& proposer au Peuple Rwandais le
fassent. L’aide de nos Ambassades
à ]’êtranger,
pour l’envoi de
documents
ou
d’autres services
qu’elles pourraient rendre, leur
est acouise.
Et bien entendu, tout le monde est
le bienvenu au ~wenda,
je m’engage personnellement
à garantir toute la sécurité et toute
la ]iberté d’exoression de tous ceux qui
voudraient
se rendre au
Rwanda

pour

exposer,

dans

nos

media,

leurs idées.
Voil& ce que j’avais à vous
aggiornamento politique.

ou devant la Commission,
dire

aujourd’hui

sur cet

Mesdames et Messieurs les Députés,
Rwandaises et Rwandais,
Amis du Rwanda,
Vous asavez à quel point le problème des réfugiés vivent à
l’extérieur
a toujours préoccupé aussi bien le première que la
deuxième Rémublique.
Tout

le monde

a encore

& l’esprit

l’accélération

des

initiatives prises par le Rwanda, en coopération étroite avec des
pays amis notamment
l’Uganda,
ainsi que la mulbiplication
des
prises de positions
en faveur d’une solution définitive
de ce
problème,

afin Que cette épithète

anathématique

de

réfugiés

dismaraisse
une fois pour toutes, dans l’intérêt de toutes les
parties concernées, dans l’intérêt de la paix et de l’entente dans
notre
région,
dans
l’intérêt d’un développement harmonieux,
accéléré et durable de nos pays.
Parfaitement conscient que le sort de réfugi@s rwendais est
la responsabilité
première de
son peuple et de son Gouvernement,
comme je ]’ai encore répété dans mon Discours-Programme
du 15
janvier 1989, le Rwanda, décidé à trouver une solution défintive
et satisfaisante &e ce problème délicat et tragique, continuera à
placer son action auprès des réfugiés eux-mêmes, auprès des pays
voisins et Etats frères, auprès de la Communauté Internationale
enfin,

-19Malheureusement.
et nous ie regrettons
guerre des inkotanyi a interrompu
nos eTTorts,
d’annihiler jusqu’aux acquis de nos efforts.

profondëment,
~OU~

en

Les choses commençant à rentrer dans l’ordre,
Dréfère
considérer
la
situation
neuve]le -c~éée
opoortunité nouve]le majeure de rég]er une fois pour

la

rlsqçaRL

le Rwanda
comme

une

toutes

ce

q.~os

la

prob]ème tragique.
Dans l’immédiat,

le Rwanda

met tous

ses espoirs

ConTérence Régiona]e que le Président tanzanien notre frère M. AI1
Hassan Mwinyi, convoquera sous peu, et qui rëunira, autour de lui,
les Présidents zaïrois, burundais,
ainsi que ]es représentants
des

kényan,

organisations internationales comme

le H.C.R.,

ugandais

et rwandais,

réfugiés eux-mêmes, et ceux des
comme

]’OUA

et des

observateurs de pays amis.
Dans l’immédiat
aussi, pourquoi
le groupe des réfugiés
rwandags en Uganda, qui devait séjourner dans notre pays dans la
première moitié du mois d’octobre passé ne viendrait-i] pas dans
]es mei]]eurs délais faire ia mission qu’il était censé faire sous
]es auspices

du H.C.R.? Ce]a permettrait

de reprendre

]e ri] noué

depuis si ]ongtemps et qui s’4tait si brutalement cassé
de réitère mon appe] aux réfugiés de toutes tendances de
saisir l’offre faite par !e Rwanda de trouver une
solution
pacifique, une so]ution .harmonieuse & ce problème, dans l’intérêt
de tous et grâce & un dialogue constructif.
Voilà ce que j’avais
a dire aujourd’hui
au sujet des
#o]utions
envisagées
Pour régler rapidemnt
le problème de nos
réfugiés.
Mesdames et Messieurs ]es Membres du
Dip]omatique et Consulaire,
Mesdames et Messieurs ]es Députés,

Corps

Rwandaises et Rwandais,
Amis du Rwanda,
Le dernier grand thème que J’aimerais
norma]isatqon de la situation dans notre pays.
Le problème

qui .préoccupe

le plus

aborder
toutes

concerne

]a

les fami]]es

rwandaises, c~est ee]ui de l’avancement des travaux de Commission
de tri des dossiers des personnes qui ont ~té arr@tëes lors des
hostiliSés avec les attaauants inkotanyi.

-20reprises au sujet de ces
& :»lusieurs
arrestations
en grande Partie
préventives, que les circonstances
tragiques n’ont ma]h~ur_us_m_n~
et nous le regrettons
tous
sincèrement, pas Du éviter.
De,u4=
que les Forces armées
rwandaise s ont réussi à
repousser ]= gros de ces
’"
~S*
,
«aquan~s,
la Commission
de tri a
redoublé d’efforts pour venir rapidement à terme de ] @cude des
quelques milliers de dossiers & vérifier .quant au bien-fond~ des
indices de culpabi]ité retenus.
"
.:
-Je me suis déjà expliqué

La Commission de tri
qui a ençendu en ]’espace d’un mois
ç
plus de «’~uuO personnes Parmi lesquelles e]]e .a
décidé
la
]ibéraSion de
2500 Personnes
arrêt~es préventi;~ement continue
.
.
d’ arracne-p~ed
son
travai]
en
se penchant
sur les chefs
d’accusation d__ personnes re:enues, en procédant & leur audition,
pour décider,
soit de ]a mise en liberté,
immédiate
de ces
personnes, soit de ]es référe:- au parquet pour interrogatoires
J

¯

., ...

D ici peu de temps ne "esteront plus que les: personn=s dont
les
dossiers contiennent ~es charmes suTf i santes
pour qu .ils
- ..
soient d~f’~a<
e. ~~ au parquet.
Gr&ce & la Croix Rouge, !es contacts ont PU être établis
régul ierement entre les fa.~i i les des Personnes»
.
détenues et ces
derniares ~~ des v~.sites ont éga]ement pu @tre O¯

Cette guerre diabo] ique nous a apporté
énormément de
chagrin, de tristesse et de douleur. Et Parmi. ses incidences les
¯ plus préjudiciab~es
figure précisément ] arrestation, en grande
partie
inévitabte, je le déplore profondément)
de plusieurs
milliers de personnes.
Mais ne serait plus catastrophique.pour
¯notre pays si les
personnes aui ont été dé~cnues pendant ç.une période de quelques
semaines, es qui

se se

voient oarfa i tement

aujourd’hui,
ou dans- les jours qui viennent,
devaient subir le moindre préjudice.

réhabi 1 itées
si ces Personnes

J’en a_~pe7]e à tout le Peuple Rwandais pour qu’en ces temps
si difficiles s~u]
~,,~= "]’effort de guer~r,
- ~ c_m~._
..
seul compte ]’eTfort
de Danser l=~
, r=
-.
~~ h’~
- ~-ssu.
_s, I ’e.-Tort
aussi de coopérer,
de ¯s’ enten.ane
toujours
mie,u>: sans rang un=,
sans
jalousi=
,,=
== = de ~art. et
-, sans esPri c~.....
de:~
.-ng._nc~
d’ettre, pour que triomphent
& nouveau
l’unit~ n~~-~~,
..... .~a]e, ] entente profonde et ]’harmonie qui
: =gne au sein du ReuDl=
a toujours
. R w~~~~
.....]S, Parce que nous savons que C’est

- 23seulement ainsi mue notre peuple continuera à approfonal r scn
unitë, la paix et la concorde nationale qui nous permettron~ ae
continuer notre développement.
Militantes et Militant»,
Le respect
exigence

des Droits

fondamentale

de l’Homme

de tout

et des libertés

est une

Etat

de droit, on me signale,
notamment
dans....la
malheureusement, dans
certains
services
inférieurs
échelons
Gendarmerie
Nationale,
certains
des
s’adonneraient & des actes incompatibles avec la dignité

de notre

peuple et la mission de leur profession.
Pour mettre fin & certains abus, je demande aux officiers
judiciaire,
q:’ils soient de la Gendarmerie,
du
de ta police
Service Central de Renseignement (S.C.R.) ou auSres,
Parquet, du
de n’arrêter et de n’emprisonner, à par%if d’aujourd’hui, que des
personnes vraiment coupables d’un crime sërieux, avec des preuves
Pour
tes
infractions
mineures,
objectivement
évidentes.
constat~es,

netamment les contraventions,

ils doivent éviter dans

mesure du ~ossi~le
de
recourir
aux
arrestations
toute la
t’en référer rapidement
au Ministère
immédiates et s’efforcer
Public pour suite appropriée.
.je l’espère une fois pour toutes,
Cela devra mettre fin,
et
aux
traitements
parfois
aux attestations
abusive~,
inacceptabies auxquels celle~-ci ont pu donner lieu.
pays de droit.
Les autorités
Notre
pays
est
Ln
éviter de
s’ingérer dans
administratives sont appet~es
à
l’activité judiciaire qui ~:st exclusivement réservée aux cours aux
tribunaux et aux parquets, à moins que la loi ne le spécifie.
Enfin, la guerre a dé, oilé que l’ennemi a su profiter de
certaines de nos faibless, s sur le plan de la séouri%é. Voilà
pourquoi j"ai décidé de faire procéder au remplacement de la. carte
d’une nouvelle carte d’identité,
d’identité actuelle en fa’eut
présentant une sécurité maxir~a]e à tous points de vue, et dont la
fabrication

exigera peut ~»tre

exSérieures.
Je charge

donc

le concours spécialisé d’expertises

le Ministre
de
l’Intérieur
et du
de procéder immédiatement à l’élaboration

Déveto~~ement Communal
et à t’impression de la nouv«~lle carte d’identité.

-22.L’introduction d’une nouve]ïe- carte d’identité,
sécurité, permetçra par la même cceasion de supprimer
ethnique et de revoir le contenu
carte d’identité modernisée.

de ce qui dot figurer

de haute
la mention
sur

une

Voilà ce Que j’avais à vous dire aujourd’hui.
t,~se
.....
s et Messieurs ]es Nembres du Corps DiD]omatique
et Consulaire,
Nesdames et Messieurs ]es Déoutés,
Rwandaises et Rwandais,
Militantes et Hi]itant.s du MRND
Amis ~u Rwanda,
Il ne me
Peuple Rwanda4s,

reste p]v1 qu’à vous exprimer, au nom de tout le
la
recornaissance
la
Plus
profonde
pour

l’extra-ordinaire
maîçrise
dont tout le monde a fait preuve,
ma]gré ]es circonstances cétestao]es et traumatisantes que nous a
imposées et continue & nous imposer cette guerre de ma]heur.
Ensemble, et confiants
toujours
~ermis
de
nou~

dans la Providence divine qui nous a
en
sortir
des
plus
mauvaises

circonstances,
nous réussirons
une fois de plus à remporter ]a
victoire contre toutes ]es adversités qu’il s’agisse de .cette
guerre ou de cette crise écoromioue.
VIVE LE RWANDA
VIVE LA. PAIX NATIONALE
VIVE L’ENTENTE ET LA COOPERATIONENTRE
PEUPLES.
JE VOUS REMERCIE."

LES

L_

Annexes7 : La multiplication
des partisde la Mouvanceprésidentielle

ACCORD

DE CONCERTATION

Les Partis

signataires

ET DE COLLABORATION

du présent

ENTRE

LES pARTIS

accord;

- Convaincus que toutes les formations politiques ont le devoir
et le droit de contribuer au renforcement
de la démocratie au
Rwanda;
- Soucieux de contribuer
dans le pays;

au retour

d’une

paix réelle

et durable

que seuls les changements
bases sur le respect des
- Persuadée
principes
démocratiques
peuvent
garantir
une troEnsition
harmonieuse;
-A!armés par la détermination
des Forces antidëmocratiques
qui
veulent anéantir les acquis de la Révolution
Sociale de 1959
notamment la République et la Démocrat’e’l ,
- Déterminés

à lutter contre toute forme d’usurpation

du pouvoir;

ont convenu de constituer
un cadre’de collaboration
concertation
appelé
"Alliance
pour le Renforcement
Démocratie"
ARD en sigle.

et de
de la

Art. !

L’ "Alliance
pour
le Renforcement
de la
Démocratie"
vise la collaboration
entre "les
parties
signataires
du présent accord sur des
sujets ponctuels
et précis d’intérêt
national
convenus entre elles.
Cette
alliance
ne doit en aucun
cas porter
préjudice à l’indépendance
de chaque Parti et à
l’originalité
de son idéologie. La collaboration
entre les par~is membres de l’alliance se fait sur
des bases égalitaires.

Art

L’Alliance pour le Renforcement
de la Démocratie
a pour objectifs:
- renforcer la coopération et la collaboration
entre les membres;
- contribuer au retour d’une paix réelle et
durable dans le Pays et au rëtablissement de la
tranquillitê publique;
- sauvegarder les acquis de la Révolution Sociale
de 1959, notamment la République et la
Démocratie.
A cet effet, ils s’engagent à
combattre toutes les forces féodo-monarchiques;
- renforcer les bases d’une v@ritable démocratie
pluraliste;
- promouvoir les changements requis par la période
de transition dans le respect des principes
démocratiques;

2

- promouvo±r ~’esprlt de ~o!érance en,re les
~artis Politiques en vue de favoriser leur
collaboration
dans l’intérêt national.
Art . 3

L’Alliance
est ouverte
à tout parti politique
agréé au Rwanda désireux d’y adhérer. Toutefois
cette adhésion sera décidée de commun accord paf
les Partis membres de l’Alliance~

Art.

4

Aucun Parti membre ne peut conclure des accords
allant à l’encontre des objectifs de l’Alliance.

Art.

5

Tout membre de l’Alliance
peut souverainë~ênt
décider de se retirer.
Le Parti qui cessera de répondre aux objectifs de
l’Alliance sera exclu sur décision de la majorité
des membres.

Art. 6

Tout ce qui n’est pas prévu dans cet accord sera
déterminé
par leRèglement
d’Ordre Intérieur
ou
convenu de commun accord.

Art. 7

Le présent
signature.

Accord

en:re

en vigueur

le jour de sa

Faità Kigali,le ../!~..~’.;’.I~’A,-",W.2,~-’7~4.",/~~~

Pour les Partis:

,

. ~

° ,

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Pr~,~
~.~;:C

C .biLtri/’
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ïR~A~’~D~r.moE_~~U_ïZ= ._-_:
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K.G..-

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~:~«.jv_~..u
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& "H"~ï=.
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1992. le.

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Z{ ~; # ~ çW ~~~/~r&_ .....

Annexe7.3 : Extraitsde James K. Gasana,Rwanda.Du Parti-Étatàl’État-garnison.
1997 (en
coursde publication).
Sur la miseen placede la CDR :
Dansla radicalisation
croissante
contele FPR.un nouveau
paru,le CDR.futcrééenmars1992.Sesobjectifs
sedéfinissent
ainsi
I:
Convaincus
delanécessité
de gés,en’er
lesacquis
de laRévolution
Sociale
de 1959,
décidés
à dd’endre
lesinstitutions
républicaraes
selonlespñncipes
démocratiquas,
alarmës
parl’activisme
desélëmenï~
antidémocraúques
et antirépublicains,
soucieux
de mnforcerl’unité
desmasses
popalalres
quia présidë
à la victoire
surlaféodalité
et lamonarchie:
Lessoussignés
ontconvenu
de créerunparupolitique
afindemieuxfaire
entendre
leurvoixetdéfendre
leurs
idées
au seindesdifférents
organes
del’Etat,
danslerespect
delaConstitution
etdesloisetrèglement
envigueur.
C..)
LeCDRa pourobjectif
de défendre
lesinstitutions
républicainns
issues
de laRévolution
Sociale
de
1959.
IIveillera
aurespect
desprincipes
sacrés
deladémocraue
pluraliste
età tapérennité
delaforme
républicaine
del’Etat
rwandais.
D’aucuns
pensaient
quecepartiétaitun transfuge
del’aile
droite
du IvlRND.
Cependant
sacréation
étaitvue
différemment
au MRND.Pourlesuns,il s’agissait
d’unestratëgle
de rompre
l’isolement
du MRNDqui,dansla
perspective
d’uneconférence
nationale,
n’avait
pasdepartis
alliéspourfaireun frontcommun.
En plus.la
création
du CDRdevait
permettre
d’exprimer
ce quele MRNDne pons’ait
pasdue,notamment
dansle domaine
desrelations
ethniques,
étantdonnésesprincipes
fondateurs.
L’objectif
de ta faction
extrëmiste
étaitdonc
d’exploiterà
lafoisl’espace
delamodération
etcelui
del’extrémisme.
Danslapréfecture
deGisenvi,
lastratégie
de l’Akazu
et desesalliés
étaitd’yrenforcer
te CDRpourqu’iln’yaitpasd’espace
pourle ~IDR.Dansla
perspective
de partage
du pouvoir,
mêmeau seindu MRND,te CDRfaisait
paruede la prolifération
despares
alliés
à l’Akazu
danslebutderehausser
leurschances
de participation
dansunGouvernement
muttipartite.
Pour
lesprogressistes,
ce partiétaitcommeunesoupape
quipermettait
de renforcer
leurposition
au partipar
l’évacuation
volontaire
deséléments
extrémistes.
Cependant
toutel’aile
conservatrice
ne quitta
pasleMRND.
Ceuxquiy restèrent
firent
unpontefficaceavec
le CDR,cequiconsolida
soninfluence
auseinet endehors
du
MRND.
Cependant
le CDRétaitplusqu’untransfuge.
Il comptait
plusieurs
membres
réetlement
indépendants,
vdim
opposés
au MïRNDjugémoufaceà l’arrogance
desextrémistes
Tutsi,
et incapable
d’affronter
la menace
du FPR
et dedéfendreta
République.
Il comptait
également
ceuxquiauraient
adhéré
auMDRmaisquitrouvaient
queson
entente
avecleFPRtrahissait
laRévolution
de 1959.Danscertmns
aspects,
il seprësentait
commeun véritable
parti
d’opposition
enraison
d’unethno-ituégrisme
prononcë.

1 JournalOfficiel,
n°lSdu
15 septembre
1992,p. I399,

Annexe 8 : Extraitsde James K. Gasana. Rwanda.Du parti-Étatàl’État-garnison.
1997 (en
coursde publication),
Sur ta formationdes mouvements
de jeunessedes partisà partirde la fin des an_nées1980et au
début des années1990.
Descentmnes
dejennes
formésfurentégalement
renvoyés
au Rwandapourmenerdesacuvitês
subversives
bien
avantla guerre
d’octobre
1990.Ensuite
le MDRcrée,la .IDRà laquelle
il confia
la mission
de déstablliser
le
MRND,et mêmed’autres
partisen préfecture
Gitamma.Presqueen mêmetempsquela JDRnaquirent
les
jeunesses
desparusPL et Abakombozi
du PSD.La jeunesse
du PSDabritait
clandesúnement
celledu FPR~-ta
Jeunesse
Patñotique
Rwandaise
ou JPR,quilaformait
danssescampsen Ougnada
et à Mulindi
etquiI’encadrait.
C6téMP,ND,il y eutleslmerahamwe
quiémanaient
d’abord
d’uneinitiative
du MRNDde ta préfecture
KágaliVillevisant
à assurer
la protection
politique
de voisinage
à sesadhérents
quiétaient
réellement
ciblés
parla
violence
de laJDR.
Commele potentiel
de violence
de cesjeunesses
dépassa
lesattentes
desinitiateur’s,
certmnes
personnalitës
politiques
s’enapproprièrent
pourse créerleurspropres
lnterahamwe.
Ceux-ci
passèrent
ainside ladéfensive
à
l’offensive,
jusqu’à
faire
disparaître
delascène
publique
laJPL,etétablir
undéséquilibre
enleurfaveur
contre
la
JDRetla jeunesse
du PSD.Notons
cependantqu’en
raison
desdésacoords
au seindu MP,.ND
surla justification
de telles
stratégies,
leslnteraha#m,e
n’ontjamais
étéformellement
inenrporés
au paru,et sontrestés
à la
disposition
de ceuxquilesentretenaient.
C’estainsiquelechefnational
deslnterahamwe,
M.R. Kajuga,
n’a
jamais
étédésigné
parle paru,carilétaitplacëetappuyé
parl’Akazu.
Nombreux
sontd’ailleurs
ceuxduMRND
quiétaient
méfiants
etquiseposaient
laquestion
de savoir
pourquoi
unTutsi,
soupçonné
d’être
unagentdouble
pourle FPRetl’Akazu,
avaitétédésigné
pourdiriger
leslnteraharawe
au niveau
national.
Moinsnombreux
mais
puissants
sontceuxquitrouvaient
quel’iueorpomtion
de juredesInterahamwe
auparnrenforceralt
le Secrétaire
national
au détriment
de Habyarimana
quien serait
coupédu commandement
direct.
Il y avaitdoncun risque
de concurrence
en popularité
entreHabyurimana
et le Secrétaire
national
du MP,ND.
C’est
enfaitlacrainte
d’untelrisque,
reflet
delafaiblesse
delaprésidence
dupara,
quiestà labasedelaforce
desImerahamwe.
Leurnonincorporation
eutpourconséquence
indirecte
unmeilleur
contr6le
desactesémeutiers
desautres
organisations
dejeunesses.
Commecelles-ci
avaient
unereconnaissance
juridique,
ellesétaient
tenues
responsables
pourla partle
civile
lorsqu’il
y avaitdesdégfi.ts.
A l’inverse,
lesImerahamwe,
n’avant
pasde
persormaiitéjuridiqueet
n’étant
pasformellement
nicorporés
au MïR.ND,
ne comment
pasle mêmerisque.
Seuls
lesmembres
étaient
individuellement
responsables
deleurs
actes.
Lagestion
décentralisée
deslmerahazmve
parlespuissantes
personnalités
politiques
fidèles
au régime
a permis
d’assurer
quecetteorganisation
reste
l’instrument
du Président.
C’était
généralement
despoliticiens
quiavaient
cumulé
beaucoup
derichesses
gràceau système.
D’autres,
touten étantfavorables
à l’idée
queleparuaitune
organisation
de sajeunesse,
n’approuvaient
pasdutoutlecachet
de violence
reconnu
deslmerahamwe.
Le demierné
estla jeunesse
du CDR,leslmpuzamugambi,
estvenurenforcer
leslnterahamwe
en unealliance
contre
toutes
lesautres
jeunesses.
Lespremiers
n’étaient
cependant
pasen accordavec
lesseconds
surlaquestion
ethnique.
Ilsleurreprochaient
d’être
irdïltrés
pardeséléments
Tutsi
sympathisants
du FPR.Ilv avait
d’ailleurs
desaffrontements
fréquents
entrelesImpuzanmgambi
et leslnterahamwe
Tutsimêmeau coursdësmanifestations
orgamsées
conjointement
parlesdeuxformations.
Ainsiaucun
parun’eutlemonopole
dela violence
desajeunesse,
etaucunnefixadelimite
à cetteviolence.
La
seuleprononciation
desappellations
en langue
kinTarwandade
certmnes
organisations
inspirait
lapeur,Lerecord
estmarquéparles« lnkuba» c’està direles
foudres,
duMDR.Quantauxlnterahaum,
e et lmpuzamugambi,
la
noblesse
del’objet
sous-entendu
danscesappellations
n’est
pasparvenue
à atténuer
leurnocivité.
AvecIa montée
en puissance
deslnterahamwe
etdeleuragressivité
contre
d’autres
formations
rivales,
laJDR,la
JPL,lesAbakombozi
du PSDau seindesquels
opérait
la JPR;avecl’appui
clandestin
du FPR,créèrent
un
escadron
secret
appelé
Opéranon
deDéstabllisation
desInterahamwe
(ODI),
chargé
de démanteler
leurrivalpar
élimination
desesleaders.
Lesmembres
de cetescadron,
commecertains
membres
deslmeralmmwe,
étaient
des
réselwistes
desFAR.Leursupervisinn
étaitconfiée
au partiMDR.Lesmembres
de I’ODIassuraient
également
danslesecret
Iasécurité
deshautes
persounaiités
deI "opposition.
Certains
membres
duGouvernement
auxquels
je
proposms
unegardede
gendarmes
m’avaient
avouéqu’ils
n’enavaient
pasbesoin.

Petità petit,
lesjeunesses
desparus
cesseront
d’être
politiques,
etdeviendront
PmgresStvement
criminelles.
La
survie
élëmentaire
desa~érents
était
assurée
parlecrime.
Ilsavaient
besoin
d’unrempart
pourseprotëger
contre
lespoursuites
judiciaires.
Crimeetviolence
politique
devenaient
doncinextricables=
Lesformations
politiques
MRND,MDR,PSDet CDRconstitueront
ce rempart
du crime.Il en futbiensfirde mêmepourle FPRet le PL
dontlesjeunesses
étaient
intégrées
danscelledu PSD.Pourla plupart
desjeunes
vagabonds
et laissés
pour
compteauxquels
il esttotalement
fauxatmbuer
un quelconque
choixidéologique,
fairepartld’unetelle
d’
orgamsation,
parfois
de plusieurs
à lafois,devenmt
payant.
Ilse dé;’eloppa
ainsiunepratique
d’infiltration
mutuelle
danstouslessens.Cettestratëgie
d’infiltration
profita
pamculièrement
auF’PRquivoulut
plat:er
ses
agentsen particulier
dansleslnterahamwe
et lesImpuzamugambi
poursuivreet influencer
leursactivités,
radicatiserleurs
actions
ethnistes,
etaccéderà
ceraams
membres
desFARpourexlraire
1’:-"
,tuormauon
militaire.

Annexe 9 : Les massacresdans le Bugesera(1992)
Lesmassacres
duBugeseraeurent
un impact
politique
décisif
aussibienà Iëchelon
nauona]
qu’international.
La
réaction
delacommunauté
internationale
faceauxatteintes
auxdroits
del’homme
futamplifiée
parl’assassinat
délibéré
d’unernssortassante
italienne,
Tonia
~w.a~lli,
le9 marsetl’anatude
pourlemoins
a-mbiguë
del’armée
:
élargissements
desuspects
du MRND,maintien
en détention
de membres
de l’opposition,
existence
de groupes
paracommandos
extérieurs
à la régionenvoyéssur placepoursemerle trouble.
De même.le gendarme
responsable
del’assassinat
delacitoyenne
italienne
n’était
toujours
pasinterrogé
7 jours
après
sonacte.
ledossier
selimitait
à unedéposition
de7 lignes
euregisWëe
parlemajor
responsable
del’enquête
accréditant
lathèseoe
l’accident.
Ilfaudraattendre
te17juillet
pourquel’auteur
delYassassinat
soitjugéparleConseil
degueme.-l.ï
FF’R,quantà lui,rirala leçon
de sespropres
déboires
en matière
d’interventions
années
et decommunicanon
et
justifia
désormais
sastratégie
militaire
parladéfense
despopulations
tutsi
etlerespect
doedroits
del’homme.
Pourlesmembres
mtsiduMRND,il devenait
impossible
d’yresteret
le wansfert
verslespartis
d’oppositinn
se
généralisa.
Leséléments
suivants
permettent
deretracerla
succession
desévénements.

Les massacresde mars 1992 dans le Bugesera: la manipulationdu MRND et du directeur
de I’ORINFOR, Ferdinand Nahimana
Le 2 mars,un communiquéde I’ORINFORappelaità la vigilancepour«annihilerles plans
machiavéliques
del’ennemi
lt~venzi-lnkotanyi».
Celui-ci,
quiserarëpercuté
lelendemain
surRadio-Rwanda
tout
au longde la journée,
s’appuyait
surun courrier
envoyé
de Nairobi
parun «Comité
de svmpathisants
de non¯ ,tolence
auRv,oeda»,
qtupretendait
etremformé
despreparalafs
terronstes
duFPRenhaison
aveclePL.Parmi
lesactions
progmmmées
figmment
l’assassinat
de 22 personnalités
hutu.Cettefameuse
lettreserait
un faux
grossier
sollicité
parleMRNDdeKigali
endate27/2auprès
deleursagents
à Nairobi
(télécopie
dusecrëtanat
du
MRNDde I6 h 33).Compte
tenudesaffrontements
déclenchés,
cetteaffaire
a suscité
de violentes
polémiques
entrele directeurde
I’OR/NFOR,
le MRNDd’uncôtéet lesformations
politiques
misesen cause(PLet MI)R).
1-Communiqué de Ferdinand Nahimana, direeteur de l’Office rwandais d’information
(ORINFOR)
(Kigali-Rwanda.
le 4 mars1992)
Lesagresseurs
duRwanda
seprépareraientà
selivrer
à desactes
deterrorisme
etdede’stabilisation
desinstitutions
sousleurs
différents
aspects.
De telsplansétantdécouverts,
nousne pouvons
entantquepresse
publique
demeurer
dansl’inaction.
Noussommes
tennsdevousfairepartdesinIbrmations
en notrepossession.
Vouspourrez
doncaprèsen avoir
pnsconnaissance
adopter
desattitudes
quis’imposent
pourannihiler
cesplansmachiavétiques
de l’ennemi
Inyenzi-lnkotanyi.
L’opihion
internationale
desoncôtédoitêtretenue
informée
decequise passe
au Rwanda
afind’éviter
de
sefierauxseules
rumeurs
quiservent
souvent
à ladésinformation.
Le vice-président
du Comitéde sympathisants
de non-violence
au Rwanda,Mr Mutangana
Innocent
a
réagi
à la correspondance
du secrétaire
permanent
dela commission
interafricaiue
pourlanon-violence,
Monsieur
.lames
Mal,mm
de Nairobi.
Ila ainsialarmé
touslespartis
politiques
agréés
au Rwanda,
touslesmembres
ckl
corpsdiplomatique
accrédités
à Kigali,leursExcellences
Messeigneurs
Vincent
Nsengiyomva
et Adonia
Sebununguli,
ainsi
quele préfet
delavilledeKigali.
Enrésumé
ducontenu
decescorrestx:nadances"
citons
les
actions
suivantes
visant
ladéstabilisanon
dupays:
- démoraliser
lesautorités
enlescontraignant
à démissionner
ouà perdre
latête;
- dénoncer
toutes
lesfautes
eterreurs
enlesgrossissant
;
- mettre
encauseleurlégitimité
auprès
delapopulation
;
- partouslesmoyens
pousser
la population
à ladésobéissance
civile
danslessecteurs
et lescommunes
pourles
rendre
nigouvernables
;
- organiser
un programme
degrèves
danstoutes
lesentrepñses
publiques
mixtes
et privées
;
- s’attirer
lasympathie
desmembres
desforces
armées
etdelapolice
;
- menerunepropagnnde
suffisante
à l’étranger
notamment
en Allemague,
auxUSA,au Canadaet
en France
;
- à travers
cesmêmes
correspondances,
ilestfaitétatdeterroristes
éWangem
quiseraient
recrntés
pourdéstabiliser
le pays.Ilsseraient
incessamment
infiltrés
au Rwanda
sousdiverses
couvertures.
Selonlamêmesource,
ces
éléments
déstabilisateurs
pourraient
sefaire
aiderpar
leparti
Iibéml
quileurservirait
d’étendard
aupays.
Ilest

aussirapporté
à travers
lesdocuments
quenousavonsconsultés
que~ personaalités
serment
assassinées.
Il
s’aglmit
depoliticiens,
hommes
d’affaireset
militaires.
Lespersonnes
visées
appamendmient
aussià despartis
politiques
à prépondérancehutu.
Ainsi
cesmeurtres
appelleraient
desvengeances
departetd’autre
etl’ennemi
ne-saurait
qu’en
profiter
pour
détaxare
l’unit~
dupeuple
rwandais.
En attendant
quenousinformions
plusen détail
surcetteaffaire,
nousdemandons
à tousle monde
derester
vigilant
etdenepascééerà
latenétion
desemer
laterreur
etle désordreau
Rwaada.
2-Lettre de la «Commission
référence

interafrieaine
pour la non-violence» de Nairobi citée en
....

Au Comitéexécutif
dessympathisants
pourla non-violence
au RwandaKigali,
Rwanda
Cherssympathisants,
Noussuivons
de prèstoutce quise passeau Rwanda.
Nousnousréjouissons
de ce quele processus
de
démocratisation
desinstitutions
de votrepaysva bonwamet noussommesheureux
de constater
cettenette
évolution
versleconsensus
national
envuedelaconstitution
d’ungouvernement
multipartlte
detransition.
Nous
encourageons
vivement
tesprincipes
de Consensus
et d’honnêteté
spirituelle
de la partde touslesleaders
politiques
africains,
quidoivent
désormms
avoir
unevision
gtobuiiste
desintérêts
nationaux
deleurpays.
Cependant,
et s’agissant
devotrepays,
nousavons
l’obligation
devousinformer
quelatroisième
phasede
la guerre
initiée
le1eroctobre
1990,contre
leRwanda,
vaêtredéclenchée.
Eneffet,
après
leséchecs
consëcutifs
de lapremière
phase(batailles
classiques)
etde ladeuxième
phase(combats
deharcèlement),
ladernière
phase
comprendmdes
actions
terroristes
: assussinats,
desmaction
desbiens
et maquis
urbain.
Desagents
terroristes
étrangers
(amtx~
et africains)
viennent
d’être
recrutés
à cettefin.Ilsseront
incessamment
infiltrés
au Rwanda
sousdiverses
couvertures
(affaires,
tourisme...)
et sitôt
arnvés
surplace,
ils
entreront
encontact
avecl’état-major
local
duFPR,représenté
parledirectoire
duparulibéral
(cf.notre
lettre
du
11novembre
1990),
parulibéral,
ossature
duFrontpatriotique
rwandais
etdirigé
parMonsieur
Mugenzi
Justin.
Desassassinats
devront
frapper
différentes
personnalités
: politiciens,
hommes
d’affaires,
militaires
....
tousadhérents
auxparusà prépondérancehutu.
Lescénario
telquenousl’avons
appris
esttrèssimple,
maisses
résultats
sontd’une
terrible
efficacité
: unleader
hutud’untelparta
politique
seraassassiné.
Cecrime
crapuleux
seramédiatisé
parlesorganes
adhecduFPR,pourdevenir
uncrimepolitique
à mettre
surledosd’unautreparu
politique
à majoñté
hutuadverse
! Lesmassacres
seront
ainsicommis
avecalternance
(illisible)
entrelesHum
eux-mêmes.
De source
bienfouillée,
nousavoustrouvé
unelistedespersonnalités-cible
dontlesnomssuivent
:
1. BAGARAGAZA
Thaddée,hommepolitique
2. RUTAYISIRE,
militaire
3. BANZIWellars,
hommepolitique
4. MUREGODonat,hommepolitique
5. SEBULIKOKO,
hommed’affmres
6. RUZINDANA
Augustin,
fonctionnaire
d’État
7. MBONYUMLVI’WA,
hommed’affatres
8. NZIROREA
Joseph,
ancienministre
9.RWABUtçUMBA,
hommed’affaires
et be,au-frère
duchefde l’État
10.KABUGA
Félicien,
industriel
11.KIGUFI
Thomas,
fonctionnaire
d~État
12. NSENGIYAREMYE
Dismas,officier
vétërinaire
13. SEBUNUNGURI
Adoniya,religieux
14.NYUNGURA
Emille,consultant
international
15. RWAGAFIRITA,
militaire
16.NGANGOFélicien,
avocat
I7.MPORANYI,
banquier
et assureur
I8.NTIRIVAMUNDA
Alphonse,
fonctionnaire
d’État
I9. NZABONIMANA
Callixte,ministre
20. KAREMERAÉdouard,hommepolitique
21.BU~ïARE,
fonctionnaire
d’État
(Oprovia)

22. KAGIMBANGABO,préfet.
Chersamis.
Vousn’êtes
passansignorer
quel’état-major
clandestin
du FPRfonctionne
actuellement
à Naimbi
maisà
l’insu
desautorités
kenyanes,
Cetétat-major
estenliaison
directe
etpermanente
avecsabrnnTzhe
installée
à Kigali
souslecontr61e
duParti
libéral.
Bref,
c’est
à cause
delagravité
decette
situation,
à cause
delaténacité
duFPR-Inkotaro’i,
quenousavons
décidéde
vousépauler
dansvotrelutte
pourla non-violence.
Nousvousprions
de demeurer
plusvigilants
et plus
unisafindeprévenir
etdedissuader
toute
action
quipeutprovoquer
latragédie
dansvotre
pays.
. ....
Pourla Commission,
JamesMak-uza,
sec~tairepermanent.
Faità Nairobi.
le 3 février
1992.
Déclarationdes associations
de défensedes droitsde l’hommesur les maSSacresen cours de
la population
de la régionde Bugesera
(KigaIi,
le 10 mars1992-)
Depuisla nuitdu 4 au 5 mars1992,la population
principalement
tutside la régiondu Bugesem
fait
l’objet
demassacres
systématiques
dela partde quelques
éléments
hutudeceuemêmerégion
etautregroupes
non
identifiés.
Cesmassacres
despopulations
civiles
innocentes
sontlaréplique
logique
etconsécutive
aumystérieux
communiqué
radiodiffuséà
plusdecinqreprises
notamment
au coursdesbulletins
d’informations
- moments
de
grande
écoute
- età grandcoupdepublicité
à parer
du5 mars1992_.
A cejour,le bilandestueries
sauvages
s’élève
dêjàà plusde300personnes
tuées,
tandis
qued’autres
victimes
demeurent
inconnues,
ayantétéjetées
dansdesrivières
ouayantpéridansdesmaisons
incendiées.
Sans
compter
ceuxquiauraient
përidanslessecteurs
de Mwendo
et Nkanga
en commune
Gabiro
qui,jusqu’au
9 mars,
n’ont
étévisitées
paraucune
autorité,
lesvictimes
n’ont
paspus’enfuir
decesdeuxsecteurs
parce
quelesagmsseursontbarncadétoutes
lesissues
verslesalut.
Nouscraignons
quelapopulation
principalement
viséeparces
troubles
n’aitétédécimée.
Leschiffres
risquent
malheureusement
degonfler
puisque
laviolence
s’étend
de la
commune,
d’abord
toncliée
deKanzenze
à celles
de Gashora,
Ngenda,
Tare,Mbogo,
Sliyorongi
et versKigali
la
capitale.
Bugeseraest
aussilethéâtre
descandaleux
pillages
debiens
et maisons
despopulations
d’une
part,d’autre
part,
lesincendies
ravagent
desmaisons.
Suiteà cesactesde ruches
et devandalisme,
la pamque
a gagnétoutela population
tutsideBagesera.
Déjà,
plusdei5000déplacés
sontentassés
dansdescondition
difficiles
desanté
et d’hygiène
dansdesparois.ses
et écolesde Nyamata,Marnnyxmdo,
Ruhumet Rilima,à la prisonde Rilimaet à la communeGashomoù
l’insuffisance
delogement,
desvivres
etdevêtements
sefaitdéjàcruellement
sentir.
D’autre
part,lesréactions
desautorités
locales
etpréfectoraies
faceà cesévénements
tmgiques
ontété
lourdes
designification.
Eneffet,
le bourgmestre
deKanzenze,
M. Rwambuka
Fidèle
et lesous-préfet
de Kanazi,
M. Sekagina,
le premier
substitut,
M. Ndimubanzi
Déoet t’agent
du Service
central
de renseignement
(SCR)
affecté
à Kanzenze
dontl’activisme
danscesmassacres
n’estplusà démontrer,
onttoutfaitpourrefouler
loindes
pardisses
cespopulations
endétresse
et ce,malgré
ledangerdemort
réel.Malgré
ta mobilisation
desautorités
et
desforces
del’ordre
danslarégion,
lespillages,
lesincendies
etlesmassacres
sepoursuivent
toujours.
De la mêmemamère,
la coupure
desmoyensde commumcation
téléphoniques
et cellede l’eaude robinet
pourdécourager
leshôtes
decette
population
endétresse,
lerefus
desautorités
à cette
population
detrouver
refuge
dansd’autres
régions
dupays,
prouvent
à suffisance
l’existence
d’une
volonté
r6elle
etdélibérée
d’isoler
lar6gion
deBagesem
durestedupaysetdumonde.
Ainsi,
tepland’extermination
decespopulations
innocentes,
à l’instar
desBagogwe
au norddupays,devait
suivre
immanqnablement
soncoursdansle pays.
AussLmalgré
l’envoi
en datedu 6 mars1992_,
desrenforts
militaires
de Kigali,
sonsla pression
des
représentams
desmissions
diplomatiques,
nousavonsdesérieuses
inqaiétudes
surlaréelle
volonté
demettre
finà
cettetragédie.
Survenant
aplèsKibilira,
Mutara,
Nuslio,
Bigogweet Murambi,
cesmassacres
de Bagesem
appareassent
endéfinitive
êtrelerësultat
d’une
stratégie
visant
à mettre
lepaysà feuetà sang,
parl’immolation
d’une
population
pourdesfinspolitiques
inavouées.
Nouscondamnons
avecla plusgrande
énergie
ce programme
ignoble,
sescommanditaires,
sesauteurs
et
complices.
Nousdésapprouvons
plusparuculièrement
la diffusion
de fauxcommuniqués
et autres
tracts
parlaradio
nationale
quisefaitainsi
lerelais
efficace
desfascistes
decepays’et
qui,partant,
serendcoresponsable
despertes
desvieshummues
parsesappels
à lahaine
età ladivision
interethniques.
Noussaluons
la mémoire
decesvictimes
innocentes
et adressons
nossincères
condoléances
auxfamilles
éprouvées.

Nousdemandons
à l’opinion
nationale
et internationale,
aux orgamsmes
humamtmoes
et de droitcE
l’homme
rwandais
etétrangers.
età toutes
lespersonnes
épñses
de dëmocr~e,
depaixet dejustice
à dénoncer
et à
condamner
avecnouscesactesdebarbarie
etleursauteurs.
Noussupplions
cesmêmespersonnes,
~’oupes
et organismes
de nousaiderà ~ec.gunr
te plusurgemment
possible,
moralemem
maissurtout
matériellement,
cespopalauons
en détresse
deBuger,
era.
CONCLUSION
Nous demandons respectueusement au Président de la République : ....
-d’user
de sescompétences
pourdémettre
d’office
lesautoñtés
locales
ci-haut
citéesdontl’activisme
dans
l’exécution
deceplanmachiavélique
a étéprouvé
;
- desuivre
de prèsl’évolution
dela situation
auprès
desinstances
judiciaires
pourquelesresponsables
de ces
exactious
soient
réprimés
;
- d’entamer
uneaction
urgente
pouramener
la presse
officielle
à sondevoir
d’éducation
de lamasseetnonaux
démarches
d’attirer
laviolence
à caractère
ethnique
etpartisane
;
- de démettreimmédiatement,
le directeur
de l’OR.IN’FOR
en la personnede NahimmmFerdinand
poursa
complicité
évidente
dansla campagne
médmtique
fasciste
et pamsaneayantdéclenché
les violences
cE
Bugesem;
- d’autoriser
d’urgence
uneenquête
internationale
indépendante
pourdégager
d’unefaçon
imparuale
la véracaté
des
faits
etlesresponsabilités
quiendécoulent.
Lessignataires
: ADL,Association
rwandaise
de défense
desdroitsde la personne
et deslibertés
publiques
; LICHREDOR,
Liguechrétienne
de défense
des droitsde l’homme
au Rwanda; ARDHO,Assc~ation
rwandaisepour
la défensedes
droitsdel’homme
; ~’(yarwanda
ASBL; AVP,Association
desvolontaires
de la
paix.
Les Tutsidu Bugeseraattaquéspar les lnteraharawe
(UmurangaMubangutsi.
n* 8 du 11 mars1992_,
p.1-3)
Depuisle 3 mars1992_,destroubles
ontéclatédansla régiondu Bugesem-Mayaga,
Le gouvernement
a
attendu
quecestroubles
soient
révélés
paruneradioéWaagère
pourdéclarerque
cestroubles
opposent
lesHumet
lesTutsidelarégion,
alorsqu’enréalité
cestroubles
ontét6provoquée
parla milice
du MRND(lnterahann~).
Certaines
personnalités
du MRNDsontnommément
désigné’es
pouravoirpréparé
et organisé
cestroubles
quise
sontrapidement
étendus
à d’autres
régions
dupays.Certains
événements
sonten rapport
aveccestroubles
: entre
autrela création
du paruCDR(Coaliuon
pourla défense
de la République),
paraà prétention
exclusivement
hutu,
etdontl’undesténors
estcitépouravoir
pamcipé
à l’organisation
destroubles
; maisaussi
letract
publié
parRadio-Rwandaet
dontl’intention
véritable
était
d’amser
la haineraciaie.
Toutceladoitêtreconsidéré
comme
ayantcontribué
à l’extension
destroubles
interethniques
dansle pays.Lesparuspolitiques
MDR,PL et PSRont
demandé
quece gouvernement
quimontre
dessignes
évidents
de fatigue
s’enailleau lieude continuer
à faire
massacrer
lapopulation.
D’autre
part,
uneenquête
objective
a étédemandépour
établir
lesresponsabilités
dansla
naissance
etl’extension
destroubles
duBugesera
etd’ailleurs.
Que ce qui s’estpasséau Bugeserane recommence
plus ! (lmvaho,n° 938 du 16-9_2mars1992,p.
13)
Au Bugesera,
lesmeries,
incendies
etvolsontprécipité
lesfuy~dans
l’église.
Cestroubles
ontcofité
la
vieà 35 personnes
; plusde 100maisons
ontétéincendiées
et plusieurs
vaches
ontétéabattues.
LesForces
armées
rwandaises
sontviteintervennes.
Unoeuvre-feu
allant
de18heures
à 6 heures
a étédécrété
danslarégion.
Despersonnes
de bonne
volonté
viennent
enaideauxréfugiés.
Petità petittasituation
redevient
calme.
Espérons
quede telles
barbaries
nerecommencent
plus! Sinonle paysserait
en trainde se précipiter
dansan gouffre
infernal.

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Pr,.~’r...-_u~
it«.~r
:-cc:,::~~r;:eL l.:î Lc~i :-.u~"

!~urs.-.,~.»~~¢.c-.-’.~~«,’"~-,..~,,~
Douï se,,_er la discordm~armi lins Rv,andaisou
R;;andaim.
R ................

EXPOSE

INTRODUCTIF

DU G[N[RAL-MAJOR

A LA REUNION DES COMNANDANT~

HABYARIMANA

jUVENAL

DE SECTEURS DU 13 MARS 1993.

-- Monsieur

le PremierMihis%re,

- Monsieur

le Minis%re~

- Monsieur

le Chef dIE%at-Major

11Armée

Rwandaise,

Monsieur

!e Chef diE%a@-Major

&a Gendarmerie
« Messieurs

de

de

NatiOnale,

les Officiers~

- Messieurs,
¯,

.

.

.

NOUS voici une fois encore
adre bien,app.roprié,
pr.çvau±.aujourd’hui
sa D@fense.

poum évaluer

e~sembla

dans~n0tre"pays.

De ±elles

occaslons,

réunie

la situa±tan

spécialemen%

traditionnelles’dans

e% d’échanger
¯

=apport

aÇec’la

sécóri%é

qui

sur lë plan de

desForcesArméesRwandaises,
nouson% toujours
que!qd.çs I r~flexions

dans ce

l’histoire
parm!s:de mener

des vues sur des ques%ions en
¯

[.

du pays ou sur bien d’au%resqul

in@éressen±.

d’une maniera ou diune au±re les: Forces Afin~es Rwandaiseso
.]. "

...
¯ -

:

vivons

depuis

d~~ujourd’hui

PeUPle

de guerre

le ~em~oc%obre

1990 i des rencontres

se son{ avérêes

toujours

o’assurahce

..

¯

~«’
per~oda

Pendah@ ce%te

..

requéran±

%0ujours

en vue de la sauvegarde

r~ahdais

~

......

utiZes,

.

qu~ nous

comme celle"

les solutions

a.ux

plus de concertation

e@

des intér#%s

supr~mes

du.

"-

#oln& nies@ donc besoin , je pe~se~ .’e
;

aowllgner
~h.mols

ni

l’importance

ni l~oppor%uni%é

apr&s ia reprise des: hostilités,

unilatérale
reiance

[ ,

du cessez-le-@eu

@es négocia%ions

de la présen% e rencontre:
suite è la violation

par le F.P°Ro

d’ARUSHA

qui avaient

ïl importa

quç les responsaboEes

miZïtaires

~iocqasion

de faire

points

réunion

~ma% dele~rs

se place

de la

é@é sUspendues,

que vous êtes~ aient

de’vue

donc dans la d~oi&e

paix s0re et durable

et à la veille

e% de leurs jugements.

iigne de la-recherche

pour notre pays«

~ o ./o

¯ o

--

2

--

Pemme%%ez-moî
à !tend=oi%

des

leur bravoure

sou%±en

de défense

mes

.de ses Forces

du peuple

e toujours
Ammêes&

Monsieur

le

félioi%a%ions

peur

Ma reconnaissance

rwandals

manifes%é

da réi±éram

dans 1’accompllssemm.%.de

de notre Pa%»is.

à l’endroi%

qu~i!

occasion,

Armées¯Rwendaises,

e% pour leur dé±ermina%iom

!eu= mission
renouve!ée

Forces

à ce%±s

%ou% en%ie=

e% manlfea%e

.

.

p=emlem

Minis%~et

éga!emen%

pou= le

% "
oujours

à l’égard
¯

M°nsieur le Miñis%=e, ¯¯
’" -~ .
Mes si euzs,

1er ec%obre7
¯

de cst%e gue~~s,

irai

-:e%je

1990~

i
D~s le d6olenchement
.

%oujours

Prané

ne ~als

le ,

que

¯

,

.

.

.
.

.

-

¯

¯
¯ce%%s

guer:a

Udre durablemen% les problèmes à ire=±gins da
¯
.
e% d’au%res
¯.
",
.
don% ce%±e ¯ demi&me es% elle m~me la cause.
¯

Mes nombreuses
déo!ara%ions,
mes ~encmn%~es
5i!a%érales
Ou mul%i!a%éra~es,
prinoipalemen±
en Air±que,
dans.les
ï
Pa~s
Voisons,
" "
, ",.
mais aussi en EUrope,"
on% mon%ré
è ceux qui veulen%
"~~-’ir ma Volsn%é de privilégier
ee%%e
Voie des négoeia%ions
e% du
dialogue.
Le Gouvernemen%
Rwandaia
a~ & son %out, déployê
d~éncrmes
erreras

POUr’s’=Erien%er

dans

la

même

voié,:

Néanmoins,

force

¯
l’assiS%ance
cons±e%e~
le

Pays

le

foi

qua

.m@me

sous les auspices

des’

dynamisme

amis.
qU’s

chëz

nou6

a %oujours

é±ayer

ce%~e

,
¯
znves%~e
nla pas ~enoon%ré
par%~~o
Plue~eu~s
preuves
son{ là
¯ .

!iaU%re

du

cessez-le/feu

e@

%sus

!es

décep{ion~
du

E%

8 ~évrie=

Observa%eurs

le plus

1993

espéraien%

-

récente

alors

lu.%

que

&e
.

.

..
enfin

de

Palx~

observateur,

Au×

yeux

ltamplaur

~U

Rwande

de

ca%%e
foi

aux

!secs



à !a

mauvaise

cru

en %ou%es

cas

explications

vlola%ion

rwandaiS

bien%@%

~ un

comm
de

vlo/a±ion
de

ce%%e

peuple

a~riVe~
Accord
e

e% avec
de

y av6ns

. . 4

pour

’ê%ê

nos

nllmpar±e

quel

soirs

n’en di% pas molns quan%
agresseurs.
Personne
n~a

.fallacieuses.

I! es% mgme :~ pense:~ que ces malheureux
o:

et ~ondamneb!es

massacres

furent

e% a%tisé.s

organisés

ovnique exploi±a@ion
pour déclencher

engagement

une a~taqu’e

prêparée

déjà entamées

!e paix da~s not~e

ici présente,

même qui en ont fait une

6% qUi en ont faît des prétex%es
-....

de longue date,

nous res%uns

¯ .

VOUS~

dans le nord du Pays

endépi%"ds’~%oU~es

reste;

des négocia’tîons
ramener

par ceux-la

pol-i%ique

~ : Mais
notre

de Tin janv±er

ces¯décep%ions

convaincus

reste¯!a

que le processus

seule voie susceptible

Pays e~ dans notre réglon. A travers

¯

.

¯

J voudrels

renouveler

mon açpe! au Peuple

.4wandaia en çénérs! e% à ses Forces Armées en ParEîcul~er
~entinuer

& soutenir

dans deux jours.
nous amener

cas négooia%ions

Nous formons

&e la conclusïon

da r@eonciliation

du peuple

F.P.R,

Minist=ë

- INKOTANYI,

d’un Accord’de
rwandais

@slair~iesements

paix, qui sera ce ferment

à cet&e

!es bases pour la relance

Vous aurez

droit aox explications

que vous souhaitere~

occasion

ayant donné

note

des

des résultats

~mnterpretatmons
’ ": "

de DAR’Es-sALAAM

Ztarrêt

Sw~ceptibles

de favorisër

ie~~s

et garantir

e{

dit "CONFIDENTIEL"
et réactions.¯

que "j’ai pris

e@ quejfencourage

tOUt

des combats et ramener la Paix dans

J~ei par ia mSme Occasion.ré~téré

biens

du

& propos du Communique

et à ~on annexe

lieu à diverses

ce. qu~ peut permettre
le Pays.

entra

et le Président

mom~ ~ am d6Jà préc!Sé
bonne

vont.réeZlemnt

i

-"

document

reprendron@

de DAR ES-SALAAM

du Gouverhemen%.Rwandais
a !anté

qu,eZles

pòur

aveo¯lu~-m~me.

renCon±re

négociations~

elgné

qU.~t norma/ement,

tOUS llespolr

La récente
!e Premier

de

mon soutien

le retour oees déplacés
leUrs’sécurité"~

aux actions

de guerre

dans

--4--

Ainsi donc je garde touOours l’espoir, et j’en
appelle à la Communauté Internationale pour nous y aider - je
girde l’esp0ir que les deux parties respecteront leurs engagements.
Le Gouvernement Rwandais a. déjà introduit une requête au Conseil
de Sécurité des Nations Unies pour que des Observateurs Interna"tionaux contrôlent la frontière Rwando-Ugandaise et qu’une force-internationale contrôle la zone tampon , zone située entre les
positions des Forces Armées Rwandaises et celles occupées par
le F.P«R~-avant la violation de cessez-lé-feu du’8 février où
les combattants du F~PiR~ se seront retirés d’ici le 17,mars
pro¢hain~
Quant à .la présence des troupes françaises,
je’voudrais rappeler que eelles~oi¯ Sont au ~wanda suite à un
accord de coopération amicaleentre la .France et le Rwanda, Il
est à Préciser, car làaussi les interprétations 0nt été parfois
loin de !~esprit des accords de DAR ES-SALAAM.- que l’allégement
du dispositiffrançais au Rw~nda ne peut être effectu4 que sur
entente des Gouvernements Fre~çais et ~vandais et apres-que le .
Gouvernement ~wandais ait Constat~ le retrait effectif des
combattants du F~P;~~ dans ses positions d’avant ie 8 février 11993.

¯
Notre soutien atix négociations d’ARUSHA est
to%a! ainsi que notre engagement au respect strict de l’Accord
d~ cessez-le-feu~ Mais "cessez-le-feu,, ne signifie point fin des
hostilit4s-cHacun de nous l’a constaté. Il ne relève donc pas
d~un esprit belliquéux,loin de Ià, que de demander. à la population et aux Forces Armées R«fandaises en particulier, de rester
vigilantes~ Les Forces Armées Rcanoeaises doivent rester prêtes
pour le combat et la population doit rester à !eurcôté et
fs’organiser pour sa propre défense; Je vous confie cette consigne
de vigilance - prêts à riposter à toute action agressive de Ceux

I

qui nous attaquent~

" 5 --

Mo~sleur le Premier. Ministre,
Messieurs,
Dans leurs missions combien nobles et
contraignantes, les Forces Armées Rwandaises ont constamment
besoin du soutien du peuple dont elles sont l’émanation et pour
la sécurité duquel elles sont organisées, La population ez ses
¯ .Forces Armée~-doivent donc Vivre et travailler en parfaite
symbiose. J’ai eu à plusieurs occasions à louer les efforts du
Peuple Rwandai=.dans lehr action de soutien aux Forces Armees
R~«andaises, je l’y exhorte encore aujourd’hui Les Forces Armées
F %ndaises, sent elles4m~mes reconnaissantes de l’appui.du
peuple.

~

.

Mais C~es% toujours aveoE amertume que je me fais
..
le devoir de fUstiger le. comportement de certains militaires peu nombreux, mais combien !eut action est si nuisibie~ qui se
livrent aux divers aote~¯d41ictuels,au détrimen~ des populations
innocentes: les pillages, les viols, et tous actes de vandalisme."
J!en appelle à vous tou~, j’en appelle ~ tous les responsables
militaires, j’en appel!e à chaque membre de nos forces armées,
pour que cet a~pect de discipline soit urgemment et sérieusement
redress4..Par des %oñtac~s fréquents avec leurs hommes, par une
edu~atlon Ideologlque-.qu}i! faut dynamiser, les responsables à
tou~ l¢s niveaux doivent proeéder à une sensibi!isatioñ positive.
Les r"
eoentes " e~!sAons
de decentraliSer
les tâehes administra-’
d ....
tives et dis~iplinaires versles secteurs op@rationnels vont
aider à cette reprise en mains, La justiÇe elle-même doit.
s’emp!oyer à extirper ce maii

~es~ez

~
. un!s
~ cohésion ent~e vous-même - unis
à verre peuple d~nt vo.us êtes les défenseurs, oeinsi vous allez
~ontinuer ~ meri~er
"
de la nation,

.../~..

-- 6 --

Et le reste de la Nation vous emboitera le pas ....
pour que toutes et tous nous nous Sacrifions, nous nous
dépassions pour cet objectif .commun dlunité, de défense de
l’intérêt supérieur du Pays.
Ainsi

tous,

parlerons

le même iangage,¯ce!ui

de la seuveraineté nationa!e, celui de l’idéa! de démocratie,
celui de réconciliationnationale,
lá vraïe réconciliation
nationale, ce!le sanê¯exolusion, sans préjugés, sans plus
esprit de revanche, avec le seul objectif d’une volonté fermé
de reconstruire notre cher PayS.
Je vous remercie

Annexes 11 : L’affaire
Stanislas
Mbonampeka

.~~-’*~.*ZNG

DU

Léon Mugesera et la démission
(1992-93)

HRND

DANS

LA

du ministre

SOUS-PREFECTURE

DE

de la

Justice,

KAB%YA
122/t]192~

ALLOCUTFON

DE .~~UGE__ES_SERA
Vive
nous

notre
MOUvement!
tous te soutenons:

Vive

le

bonheur,
Nous
vie!
sein
,
J al
je

Léon

Président
nous

Longue

vie,

Habyarimana,

tous

le

prospérité,

Longue

vie,

Progrès

Prospérité,

SOutenons!

%ous-mi-l-l-tants
du MOUVement
ici
Longue
vie,
prospérité,
bonheur,
du ~IOUvement
nouvelle
formule:

Militants
de notre
MOUVe
espoir
que vous
all~- -~ ment,
nous
tous
%aie prononcer.
&%,,=+-~ F
ï~" =~~=~*t±on a

présente,
longue
progressons
au

icl

rassemh]A~

] ’~J Looutiom ~,,~
a~tent!on.
Dernièrement
4, ~-" ,~~uS
Seulement
ret te: dro-,.
,,L. mon
;E.
¯
-:
J ~!
~-<
..
.
.~ ne ~upPortons
~
q_[le ¯~ cuo
Oas l=
--.. ....
...... ~f=,’~uaor,
Oevent vo’-s
=pzls
et cela
ne changera
guère
meme C’un
lota. Je n’v rèva-ç ....
gerls venus
~~.ns
pas. ç~uanoE
je regarde
la »^-~ très -- "-"
. ¯
iCl
.
.
c
fa
. .
¯ »ous S!~ence ].e uu~urel/x
premier point
Je prefererazs . ~uu~e
passeroe
’s-s-embles»
N
~vaxs-je
pas
l’intention
de vous
ce%%~’e
en garde Contre
] .... ~
est le premier
point[ ~~ ~~~es
ae provocatlon
du MDR agonisant?
Le deuxième
point
que je voudrais
aborder
avec vous est
le suivant:
ne nous
laissons
pas envahir
ici ou oar%out
ailleurs
à 1 nterleur
du sans
pays. réagir~
C est le
Que deuxième
ce soit
’i . .
point . "
Le troisième
point
qui
retiendra
mon
attentJon
est
aussi
important,
à savoir
la conduite
que
nous
de:’ons
adopter
quant
aux
traftres
et à nos
adversaires
acharnés.
Je vais
donc
cl6~urer
par la conduite
qui doit
être
la n6tre.
ue

vous

Primo, je- v~~,~rai s »__ ¯
devez
Savolr.
Vous
deve-

.

sur

un

poznt

Przmordial,

~[e provocatlon
des
partis
~~hp
Dî Sa%oir
le pourquoi
des actes
Oernler
ayant
amplifié
== --,
~~ et FPR
ainsi
PDC
et PSn
~~
~~s attaques
ceo -~=,- 4
partis ~«i ......
~’ ~~
.
«_
.~..ur~. Ces
l’Eta+
~[~ ~=L ~’u, par provocation
afin ~~ ~ ,’~ï.n~er.-.
~
=~
chez
{~e
notre
MOUvemene
v~,
u~
s
attaque[,
au c ~ef d~,
s attaquent
a nos
adhérents.
Ne -u~~s
meurt aevez
que savol2"
celui
-.
pourquoi
ils
auparavant
malade.
Le filou
TWAGIRAMUNGU,
Président
d, MDR s’est.
qui
a ét4
fait
avoir
dernièrement
sur
les antennes
de la Radio
nationale
dans
un débat
pourtant
réclamé
par lui.
Le Parti
CDR qu’il
avait
cru
enfoncer
eut
le dernier
mot.
A~-’adhérents
du MDR,
PSD ainsi
que ces complices
des rebelles
[PLI
¯ ",=~
cette
défaite,
les
circulent
désormais
bouche
bée
dans
les
taxis
à Kigali.
Ils ne
savent
que dire.
Lui-même
s’est
tenu
coi et n’est
plus
réapparu
dans
son bureau.
Je vous
dis que lui et son parti
ont démér~t.é
et q~I’ils
sont mort.s
de frayeur.
Etant
donné
que c~ [»nrti
et ]«~
autres
partis
complices
des
précité
(HDR)

composan
rebelles
répondant

t le comité
"Inyenzi",
au nom de

de COncertat.
Jon
sont
tous
un des adhérents
de ce parli
.~IUREGO
a déclaré
lors
d’un

meetin~
à Kibun~o
ce qui suit:
"Nous
nous SOmmes
d«.~ r ¢-~cendant~
n,~~u
et nous
Sommes
des Hutu.
" Et à [ ’asse.mh]~~
de lui
rétorquer:
"Que
tes aïeux
meurent!
Q~li t’a confié
celle
mission
d’être
leuc porte-pan_<~la?"
Ils débordèrent
de colè:-e.

Ce fut ensuite
le tour du Premier
Ministre
portant
le
nom de
"je prie
le démon"
(Nsengashitani)
ou
"Daeu"
(Nsengiyaremye),
je ne sais pas. Ce fut son tour de se rendre
Cyangugu
avec
pour
massion,
vous
l’avez
entendu
à la radio,
d’empêcher
les Hutu de se défendre
contre
les attaques
par mines
des Tutsi.
La réplique
fut immédiate$
vous l’avez
entendu:
ils
se moquèrent
fortement
de lui, et d’assistance,
et les membres
de son parti,
et ceux des partis
qui coeposent
avec le sien. "Il
perdit
la tête. Ainsi
donc vgus comprenez
mieux ces gens. Un peu
après,
vous
avez
entendu
à Ruhengeri,
le Président
dë’ notre
parti,
son Excellence
le Général-Major
Juvénal
MABYARIHANA,
quand
il prononça
son allocution;
l’Invincible
"Ikinani"
se montra
et
les gens pré-cités
s’ empresserent
de disparaître.
Ainsi donc vous
saisissez
la cause des agissements
de ces moribonds
qui ont donné
"uf coup de pied"
quand
ils ont entendu
que tous les rwandais
ainsi
que les membres
d’autres
partis
sont de nouveau
en train
d’adhérer
au sein de notre parti à cause de l’allocution
de notre
chef
......
.
:.
Même si leurs’actes
pëuvent
déranger
quelque
peu, il
est vain de voulo=i~~--z~e_
mesurer
à nou~, parce que nous sommes
nombreux.
Ça c’est
un, le MDR et les partis
qui composent
avec
lui sont des partis
moribonds.
Ils auront
beau
vous agresser,
vous ne subirez
aucune
perte,
si minime
soit-elle.
" ¯
Le deuxleme
point
prévu
sur mon ordre
du jour est le
suivant:
ne vous
laissez
pas envahir.
Je souhaiterais
que vous
tous lassiez
de cet adage votre
mot d’ordre:
"ne pas se laisser
envahir".
Mesdames,
Messieurs,
jusques
à quand
allez-vous
supporter
qu’un
intrus
fasse ses grands
besoins
chez vous et se
lève et reparte
à l’aise
après?
Cela est purement
et simplement
un interdit.
Sachez
que ceci est très important.
Vous
avez pu
voir
ici nos frères
de GITARAMA.
Ils ont hissé
chez
eux les
drapeaux
à nos couleurs,
drapeaux
que je leur avais
distribués
quand je travaillais
encore
au sein des organes
de notre
parti.
Mais que grand est votre étonnement
lorsql,ç,
venant de
Kigali,
vous traversez
cette préfecture
et entrez
dans Kibilira!
Il n’y a tout simplement
plus aucun
drapeau
du MRND his~é;
tous
les drapeaux
ont été enlevés!
Vous
comprenez
parfaitement
la
situation.
Les
prêtres
vous
ont
si bien
moralisés.
Notre
formation
politique
est aussi mouvement
pacifique,
mais cela ne
se passera
pas comme
ça. Nous ne pouvons
pas avoir
la paix si
nous ne déter!ons
pas____!la
hache de guerre.
Un proverbe
dit "Qui
veut la paix,
prépare
la guerre."
Ainsi,
dans notre
préfecture
de Gisenyi,
c’est sinon la quatrième
fois, la cinquième
fois que
je le dis
ouvertement.,
ce sont
eux qui ont commencé;
dans
l’Evangile,
il est bien spécifié
que si quelqu’un
te gifle
sur
une joue,
tu lui présentes
l’autre
joue
pour
qu’il
la gifle
aussi."
Moi je vous
apprends
que ce passage
à pris
une autre
tournure
au sein de notre Mouvement.
Si on te gifle sur une joue,
gifle
à ton tour ton adversaire
sur les deux
joues
et si fort
qu’il
ne se relève
plus.
Pour
commencer,
vous
interdirez
strictement
dans notre préfecture
tout drape;~u,
tout chapeau
et
tout accès
à un adhérent
de l’un des partis
pré-cit4s,
surtout
s’il est tenté d~organlser
un meeting
ici. Je veux dire toute
la
préfecture
de Gisenyi
sans exception.
"Il mange
les autres
et
quand
on veut
manger,
il devient
amer!"
Qu’ils
sachent
qu’un
2

homme en vaut un autre.
Notre domicile
est aussi inviolablel
Ne
vous
laissez
donc
jamais
envahir.
Cela
c’est
interdit.
Je
voudrais
ajouter
à ceci
que
vos devez
éviter
tout
élément
susceptible
dë vous
faire
fléchir.
Notre’
grand-frère,
Mr
Hunyandamusta
vient
de vous
expliquer
la situation
que nous
vivons.
Il a évoqué
un point
concernant
nos inspecteurs
de
secteur.
Ils sont 59 démis de leurs fonctions
dans tout le.-pays
et 8 dans notre
préfecture
de Gisenyi.
Je prends
à témoin
les
mères
de famille
ici rassemblées
pour qu’elles
nous disent
si
elles
la [Mme
le Ministre
de l’Enseignement
Primaire
et
Secondaire]
honsidèrent
encore
comme une mère de famille.
Moi je
sais pas ~~T_ L,= sais ~as non.plus
~i vous «,=~ jamais
vu cette
et Sec6ndairEE,
elîe,--~i
se permet
de s’enquérir
à votre
place
si vos propres
enfants
ont déjà quitté
la maison
pour aller
à
l’école
ou pour y retourner.
N’avez-~0us
pas’non
plus entendu
ses
propos
incitant"
la. jeunesse
à ne plus
étudier?
Et "c’est
maintenant
aux éducateurs
qu’elle
s’attaque.
Je voudrais
vous
informer
qu’elle
a interpellé
les’mêmes
inspecteurs
de secteur
à Kigali
pour leur interdire
d’être membre
d’un parti politique.
Que n’ont-ils
pas fait pour lui faire comprendre
qu’elle
devait
à titre d’exemple
les précéder
dans la prise de cette décision?
Peine
perdue
puisqu’elle
est toujours
membre
de son parti,
de
même u elle insulte
notre Président
sur les antennes
de la radio
nationale.
A-t-on
jamais
vu une mère lancer
des insulter
à cor
à cri à la minière
des gens
sans
éducation?
Ainsi
donc,
je
voudrais
vous confier
ceci,
et ceci est la pure vérité,
ce ne
sont
pas de simples
suppçsitions.
Ils sont
victimes
de leur
adhésion
au HRND. Ceci est-il
clair pour tout le monde?
Ils sont
victimes
d’être membres
du MRND! Ainsi donc, permettez-vous
qu’on
vienne nous envahir
au sein du MRND en nous enlevant
de force nos
militants?
Je ne vous
demande
qu4 deux
chosesmais
très "¯
importantes,
primordiales
même.
¯ .
p remlerement,
écrivez
à cette méprisante
femme qui n’a
honte d’insulter
les gens gratuitement
et au vu et au su de tout
le monde, sur les-arn-b~’înnes
nationales,
à la radio de tous les
rwandais.
Ecrivez-lui
pour
lui exprimer
votre
rejet
de la
décision
qu’elle
a prise.
Dites-lui
que vos éducateurs
sont
d’honnêtes
gens
dont
la bonne
conduite,
vie
et moeurs
est
attestée
et qu’elle
n’a qu’à revenir
sur sa décision.
C’èst
la
première
¯
chose que je vous demande
de faire.
Apposez
vos signatures
sur cette
lettre
tous
sans
exception!
ce ne sont pas les feuilles
qui manqueront~
’ Et vous
prendrez
soin de la confier
à quelqu’un
qui la lui remettra
en
main propre.
Et si jamais
envie
lui prenait
de ne pas répondre
dans
un délai
d’une
semaine
ou si jamais
elle
persistait
à
vouloir
remplacer
les inspecteurs
suspendus,
les dits remplaçants
feront
mieux
de plier
bagage
et de se rendre
dans
la région
natale
du Hinistre
à Nyaruhengeri
(Butare)
tout
près
de
frontière
rwando-burundaise.
Qu’ils aillent
éduq,ler
ses enfants,
tandis
que les nStres
seront
toujours
éduqués
par les hêtres.
C’est également
un point important
sur lequel nous ne devons
pas
transi~er.
Ne permettez
pas qu’on vous envahisse.
C’est interditl
Ce qui s’appelle
également
ne pas se laisser
envahir
dans Votre pa}’s, vous le savez. Ceux qui no,~s attaquent
ne les
appelez
plus Front
Patriotique
Rwandais
"Inkotan}-i"
Faites
la
3

e"

distinction.
Ce
sont
des
"ca
....
ncrelats
.,,
s , a.~~~1~_~ ,,.
~~~~~~*~~
ues cancrelats"
(,,invenzi,!
Invenzl
). Des gens qui
Général-Major
Juyénal
HABYARIHANA
) nous ont attaques
et le
present,
vous l’avez
rec nn
, et son
bras
droit,
ici
il était alors
chef d’Etat-Major
Adjointno..u,
lors le
de Colonel
l’attaqueSERUBUGA,
se
et chassèrent
les rebelles
,
ensemble
" Inyenzl".
de levèrent
la frontière
national.e.
Ils battirent
en retraite
et hors
retournèrent
d’où-ïls
étaient
venus.d e vous
,
. . Permettez-moi
d
.
qul s’était
"acharnée°ncler
une anecdote.
Lorsque
la °PP°Sltlon
~,~o~«,
elle
prlt
les
~
e
le
Çeglm
e
en
place
..... ~~_ u
~.~’?$~~=~,
¯ opposition
composé2evants
en se rendant
à
~_.~--_ ....r ..... ~n~ pour laisser"+n~~~~
~«~~~s nue, PL et PSD.
Ministre
au moment
où les ~’’L-’e:’-.:ia
combats’falsalent
raEe
" fil déclara
que
ae
un. Ils complotèrent
~o.._-~nos .forces
armées.
Vous avez entendu;
les prop&s u~-" Ge=ouraEer
les

forces

armées

devaient

être

démobilis’ées

pour

du cultiver
Premier
aller

mes marais, Ct est ~_~.~~_4nO _C ......... .
¯ "
. . leurs ,.~n~
que ced’tains
d’entrë eux au ~»
sensible
sont quitte
o "
.p si tions, offrant a~»-:
.
.coeur
In.venzi" une ~-^~~
~=~xe occasion de L,~__~
_
.~~,~x aux rebelles
~A~
~~~~,enu, eux s’adonnaient
à ~ ..... ~ ~mp~anner
a Byumba.
Au mê
~~~
=c~es
{~e
vandalisme,
en
devalisanmt
les maEasins
des villes
de Byumba,’Ruhen~eri
et Gisenyi
09 nos
COmmerçants
furent
depouilles
de leurs biens.
Et c’est
à 1 Etat
de restituer
les biens spolié_~
~~
,.11 est a. l’orlglne
vol! Ce n’est pas le Commerçant=t~uC~equ
. .
de ce.
~ancaï ses. Il ne veut pas non ~lus~è~-~ resp°nsable.de
cet état
¯ re. En effet, pourquoi
un créd~+ ~*îen~.re
parler de "crédit
responsables
qul permettent
~~
à ’ennemi
Le echatiment
"de lai.re
des
ce qu’il veut irresponsables
chez nous est /)revu.
La u~ncalre..
ioi est
sàns
dessus.
"Sera l~unle
de la peine
ca~ita ~_ ~
qulvoque
lar
x~, uOute personne
qui se
rendra
coupable
d’actes
ri
sent
a
affaib~
~~~
~
.
armees."
~..,~ubeno-t-on
....
~u
nour I, ~..z = ’ 2 ~~ ~~ morale ~es forces
-~
e~re
arreté
et réno~A.~
~ cx~CUuer7
.~~r. NSENGIYAD=~«v~
~ ~Olt

= ,,~~c~ ue
- ,~~«~zr~
ce che « ;,
.
tri~,,~
..... aux.. ~a loi reste tou"
ç u accusatlon
devan’t le~
¯ Condamner
à la peine
ca_~Oours
en rigueur.
La Cour
n’a --’- Çtremblez
~as _ ~,...
,
~u a ±e
,.~~uaie
COmme
le st4--~
fol,
Ne
de ¯radios ~t~.~- ~- ~~e
ioee qu il est Premier Min~’~~~,
.
±a
. ~«~~~eres nous o nt ~~
.... ~. que ce ~~~re.
~es stations
«~oe~uuue
cela
aussi
d’autres
Cleux.
Des mln stres
interpelles
la
sous
se passeparainsi
justice en France
1
.
pour ne Citer
."Sera
.
la Peine
capitale~-t-~e
~e-- que cet. exemple.
Punie
~~
rendra
coupable
m~ _
. oe ~.~onne,
qul en tem s
--

~~f~me
partie
du~~r~~~~~
°n
~ ~’ennem~
d~terrLoîee~L’r%
ese
ue la nation~ Hr. ~W .........
~ec!aré
sur les .....

~,
une
~,~~ i .~~,u~nnes nationales dans ~,~ A~-u ~ ~~.x~AtIuNGU l’a
- ~ul. ~es adherents
de .s~- --- ~. =ua~ ïu le CDR a eu
.....
oe«rul
perdIi’~nt
la
~Ate
faire partager
. .,~~n.
. .à a.l’écoute,
«~~ vous
Byumba sur les antennes
de la ~ette
radio. perso
Nous nne
~tions
tous
a concede
l’ennemi
rwandais
ainsi qu etran/ers,
ue
Justlce.
Conformément
a la l~:Q
. cet homme
soit
tradui~~
zlgUre
dans i co
p
. .
de la lo~,. Ils ,nus montreront
~ n a,e~. 1,, a demande,aux hommes
o=~a
conuamné
à m .....
~~~ arr. lCie,
~e d~~ ] ........
~nflme^pa~tie
du te~rltoCertëlnatU~~
t:ra COncédé ne" f,,t-~ctr’q;;u;ë
=Crouey
~"«± WU attend-~l
donc pour être
le dessus

~~n~imô°no~oî~~~°"
tPre,,ds
a’~tanin
~e,o,,d~-:
deén~~’L~~’
’~*s~ra
,~ond~mne
~ mort
~«a

4

Vous savez nul doute,
Hesdames,
Messieurs,
ce que cela
signifie,
ne pas se laisser
envahir.
Vous
savez
pertinemment
qu’il y a des complices
dans ce pays. Ils envoient
leurs enfants
dans
les rangs
du FPR.
Ce sont
les
faits
qui
vous
ont été
rapportés,
que vous connaissez
donc bien. Hier, je m’étais
rendu
au Nshili à Gikongoro
près de la frontière
burundaise.
J’ai aussi
effectué
une escale à Butare.
Partou%
l’on me mettait
au couçant
des effectifs
de recrues
Parmi
notre
jeunesse,
recrues
allant
grossir
les rangs du FPR. Et l’on se posait
la question
de savoir
pourquoi
on ne mène
pas
une
enquête
sur
la filière,
les
r--:o.._ables
ainsi
que les familles
impliqués
dans cette
affaire.
Je.prends
encore
une fois à témoin les écr itures.
Cela
e~t notamment
marque
dans le code pénal
que’"ser~
punie
de’le
peine
capitale
toute
personne
coupable
d’avoir
au
recrutement
de jeunes partout
dans le pays en
vue de procédé
les enrSler
dans une armée étrangère
en guerre
avec la nation."
Qu’attend-ton pour décimer
et ces familles
et ces gens qui les recrutent?
Allez-vous
sincèrement
attendre
que ce soient
eux qui viennent
vous décimer?
Je voudrais
tout simplement
vous dire que nous ne
demandons
qu’une
chose.
Nous demandons
instamment
que tous ces
gens
soient
recensés
et inscrits
sur une liste
en vue d’être
traduits
en justice
et de compara[tre
en public.
Et s’ils
ne
veulent
pas, qu’on se souvienne
de cet adage repris par ailleurs
par notre constitution:
"La 0ustice est rendue au nom du peuple".
Et si la 0ustice ne peut plus rendre justice au peuple,
comme
le stipule
notre
constitution
que nous avons
otee.
dans
V
~ .
ce cas, nous, le peuple,
trahis par la 0ustice,
nous nous
verrons
obligés
de prendre
nos responsabilitês
en vue de dêcimer
ces
voyous!
Et, en vérité,
en vérité
je vous le dis, Comme cela est
écrit dans l’Evangile;
quand vous permettrez
au serpent
de vous
mordre
sans qu’il soit nullement
inquiété,
ce sera %’otre
tour
d’être exterminés.
Sachez qu’il n’y a ’qu’un
jour et" demi qu’un
groupe de gens armés, a fait irruption
dans un bistrot
à. KiEali.
Il se mit
à exiger
la présentation
de cartes
de partis
politiques.
Le~ membt-ê-~-du
MDR, PL ainsi que ceux PDC, ceux-là
même
qui se sont
donné
le surnom
de hretlens,
ne furent
pas
~
¯
C
inquiétés
sur présentation
de leurs cartes
alors qu’un membre du
HRND qui les imita se vit loger plusieurs
balles dans son corps.
Je dis la erlte,
même la radio le confirmera.
Après avoir
tir~
sur le pauvre
type,
ils ont pris le large
dans les marals
KiEali, et la
. .
"
de
rumeur
s , ensulvlt
que c’étaient
des rebelles.
Dites-moi
alors, comment
ces enfants
rejoignent
les rebelles
avec
nos cartes
d’identités
et revlennent
plus tard avec des fusils,
étant
des rebelles
ou leurs
complices
venus
pour
nous
tirer
dessus.
Je n’accepte
pas que nous acceptions
qu’on
nous tire
dessus.
Le resp0nsable
du MDE et tou~ autre porte-parole
de so,
parti domicilié’dans
cette Commune
et cet
te prefecture
n’a plu,
droit de.....
cTté ~ ici -aw ~ce çue c ,est -un eomDlic».
Les représentants
de ces partis
solidaires
avec les
rebelles,
je vous dis la vérité,
veulent
nous tuer tous!
Ils
n’ont aucune autre intention,
Sauf celle de nous décimer
et nous
devons
le leur d~re..Moi
je ne leur cache nullement
la Ç’érité
C’est
leur intention
délibérée.
Je voudrais
préciser
que les r
"
epresentants
des PL, partis
politiquement
ci-haut
mentionnés
à savoir
le HDR, le
le PSD
et le PDC ainsi que leurs satellites,
doivent
émigrer
à Ka/enzi
5

chez Dr.
viennent

NSENGIYAREHYE
pour que nous identifions
clairement
d’où
ceux avec qui nous nous battons.
Frères,
Militants
de notre Mouvement,
les propos
que
je tiens
ne sont
pas de paroles
à prendre
à la légère.
C’est
qu’il est de notre devoir,
nous, qui sommesdans
la haute sphère
du Parti,
de vous éclairer
pour que, quand
on se mettra
à tirer
sur vou§,
vous ne nous rendiez
pas responsable
de ne pas vous
avoir prévenus.
En même temps,
je voudrais
mettre
en garde toùtê
personne
qui a envoyé
son enfant
chez les rebelles.
Celui-là,
avec son épouse
et toute sa famille
n~a qu’à les rejoindre
tant
qu’il
est
encore
temps
car il est plus
que tempz
de ¯nous
défendïe
aussi/
vu que la loi n’est
plus appliquée.
Je porte à
...................
~ que jeu=l, for= ;- leurs manifestati~n~ ¯, 11~
ont battu nos adherents/ces
soi-disant.chrétiens’du
PDC, àllant
même jusqu’à
les poursuivre
à l’église
de la Paroisse
SainteFamille où il~ ara-liché:--cherché
refuge. D’autre se sont réfugiés
au Centre
Culturel.
Franco-Rwandais.
Je lance
ici
un cri
d’alarme.
Ils ont déjà commencé
à tuer;
c’est
clair.
Ils tuent
dans des familles.
Ils frappent
à mort toute personne
soupçonnée
d’avoir
adhéré
au MRND.
C’est
ainsi.
"Crê{t
donc
au tour des
representants
de leurs partis dans notre préfecture
de rejoindre
les rebelles.
Nous en avons
assez
de ceux
qui cohabiteht
avec
nous en vue de vou s tirer dessus
plus facilement
plus tard.
L’autre
point important
que je dois vous signaler
en
vue de ne pas vous laisser
envahin
concerne
les négociations
de
paix d’ARUSHA.
Je ne m’y étendrai
pas outre
mesure
cependant,
car le représentant
du Secrétaire
Général
du MRND développera
¯ suffisamment
ce point. Je voudrais
vous informer~que
la délégation
rwandaise
dans
ces seulement
négociations
d’ARUSHA
est
censée
r epresenter
"
le Rwanda;
elle ne le represente
..
pas. Je le
dis et je le répète
car cela est pure vérité;
la dite délé~ation
ne représente
nullement
le Rwanda.’
Cette
délégation
censée
représenter
le Rwanda,
conduite
par un rebelle,
ne fa~t
le
déplacement
d’ARUSMA
que pour négocier
avec d’autres
rebelles.
Cela
me rappelle
un chant!
... c’est
Dieu
né de Dieu...
eux
aussi,
c’est
un reSelle
né d’un
rebelle,
porte-parole
des
rebelles.
Les pourparlers
d’ARUSHA
ne sont rien d’autres
que la
poursuite
des paur-pa=lers
de Bruxelles,
ini.tiés
par
ces
complices
des rebelles
qui sont à l’intérieur
du pays. Même le
peu
d’idées
qui
vient
du Rwanda
n’est
pas
issu
de notre
gOuvernement.
Arusha
n’est donc rien d’autre
que le prolongement
de Bruxelles.
Un rebelle
négociant
avec un autre
rebelle,
cela
n’a
rien
à avoir
avec
les
négociations
réelles
entre
le
gouvernement
rwandais
et les rebelles
Fixez-le
dans votre
mémoire.
Et nous
n accepterons
jamais
les résultats
de ces
¯
¯
n"egoclatlons.
J’ai aussi
souligné
cela dans mon introduction.
Nous
devons
faire face à cette situation.
J’ai seulement
esquissé
le
sujet mais ~e voudrais
insister
sur cela: nous devons réagir.
On
m’a soufflé
tout è l’heure
que même les mères de famil]e
ainsi
que les éducateurs
doivent
aussi réagir
au su~et du problème
de
nos inspecteurs.
Hais cec~ concerne
aussi
toflt le monde aussi
bien celui qui n’a pas encore
d’enfant
à l’école
que celui qui
l’a déjà eu. Réagissons
tous ensemble
en masse
et écrivons
au
Ministre.
Deuxièmement,
vous savez aussi
bien que moi que nous
avons neufs Ministres
au sein du gouvernementde
transition.
Ils
se sont acharnés
pour démettre
de leurs fonctions
nos inspecteurs

de secteur,
par le biais du Ministre
qui leur est attribué.
Ils
ont tout fait pour révoquer
les Professeurs
du secondaire.
Vous
avez entendu
que cette femme [Madame le Ministre]
fait la navette
dans les écoles.
Elle n’a d’autre
mandat
que la révocation
des
directeurs
d’écolesainsi
que les professeurs
qui n’ont
pas
adhéré à son parti. Vous avez entendu
ce qui se passe au sein du
MINITRAPE.
Ils ne détournent
pas seulement
les’biens
publics,
ils
s’en
prennen£
auSs~x
fonctionnaires
ayant
opté
pour
notre
parti.
Vous avez entendu
ce qui se passe à la radio,
entre autre
l’~mission
sur Byumba
qu’ils
n’ont
pas laissé
passer
sur les
antennes.
C’est
pourquoi
je vous demande
que nous suggérions
à
nos Ministre/:
a leur tour de procéder
de même avec leurs agents
ayanÇ
adhéré
au sein
de ces partis
pré-cités.
Le cas le plus
d_p_or .... est «~..»
¯
c .... du "’"
mlnlstre
NGIRABATWARE,
actuellement
en
mission
à l’étranger..Je
me suis rendu dans son ministère,
jeudi
passé. Il n’y a qu’une poignée
d’agents
ayant adhéré au MRND (je
ne considère
pas que leur nombre est insignifiant
parce que j~ai
aussi adhéré’au
MRND’).
Le Ministère
du Plan ne compte parmi ses
agents
que "Inyenzi"(cancreelats)
rienque
des membres
du PL
MDR!-Ainsi
donc,
vous comprenez
très bien que le Ministre
peut
user du chantage
en menaçant
de révoquer
ces agents
au cas où
l~on ferait
de même pour nos inspecteurs;
le tour ne serait-il
pas joué? Il est plus que temps que nos Ministres
renvoient
dans
leurs ¯M...inlsteres
ces voyous qui se réclament
de ces partis.
Parallèlement
à cela, je demande
plus de cohésion
et
de collaboration
entre hauts fonctionnaires,
membres
du MRND! Un
tel au trésor, qu’il vide les caisses
comme ils le font, le parti
en la besoin!
Un tel, homme
d’affaires,
qui a vu ses affaires
prospérer
car le MRND l’a soutenu
financièrement
et que lui-même
est entreprenant
~e.--~it
de financer
les peratlons
visant
à
O"
~liminer
ces gens,
avant qu’ils
n’aieñt
eu l’opportunité
de le
supprimer!
Rappelez-vous
que notre
’Mouvement
à pour
base la
cellule,
le secteur
et la commune.
Le Président
vous l’a dit
qu’un arbre qui n’a que des branches
sans feuilles
ni racines
est
un arbre mort. Nos racines
c’est ça. Mettez-vous
ensemble ; même
sa vous
n’avez
.plus
de salaires.
Vous,
membres
de cellule,
collaborez
mieux, surveillez
les mouvements
des intrus dans Votre
cellule.
Supprimez-les.
Et surtout
qu’ils
ne partent
pas.
Dernièrement,
j’ai tenu ces propos à quelqu’un
qui n’avait
honte
de ;iie le dévoiler
qu’al
avait
adhéré
au PL. Je lui dis que
l’erreur
fatale que nous avons commise
en ’59, c’est que j’étais
encore gosse,
c’est que nous les avions
laissés,
sortir.
~lors à
moi de lui demander
s’il avait eu vent de l’affaire
des Falacha
qui
sont
retournés
chez
eux
en Israël
e’n
provenance
de
l’Ethiopie,
leur terre d’asile.
Il me ;épondit
qu’il n’~tait
pas
au courant
de cette affaire.
Je lui rétorquis
qu’il ne savait ni
entendre
ni lire. Et de continuer
en lui expliquant
qùe chez lui
c’était
en Ethiopie
mais
que nous
allions
leur
Chercher
un
raccourci
à savoir la rivière de Nyabarongo.
Je voudrais
insister
sur ce point.
Nous devons
effectivement
réagir!
Je vais conclure
par un point important.
Hier, j’étais
à Nshili.
Vous
avez
entendu
les
mensonges
du Gouvernement
burunda~s.

- J’ " etals
allé me rendce
compte
moi-même.
Aux gens qui
me mettaient
en garde que je ne reviendrais
pas, je leur répondis
que si jamais
je mourais
je ne serais
pas le premier
martyr.

7

Là-b~s
à Nshili,
le Bourgmestre
a ét4 démis
de ses
fonctions
sous prétexte
qu’il
est agé!
Sous
prétexte
qu’il
a
dirigé cette commune
depuis les années ’60. Et même hier, je l’ai
vu. Il est encore
apparemment
jeune.
La raison-de
son départ
c’est son adhésion
au MRND. Et ils ont voulu le remplacer
par un
"filou".
Peine perdue.
Ils ont refusé
à un responsable
compétent
de les diriger.
Actuellement,
la commune
Nshili
est dirigée
par
un Conseiller
communal
dépassé
par la situation.
Dans
cette
commune,
il y a un détachement
de militaires
qui surveillent_la
région
frontalière.
Il y a des jeunes gens qui se disent
JDR, et
nos militaires
disciDlinés_
qui n’oseraient
pas tirer
sur un
rwandais sauf un .~e~o-êl-Ie,
ne .a~
....
+ pas encere
....
que les membres
du" MDR sont
tous’des
rebelles.
Ces"
g=n~
donc
qui sont
des
rebelles
ont encerclé
nos gendarmes
de telle
sorte
qu’un
des
habitants
de la région,
no membre même de notre parti me fit cet
.aveu.
"Nous
ne souhaitons
que les 91ections
communales.
Et si
cela prendra
~u temps, le Bourgmestre
démis assure "l’intérim
car
, .
si les choses
contlnuent
à tralner,
même celui .qui sera ~lu ne
pourra
pas faire revenir
le’peuple
dans le droit chemin."
Ainsi donc,
Mesdames,
Messiers,
mes chers frères,
je
voudrais
souligner
un point
.important.
Il i’y a rien à faire,
nous devons
passer
aux élections
A nous voir ici rassemblés,
on
croirait
qu’on
vous
a fait signe!
Ils prétendent
que nous
ne
pouvons
pas passer aux élections.
Je vous demande
si vous n’allez
pas à la messe
dimanche’
N etes~vous
pas venus
assister
au
meeting?
N’avez-vous
pas élu vos responsables
£ tous les échelons
au sein
du MRND?
N’est-ce
pas
ceux-là
même
qui
rejettent
catégoriquement
les élections,
qui ont eux-mêmes
~lu leurs
responsables?
Ils n’ont
trouvé
que ce prétexte
de dire que la
situation
d’insécurité
dans le pays ne permettrait
pas la tenue
des ëlections.
Et ce sont ceux-là
qui circulent
dans le pays où
règne l’insécurité
qu’ils provoquent.
,Je voudrais
vous mettre en
garde contre
ce mensonge.
Nous pouvons
même voter tels que nous
sommes
ici.
L’autre
prétexte
qu!ils
avancent
ce sont les déplacés
de guerre.
Cela non plus n’est
pas vrai.
Je vous apprends
que
"personne
n’a jamais
demandé
aux déplacés
s’ils
ne peuvent
pas
voter.
Ils m’ont
confié
personnellement
qu’ils
étaient
naguère
dirigés
par des conseillers
incapables
de les mobiliser,
certains
même pointant
du doigt leurs Bourgmestres.
Etant
donné
que le Ministre
qui s’occupe
au premïerchef de leur restauration,
est dirigé par un membre du FPR plut6t
un rebelle,
"Inyenzi"
Mr. Lando
NDASINGWA,
celu~-ci
a con~ié
cette tache aux complices
de ceux qui nous attaquent
encore
dans
le pays. Et au lieu d’apporter
effectivement
les ~[ivres
où ils
doivent
les
apporter,
ils
vendent
à en vue
d’acheter
des
munitions
qui sont ensuite
acheminées
vers les rebelles
qui nous
tirent dessus.
Devant
leur
témoi~na~e
de se voir
tire
dessus
de
1 exterleur
et d’être affamés
à l’intérieur
à cause de ces voyous
qui ne leur apportent
rien à manger,
je suis resté perplexe¯
Ils
n’ont qu’un souhait:
avoir des responsables,
dés conseillers,
des
membres
de cellules,
un Bourgmestre
qui s’occup@rait
rée!lement
d’eux au camp et qui se pencherait
effectivement
sur cë problème
de restauration.
Je prends
à témoin
aussi
ces hommes
et ces
femmes
déplaoés
q~’i-~’eulent
aussi les élections.
Tout le pays
8

ne veut que les élections.
Pour qu’il soit gouverné
par de braves
gens
comme
nous
en connaissons.
Ainsi
donc,
réclamons
cela
à
l’unisson,
réclam~nS---l-ês
élections.
En guise de conclusion,
je voudrais
vous rappeler
les.
points
importants
que je viens de développe[:
le plus important
c’est
de ne pas se laisser
envahir
afin que mêmê ees moribonds
n’emportent
dans leur a~onie
personned’entre
nous. N’ayez
jamais
peur. Sachez que celui dont vous épargnez
la vie, n’épargnera
pas
la v~tre.
C’est pour cela qu’ils
doivent
se préparer
dorénavant
et vider
les lieux pour aller
vivre avec les leurs
ou bien avec
les rebelles
Çu lieu d’attendre
que nous fléchïssions
un peu pour
Que personne
ne
~" dessus,
m ...... ]~~ à partir.
qu’ils
nous ~~- ~«Len
..........
revienne
ici ni pour prononcer
des discours
ni pour hisser
des
bavettes
en prétendant
que ce sont des drapeaux.
Pensons
aussi,
cela est également
important,
à nous
tenir
par la main pour
faire
échouer
toute
tentative
de nous
déstabiliser.
Celui
.qui
a affaire
à nous
ne.doit
trouver
de
faille
pour¯ s’échapper.
Nos inspecteurs
de secteur.resteront
en
place. Les remplaçants se rendront à Nyaruhengeri chez Madame.
. le.
Hinistqe
Agatha pD~~-~duquer
ses enfants.
Gardez cela en memolre.
"Last but hot least",’~e
termine
par les élections.
Je
vous
remercie
de m’avoir
prêté
attention.
Je vous
remercie
également
pour vot’re courage
et vçtre détermination.
Je sais que
vous
êtes
de braves
gens,
qui ne supportent
pas qu’on
vous
envahisse
ni-ou’o~ ~~O-G-s mépris

Longue vie "à tous!
Vive le Préside’nt
HABYARIHANA

,t

¯ .«. ,.... , ¯.« *.
. ...
.,.....
..,z
¯

¯

¯

¯

¯

..:.

V~=£~.
18 Pz’~~=~=
C.&M=~
~rla:."

-REPUBLI ~OE RWANDA{SE
SERVICES DU PREMIER MINISTRE
B.P. 13~4 KIGAL!

Son ~xcellence Monsieur le Pr{sident
de la République Rwandaise
K

IGALI

Excellence

la sLu-prise

Monsieur

le Président,

J’ai llh0nneur de Vous faire part de
et de l’indignation qui prévaut dans i,opinion nationale

et internationale suite à l’annulation intempestive de la cérémonie
de préstation de se~.~ent du nouveau Ministre de la Justice et de
celui du Cozm~erce, de l’industrie et de l’Artisanat~

dans les milieux

po!itiques

Cette situation crée un clioat malsain
Rwandais et ce çlimat risque d’avoir

des répércutions

f~cheuses

sur le processus

démocratique

et sur

le processus de paix. Aussi il sZavère urgent d~y mettre fin en
reprogr~~~ant cette cérémonie avant le 31 mars 1995~

~n tout état de cauoe, Je voudrais
relever !es anomalies constatées ces derniers temps et qui constituent des entraves sévères à la mise en oeuvre du progr~mie Gouver.... 1~..t=_ et qui doivent ~tre levées sans délais.
I. Bien que moi-m@me
Ministres

concerné

par la nomination

et par l~organisation

se.......
z,

des cérénonles

de prestation

de

ai été ni consulte ni "Afferme
~
" de la décision
de ces cérémonies. Jusqu’à présent 0e ne peux

drap-nu!atlon
fournir ~~,~
~~ explication aux ~oEnistres
~-~~«e
responsables politiques intJressJs,
2, ~ Conseil

de ces nouveaux

National

Diplomatique,

de Développement,

les responsables

~:neernés ni aux autres

le Gouvernement,

des Partis Politlques

le Corps
et les

responsables religieux qui avaient été invités à ces céréz~onies
n’ont reçu auo~%e explic~tlon sur leur annulation et ~’interrogent
s’~~ les mobiles et les cons4quenc~s
5. La proposition

de reoplacement

de tels agissements.

du Ministre

de la Justice

Vous

= .... ét~ transmise par ma lettre du 10 Février 1993 et ce n’est
eue
le 22 »"
.~ars 1993 qulune suite positive a été do~m@e à cette
proposition,
l

-2
Cozpte

tenu de itimportance

-

et de la nécessité

de doter le

Ministère de la Justice d’un responsable attitré, ~u égard au
problème d’Insécurité que co~%aIt notre Pays, il est iniompçéhenslb!e que cette proposition
nécessaire

n~ait pas bénéficié

de l’urgence

en de telles çireor~tances.
Les actes de violences

qu’a co~nus~otre

Pays ces derniers

et de massacres

temps appellent

une action

énergique des services judiciaires pour rechercher, poursuivre
et sanctiooEner leurs auteurs. Cela nJest pas du tout possible
avec un~épartelnent de la Justice sans titulaire. Par ailleurs,
j’estime que à la sortie du ~apport de la Cozmlission Internationale
d’Enquête sur les Violations

des Droits de l~Hozw,e au Rwanda,

le Ministre de la Justice est plus indiqué pour exploiter et
appliquer certair~srecol~mlandations
dudit Rapport, et pour prendre
des nlesures ferl:~es et concrètes en faveur du respect des Droits
de !’Ho[~me au Rwanda~
C~est pourquoi d’aucuns pensent que le refus de doter le Ministère de la Justice d’un responsable attitré vise à assurer
l~impoEnité

de ces malfaiteurs,

par@iculièrement

ceux qui sont

dénoncés dans le Rapport sus£1entlonné, ainsi que les persolales
et autorités inmliquées dans les troubles qui ont endeuillé le
Pays apïès le passage

au ~wanda de ladite Commission,

Comue en

plus le Ministère

accuse de sérieuses

lacunes en moyens ~natériels,

organ!satiormels

et h~%~ains pour faire face efficacement

à la

crise d’inséo~ité que traverse Notre Pays, la nonlination dlun
"titulaire de ce départenent devrait bénéficier dt une priorité zbsolue«
4

Le ~wanda s’étant engagé à nlettre en place un système délnocratique
et à bStir ~n Etat de Droit, Il est impérieux

d~instaurer

un

eli[iat de respect et de ooioEiance au sein des institutions

et des

forces politiques de ce Pays. Dès lors, on eo~~rend très mal le
tralten]ent inégal réservé régullèreuent à certaines coI:~osantes
de la eo~lition Gouver~euentulq~ ên particulier au Partis Libéral,
qui se voit frustré de son droit de potu~¢oir au rellçlaceuent
dr~n ~[!nistre démissiop~naire issu de ses rangs. En tant que
garant des institutions du Pays et ~ignataire du Protocole
d’êntente du 7 avril 1992, il Vous revient de [lettre fin à cette
situation

et de rétablir

le Parti Li~éra!

dans ses droits.

o

5. En date du 13 Février 1993, Vous avez signé avec ~uoi tn~ co::m~uniqué conjoint définissant la ligne de conduite à suivre pour
permettre une meilleure gestion des affaires de l’Ztat. Force
est de constater que les engage,lents pris n~ont pas ét~ respectés
et que ceUX qui ont ét~ exécutés lient été partiellement et
souvent avec retard. A titre d~exemple, il y a lieu de rappeler
les décisions du Gouvernei:ent
d~s actes appropriée

qui n’ont pas encore bénéficié

d~exécution.

~) Le Projet d’Arrêt~ Présidentiel réglementant les rJissions
à l’et,ange, revu et adopté par le Conseil des Ministres en date
du 13 Septembre
que les missions

1992 n’a tou$ours
I "

à 1 etranger

pas ét4 signé sous prétexte

constituent

une forne de souverai-

neté nationale et que de ce fait elles sont du seul ressort du
Président de la République. Or ces missions se font normalenent
~~ns le cadre de l~ex~cuti~ ~a l~rogr az~ne Gouvernenental et que
«~ fait que c’est le Premier IVainistre qui conduit llaction
Gouvernementale il n’est que logique que ce soit lui qui octroie
les ordres de mission. Du reste avancerl’argtm~ent cozmle quoi il
ne peut y avoir d’Arrêt~ Présidentiel som.s une loi précise de
réïérence, ne justifie nullement tun tel blocage’» On pouvait
recourir à la forme "décision" oo:.m~.e ctétalt le cas dans le passé.
s des Projets dIArrGtés Présidentiels portant
Il)Ce.~~~~~~
....
réintégration des Officiers vietiues d’abus de la part de
=~to~_t-, ont ét4 mod!fies par Vos ser-vices dans un sens
a!!ar.t à l’encontre des décisions dçt Conseil des ~,tinistres du
21/î0/«2, . _ stiou!ent oue ces Officiers doivent ~tre intégrés
et a~~e~t=s dans les Forces Armées R:¢andaises et bénéficier de
tous leurs droits. Par ma lettre n° 143/02.3.5 du 5 Mars 1993,
« ~ pa~ de cette situation eh propose à Votre signaVous ai f~i~
~"sPrésidentiels coroEorrles atux décisions
tulle des Projets d ’ Azr~~,e
du Conseil des Ministres.

Jusqutà présent

rien n~est encore fait.

iii) Alors que le nouvel organigroE~ne des Minlstères a été
r~is en place en AoGt î992, les Arr@tés Présidentiels portant
Con~uissio.~~nements et Affeetations de certains agents du Ninistère
du Plan, du Ministère

des Affaires

Etrangères

et de la Coopération,

et du .~!inistère des Travatux Publics et de l’Energie ne sont toujours pas signés, ce qui crée tune duzlité de systène de référence
dans l’organisation des services de !’Administration Centrale°
Et pourtant, seuls les agents pour lesquels un concessus avait
~té dégagé au niveau du Gouverne:uent

avaient ~té proposés à Votre

Signature, tandis que pour les cas litigieux,
qu’un concessus se dégage.

il fallait attendre

~4
iv) Dans le m~me coïmlunlqué conjoint du 13 Février 1993, il
été réaffirmé qu’il fallait favoriser l’épanoulssement des libértés
publiques et individuelles dans le cadre de l’Etat de Droit et cela
pour assurer le succès du processus de démocratisation dans notre
Pays, Or dans Votre discours radiodiffusé du 24/02/93, Vous avez
exprimé Votre volonté de restreindre de façon drastique les libérté
publiques et individuelles notamment en autorisant les autorités
locales de suspendre la tenue des meetings des Partis Politiques
et limiter le droit de circulation par instauration d’un couvre~feu
plus contraignant. Outre qu’une telle approche va à llencontre des
décisions antérieures et justifiées du Gouvernement, il stagit de
mesures inéfficaces et contraires au droit des gen/.
C’est pourquoi le GouverneL~ent a rappelé qu’il s’agissait d’une
approche personnelle et non d’une décision exécutoire. Aussi,
j’estime qu’il eut été judicieux de Votre part de contribuer à la
normalisation de la situation en rappelant certaines autorités
admlnlstratives de faire e~outer les décisions du Gouvernement et
non de les laisser dans la confusion et l’embarras comz~e c’est le
cas maintenant.

6@

Con\nte tenu de tout Ce qui précède, 0testine qu’il est impérietoE
de rétablir une détente politique à l’intérieur du Pays en vue de
favoriser le succès du processus démocratique et du processus de
paix. A cet effet, il faudrait respecter les engagen~ents compris
dans le co~:~~uniqué conjoint du 13 Février 1993 et procçder à la
mise en oeuvre des réformes politiques et administratives conduiSant à l’établisselnent rapide d’un Etat de Droit dans lequel
toutes les composantes politiques écononlques et sociales
Rwandalses se retrouvent et jouissent pleinement de leurs droits
et de leurs libertés. Il s’agit donc de mettre fin aux pratiques
d’exclusivisme et à pratiquer une large ouverture politique.

Eri tout état de cause, la cre’dibilité
Lntérieure

et extérieure

de notre

Pays exige

de lever les contra-

~.ictions entre le P~ésident. de la République et le Gouverner.lent:
»ermettant

à ce Gouvernement

d~ex écuter le pz~ograzm ~e q ulil s~est

~ssigné » .
V~uillez
¯
n ~ !~expre&s/on
.e ~±~esizle.
~~

agréer~

de ma plus haute

Excel!en/s

considération~

Le Premi@r

Ministre

~Dr : -NSENGIYAREMYE

~o

Nat±onal

ne

ion

Monsieur

Disn~

à,

de Développement

Mor_sie,~~r le Pré~ident. du P..r~i

¯

Politique p,.r. k p--

- :doE-:.e» Mor~ieur ~.e ML~--~~er~ (oEous)

~

~~~~:3;~"~"~

\

~~a<~,//
I
. ".~"~~’
I,,..
~’,’I

en

\

I0

Rwa~dases,

Rwazdais,

La politique
....

pour

votre

bief

et celui

paix

da/~s

zotre

p~ys,

notre

pays.

Cette

pol±t±que

ethnique et régionale.
farouche

de

puissions

promouvoir

et de notre

!98S,

décembre

cessé

de promouvoir

de vos

ezfants

reste

celle-là

des

rwaadais

aux

a~tipgdes

est

les

les

rwa~dais,

coz~-itions

pour

: la

et le progrès

de

de la division

Elle a po_ur sot%bassement

~~ue volonté

qu’ensemble,

de ~otre

propre

nous

sécurité

développement.

Il
qu’e~

je ~’ai

l’unir~

r~pprocher

propre

que

vous

en début

souviendra,

de l’actuelle

prochal/%,

je vo~s

~w~udaises,

léçislatura

al am~oncé

~e

Rwandais,

qui s’achève
sêr±e

an

de mesures

v±sa~t ~ reEl raamiser
les structures
e~ le ~omctiom/~ement
’.
%
pOi~*~~~e
d~s notre Pays. c’est ce q~le j’a! appelé alors,
1.a~~iornamento

po!!ticf/e

daas de nombreuses
.particulièrement.
synthèse,

~ai, à la suite

doe nombreux

rencontres
a~térieures
et
au sein de la Commission

a gézéré

des

idées

deqoats,

dans la suite,
Nationale
de

nouvelles,

riches

et

<

d_ve-s%~~=~oEes,
....
politique
au Rwa~da.
cédé

le

pas

à la

~Iti

ont comD!ètement,

La structure

démocratie

medifié

de !’Star

le paysage

à parti

multiRartite

que

u~ique

nous

a

vivons

aujourd:hui.
Il

: ....
eucore

beaucoup

uñ pilier
toute

aoEuézé
le

à améliorer,

solide

li~erté,

de

~otre

respec~ue’ux

~u parti

messaqe

y a lieu:

de

que

plus

à même

paix,

à !eut sécurité

à ses

réaliser

féliciter,

même

le multipa_~tisme

@difice

démocratique.

toutefois

de celle

de son choix,

conforme

de se

au pa-~ti

convictions

les

aspiratiozs

et à leur progrès.

s’il

est devenu
Chacun,

des autres,

qui lui parut
et qui
des

y a

lui

en

a

diffuser

semble

rwandais

le
à !z

!!

Mon

voeu,

cette

appartenance

à des

nous

rapprocher,

OE~.affronte

not~e

la

la

¯

fin

de

la paix,

différents,

pour

trouver

solution

pays

et au premier
à

tout

nationale

e~fective,
u

pluralité

de

notre

foi

mettre

un te.~~e

à la:~guerre:

sinous

parvenons

~ faire

avec

le FPR

ne

-:. .~~-été.’’flo~4, ~_i

donc

le

Nous

mettrons

"

Nous

de

desquels

pour

clé

s~ -trouve

q%le,

dans

~e

enfin,

et

-des

aspiratioas,

pour

que

à =-~=_-=
~-lors chez

de

la

iaisse~t

~tu

de
le

qui

de

emportent

rwa~Idais,

sentiment

d’enfreindre

terme

conteste,

négociations

con¢!~sions

à personne,

t~ntation

les

sans

des

d’avoir

les

accords

à !« guerre,

si nous

~la ’
cha_~/e ~~a:daise, .:."
cha.c~/e
rwandais, se
.,
.. .
lui, partout au Rwa~da, sa~s que quicon.~/e

..

:..

zuisse
où que ce
:
-:]{: . inalle_~~_o_es.

réconciliation

soit,

.atte~ter

à ses

droits

fondamentaux

Conjuguons

donc

nos

efforts

pour

~ationale.

Restons

unis

et faisons



tout,

.

.. nous
~i![[i[.
~ : ...c~~ndalses;=..._....."
. Rwa~dais,.pour
que,"ensemble,.
à !’oeuvre
de d~ve!opçeme=t
de notre pays, da~s
¯
concorde

et la comp!émentarité.

LE RW~h~A

Je vous remercie.

! i? ¯

la soif

problèmes

le pourrons

m~~orité

qui

¯ .ï

idées

à des

conclusions

" sënte’dès

de

le Rwa.nda retrouve

~lcoutissent
tous,

perve~ons

des

tout,

da

~.

aux

que

.comçlémentarité
. et de solidarité, doit raffe.’-mir
en la nécessi~é
de conjuguer
nos errons,
pour

source

d’ad/n~sion

¯

naisse

ra:!g

jamais,

est

ta~t.attendue.
La

paix

Rwandais,

partis

guerre

Ç.i""i!iréconciilaticn...

Rwandaises,

.nous....,
remettions....
la

-paix,

!a

Déclaration du gouvernement rwandais relative au rapport final de la Commission
internationaled’enquêtesur les violationsdes droits de l’homme au Rwanda depuis le
leroetobre1990 (Kigali,7 avril 1993)
(...)1.Concernant
lesmassacres
etlesatteintes
diverses
auxpersonnes
etauxbiens,
Ïe gouvernement
reccmam"t
etregrette
quedetelles
violations
desdroits
det’homme
aient
eulieuà Kibilira,
danstarégion
dunord-ouest
du
payspourlecasdesBagogwe,
auBugeseraet
partout
ailleurs
dansle paysoùontéclaté
destroubles
à car’,’,~tè~
ethnique
et/oupolitique.
Cessinistres
événements
s’expliquent
nonseulement
parla psychose
de laguerre,
mais
également
parl’intolérance
en~-ead.hérents
decertmns
paraspolitiques.
IIconvient
parconséquent
desouligner
queleGouvernement
rwandais
n’ajamais
eul’intention
d’exterminer
unequelconque
ethnie.
- ....
Cependant,
laresponsabilité
duGouvernement
rwandais
se situeauniveau
dela défaillance
dontcertaines
autoñtés
ontfaitmontre
en n’assurant
pasla séeurii
despersonnes
et desbiens.
Le Gouvernement
a reconnu
cette
responsabilité
ets’est
engagé
à prendre
lesmesures
appropñées
à l’encontre
de toutes
lesautorités
quiont
fadli
à leurdevoir
d’assurer
lasécurité
delapopulation.
Néanmoins,
il convient
de préciser
queles éléments
contenus
dansle rapportde la Commission
internationale
d’enquête
ne suffisent
paspourétablir
la responsabilité
pénaledesautorités
citées
comme
responsables
decesviolations
desdroits
de t’homme.
Il appartaent
à lajustice
rwandaise
de poursuivre
ces
enquêtes.
2.Pource quiestdesviolations
desdroits
delïaomme
parlesforces
armées,
ilfautreconnaître
que,duobtédes
FAR,il 3’ a eu desdérapages
regrettables
deoertmns
militaires
indisciplinés,
avantoccasionné
desexactions
contre
lapopulation
civile.
Ainsi,
desmilitaires
reconnus
coupables
depillages,
deviols
etd’homicides
ontété
arrêtés
etlesenquêtes
sepoursuivent.
Quantauxviolations
desdroits
de l’homme
commises
parle FPR,la Commission
internationale
d’enquête
nepouvait
pasfaire
lalumière
surtoute
laquestion.
Eneffet,
ellen’apassé
quedeuxheures
detemps
danslazone
contr61ée
parleFPReta interrogé
peudetémoins.
Lestémoignages
ontparailleurs
étérecueillis
enprésence
des
militaires
duFPR.
3. Concernant
lespersonnes
déplacées,
la Commission
internationale
d’enquète
n’apassuffisamment
attiré
l’attention
dela communauté
internationale
surlasituation
dramatique
desdéplacés
deguerre
dontlenombre
est
actuellement
estimé
à 1 mitlion
depersonnes.
Cenombreconsidérable
dedéplacés
estconsécutif
à laviolation
du
cessez-le-feu
parleFPRendatedu8 février
1993.
Leshostilitës
occasionnées
parcette
violation
ontétécarnet~riséespardesexactions
detoutgenre
dirigées
contre
lapopulation
civile.
4.S’agissant
des«escadrons
delamort,,,
ilestvrmquebeaucoup
depersonnes
continuent
d’être
tuées
dansnotre
paysdansdescirconstances
inexplicables,
cequilaassermt
penser
à l’existence
d’une
oudeplusieurs
orgamsations
criminelles
responsables
de lamort.Cependant
lerapport
dela Commission
internationale
d’enquête
faitune
confusion
inadmissible
enfaisant
croire
quelesactescriminels
perpëtrés
parles«escadrons
de lamort»
sontle
fretdu Gouvernement.
Cettequestion
mérite
deséclaircnssement
de la partde la Commission
internanonale
d’enquêtequi
affirme,
surla basedestémoignages
fourres
parunseulindividu,
queleprésident
delaRépubfique
aurait
présidé
uneréunion
de «l’escadmn
de lamort~au coursde laquelle
le massacre
desBagogwe
aurmtété
décidé.
5. Encequiconcerne
tesystème
judiciaire
rwandms,
ilconvient
desouligner
qu’il
éprouve
d’énormes
diffiealtés
danssonfonctionnement,
suiteà lïnsuffisance
de moyenshumains
et matériels
et à tïngérence
desautoñtés
politiques
etadministratives.
L’assistance
delacommunautë
internationale
estsouhaitable
danscedomaane,
caril
estdiffiaile
d’améliorer
lasituation
desdroits
del’homme
dansunpaysdontlesystème
judiciaire
nefonctionne
pasconvenablement.
(...)
III.Conclusions
Le président
de la République
et leGouvernement
rwandais
déplorent
et condamnent
tesviolations
des
droitsde l’homme
quiontétécommises
dansnotrepays.Soucieux
du respect
desdroits
de l’homme
et de la
promotion
d’unÉtatdedroit,
ilss’engagent
à prendreles
mesures
suivantes
:
1° Leprésident
de taRépublique
et leGouvernement
renouvellent
leurengagement
à garantir
lasécurité
de tous
nanceethmqueet
pohraque
.Touteslesmesures
nécessaares
seront
prises
lesRwandais
quelle
quesoitearapparte

afinde poursuivre
disciplinairement
et juàiciairement
touslesagents
publics
quisesontrendus
coupables
des
violations
dedroitdel’homme.
2° Le président
de la République
et le Gouvernement
réaffirment
leurengagement
à veiller
au respect
de
l’indëpendance
du pouvoir
judiciaire.
Le Gouvernement
s’engage
en ouu’eà pom’~vresesefforts
visantà
améliorer
lesconditions
dedétention
età veiller
à ce quelesdétenus
nesoient
plusinearcér~
dansdeslieux
non
destmës
à cettefin,comme
descampsmilitaires.
3"Le Gouvernement
s’engageà menerune campagnede sensibilisation
de la population
en vue de la
réconciliation
na~onale
etdurespect
desdroits
del’homme.
4° Le Gouvernement
s’engage
à réprimer
et à sanctionner
lesindividus
se livrant
auxactivités
de miliceoet,à
poursuivre
lesorganisations
politiques
quilessoutiennent.
5° Le Gouvernement
s’engage
à réintégrer
dansla Fonction
publique
lesagents
quinele sontpasencore,
alors
qu’ils
ontperdu
defaçon
injnstifiée
leurs
emplois.
6° Le Gouvernement
demandeaux
instances
judiciaires
compétentes
de pom-mfivre
lesinvestigations
commencées
par la Commission
intemanonale
d’enquête
pourque la véritésoitétabliesurles fossescommunes
dont
l’existence
a étérévélée
parlaCommission.
7" Le Gouvernement
d6cide
de créerun auditorat
militaire
pourhàterlïnstruction
desdossiers
judiciaires
militaires.
8° Le Gouvernement
procéderarapidement
à la ratification
de la convention
contre
la torture
et à celled~m’es
instruments
juridiques
intemaaonaux
pertinents
relatifs
auxdroits
de l’homme
età la lev6e
desréserves
émises
à
l’égard
decertaines
conventions
enlamatière.
9*Leprésident
de la République
et le Gouvernement
s’engagent
à respecter
tonslesaccordsissusdes
négociations
depaixd’Arasha.
10° Le Gouvernement
s’engage
à poursuivre
le processus
de démocratrsation
en courset à mettre
eu placeune
Commission
nationale
desdroits
de l’homme.
Le Gouvernement
rwandais
demandeau
Frontpamotique
rwandais
de
i* Cesser
lesexécutions,
lesatteintes
à l’intégrité
physique
et lesenlèvements
descivils,
de mêmequela
destruction
etlepillage
deleurs
biens.
2° Cesser
toutes
lesattaques
versdescibles
civiles
telles
quelescamps
despersonnes
déplacées,
lesh6pitaux
et
lesécoles.
)
7
3*Mettre
finauxpratiques
dedéportation
etd utilisation
desci~ils
à desfinsmilitaires.
4*Soectionner
lesresponsables
d’exécutions
commises
parsestroupes.
5° Respecter
lecessez-le-feuet
lesprotocoles
d’accordsignés
avecle Gouvernement
rwandais.
Le Gouvernement
rwandais
demandeà
la communauté
internationale
de :
1" Continuer
à encouragerles
parties
concernées
à poursuivre
le processus
de négociation
de paixd’Arusha
età
respecter
lesengagements
contenns
danslesaccords
déjàsignés.
2° Renforcer
sonassistance
à la promotion
du respect
de droits
de l’homme
et à lapoursuite
du processus
de
démocratisar~on
au Rwanda.
3" Mandater
uneCommission
internationale
d’enquête
constitu6e
de préférence
sonslesauspices
desNations
unies,pourfairela lumière
surtouteslesviolations
desdroitsde l’homme
commises
parle FP1LCette
Commission
devraitpasserSuffisamment
de tempsdansla zonecontrôlée
par le FPR et ètreautorisée
à
s’entreterdr
aveclestémoins
de sonchoixenl’absence
deséléments
du FPR.Elledevrait
également
fairedes
investigations
en Ougandapour
mettre
la lumière
surlescasdespersonnes
déportées
etdesprisonniers
deguerre,
ainsi
quesurlescamps
deconcentration
etlestravaux
forcés
queleFPRaurait
érigés.
4° Aiderle Rwanda
danste domaine
dela formation
desmagistrats
et dansla mobilisation
desmoyens
matériels
n&:essmres
au re~orcement
du système
judiciaire
rwandais.
5*Assister
notre
paysdanst’amélioration
descondiàons
dedétention.
Enfin,le Gouvernement
rwandais
demandeà la Commission
internationale
d’enquête
de fournirdes
éclaircissements
surla question
desescadrons
delamortqu’elle
a évoquée
danssonrapport,
etsibesoln
est,de
procéder
à uneenquête
approfondie
surl’existence
ounondesescadrons
dela mortdansnotre
pays.
KJgali,
le7 avril
1993
Le président
de la République
: Habyañmana
Juvénal,
gênéral-major
Le Premier
ministre
: Dr.Nsengiyaremye
Dismns

Annexe 15 : Lettre du MDR au ministrede l’Intérieur(30 juillet 1991}

H.OUV E !-!E:.’T.
’_-’EMOCP,
ATïQUE
REPUBL i CAZ.,’.: H.D.R. "
B.P. 2279
’K ï G A L :

!e

"}¢
"’7 / i’:

Honsieur le .in{
M ....st_e
~. de !’intérieur
-~ du
=u
Dév e!oppe ment Com’nunal
T
K!GAL_

.._ ~_..on_
p
.....
, ~-=î~
~"
~=-- da
-u_,
=u~o .... , q
neutralité
de

a vous exprimer pal- la presente, nos inquiëtudes sur- les

cerr.alns
agents de I
. ~, ~ -~-~~
- ,Adm_n_su_a~_on
relevant de votr~
......
de i
. -~ ~=:«~ pas le prlncipe dén~ocrati[ru~,
i’administ!-atien Dubiicue dans le cadre du mu!t’ipa~<%ismê[

T7 ---SE=~~ =---’=~ !"egrettab!e de constater ~-=
--u~ ces ace:!ts se comF-Ortez]t
. - .......
CO!~I5<=:
a "I , -"
_DO~d_
’ =~".I
"
~--’C"]~=
de Da~’-~--~--"
.....
~-’
=u=~.
Sous
les
ordres
des
--- .- ......_-- .- ~~ _ . cam.macu:a de 1ecruten’.ent forcé menée -=r%fets
~ar le
."-~.
:<.
2.:.
D.
Ainsi "-,es bureaki:-: des D,’’--=~
-e=_~s, des Bousgmestres, des Cen--.=ii!e,_s
..e_«_.7~ de bureaux de liaison du :.~.R.N.D. Les véhicu!es offici%!s des
Préf~cet des Communes
sont ’-~ti!isés
principalement
=or- la
camD~~- ’~-- de s=~:~b~7~=~-{ -. et de recr%Itemel]t du M.D .H.D.
?lus grave encore, certaines de ces autorités n’hésitent pas - r=i!iser
des mDvens de pression,
d’intimldation,
de répression
ainzl °-U:une
proDacal-.d-=
-’allacieuse
pour
co~t,--~~~
"~-=_ la DOD’~llatio:1 à - ~-’-e_ a:!
.....
... =_..e_
.H.?,.H.D. <’es moyens de pl-essio:] sont, par exemple, les suiv=_.-.--:
"" c!stïibiiZion des ratioTs de l’a~d= =_,-==--=_ire
- La --"
.... de
",=~~=,_e
la P.on
a ce~>: q~i ,-=.-",-=,~=,~___~.s_~a....~ de se faire enregistrer dans le- u- .- ,[ ,

.*--...._.

.... » ---~~~ Des aç~ M.R.N.D. d=- -- pas
sou=afin- les Forces Arï..:é_=$ dans 7 eu~ lutte contre ~ ’ -ç--~---e%:!ln}:otanvi -’,-a,~~ dock.né cd_ 7.= Pl"éside~]t du H.P..~ n est £q% --:e ,~mDs
-~J....
Chef des Forces "~’~ -’:-.=
- L’en1"es’is~1".ement f,»~-cde mous pretexte de race!]semant n,=_ti=--:i.
- ~ .........
s cas

menaces

a#’~~",-«,-t-,-~
"-~
[mEE .~’.!:-~
............
- .....
non

de !icencieT,.ent,
de refus des ---- :~=s
-°:’L£--"
détenteu-s des ca!"tes du ~-:.R.N.D.
¯

. ,

/

¯ .

.

Devant cette situation, nous vous p~_-ions’, Monsieur le .Hil~istz’e,
de
prendue c[es mesures adéquates
pou.r faire cesser ces agissemeilts
ei%
çapi?alant
à ces autorités
leur devoir
de neutralité;
à cet effet
nous vous suggéuons
les quelques
mesures
suivantes:
!e. .Rappele:."
aux autorités
administl’atives
que le M.R.N.D.
r,’~st
païzi-Etat
et eu’ils
doivent
resoecte]:
leur -~l~evoir
¯ ~..=
d’imDartieli=é;
d’el!registvemer~t
foz-cë et
ce su3.et mm,-. -. ~= voie de.’-:
la nlajoritë des Rwc-.ndais,
3.». i!.:.e!-ve!.~,c ~~u~~-@s¯ de I’ORINFOR pouz" que l’ancien! - .zhce,nJou=.
~E», ceci .of~,~
.
:{ : -[.~",;. soit remDlacee ~au_ <[es chroniques des paz"’’"
du. .......
ce.
:.__,,.~_~._~,.=..:=-r~-=_
~ ~.».,~.~.ze la population
de mieuxcomprendre,
le pi’ogv,:u;u:~,»
-~e..= différeP, ts u=~’.’~<_ __._.. et ainsi d~ lui permettre un libte c]-)ix.
iez amueez,

MOl!sietlç

le Hinistre,

Le comité

,

~ ’expression

.Directeuz-

\"

.~- ._»~LI- ,,

__<___?___.
~ y~)/.,~
5
........
kA~~U.<=U~[~ Sy!vest~-e

..;
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ho ......:,_ Le Pv4:’i ~:., " de
o~ b~ ....
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.._Dthf~..R’wanJaise
KIGALI

la

- :-«’"«’-<"-,.~..~_.t.~;’"
_~~_l-!il]istFe
(Tous)
KIGALI
~’ieSSi£tl:7.S] es ».a:-- -.-~ t-~-.
Iq.I- .~ et Consulaire
..C,.
U. D,.p
~.....
dU :"
".’<
~~ .....
1 :,,-=~-’
KICA..I

(le l]oçïe

haute

Annexes16. : La crisedu MDR de juillet1993et son évictiondes instancesde
la transition

Annexe 16.1. :
COMMU~QUÉ

DU

MDR

Le paruM.D.R.a apprisavecsurprise
et étonnement
la nomination-pur
le Président
de la
Républiquede MadameAgatheUWtLINGIYIMANA
commePremierMinistreen remplacement
du
DocteurDismasNSENGrYAREMYE,
ce qui, constitutionnellement,
entrdnela dëmissiondu
Gouvernement
du DocteurDismasNSENGIYAREMYE,
mis en placele 16 avril1992_.
Le Bureau
Politique
du M.D.R.
tientà préciser
quela candidature
dunouveau
Premier
Ministre
n’ajamuis
étédemandée
auPartiM.D.IL
ni donnée
parl’organe
habilité,
à savoir
leBureau
Politique
du Parti.En conséquence,
le BureauPolitique
du M.D.R.ecm~dèm
quete nouveau
Premier
Ministre
désigné
parle Président
de laRépublique
n’est
paslecandidatdu
parta
M.D.IL
etne bénéficie
doncpas
dusoutien
duParti.
Le BureauPolitique
du M.D.R.
rappelle
quele mandat
donnéà la délégation
du Partidansles
consuitations
menées
parlePrésident
delaRépublique
les14et 16juillet
1993étaitlaprolongation
sanscondition
dumandat
du Gouvernement
detransition
jusqu’à
la signature
de l’Accordde
Paix.
L’initiative
personnelle
priseparMonsieur
TWAGIRAMUNGU
Fanstin,
Président
du M.D.R.
de proposerla candidature
de MadameLrWtLINGIYIMANA
Agatheau postede PremaerMinistre
outrepasse
le mandat
donnéparleBureau
Politique
du M.D.1L
à la délégat~on
du Partietconstitue
doncunactedehaute
trahison
quidoitêtresanctionné.
En considération
de cequiprécèdeet
conformément
auxarticles
9, 42,44,51 et 53desstatuts
duPartiM.D.R.,
le Bureau
Politique
du M.D.R.,
réunice 17 juillet
1993en séance
extraordinaire
a
prislesdécisions
suivantes:
1. MonsieurTWAGIRAMUNGU
Faustinest suspendude la Présidence
du PartiM.D.R.et de la
direction
desaunes
organes
duPartijusqu’à
laprochaine
tenueduCongrès
National
E.xwaordinaire
duParti,
convoqué
pourtes14et15aoflt
1993auplustard.
2. Le PartiM.D.tLn’estpasliéparle 2èmeProtocole
Additionnel
du 16/07/1993
et ne pamcipem
pasau Gouvernement
issudece protocole.
3. Le PartiM.D.R.
meten gardele Premier
Ministre
désigné
ainsiquetoutau~eadhérent
au part~
M.D.R.
ffentrerdans
ce Gouvernement
ou d’occuper
toutautrepostepolitique
contre
décision
du
Bureau
Politique
du M.D.R.LeBureauPolitique
du M.D.tL
cnnmdèm
qu’outrepasser
cette~Scision
constituermt
unetrahison
duParti,
passible
dessanctions
prévues
à l’article
52desstatuts
duParti
M.D.R.
4. Le BureauPolitiquedu M.D.ILféliciteMessieursNGULINZIRA
Bonifaceet NDENGEJEHO
PascalBaylon,anciensministresM.D.R.du Gouvernement
du DocteurNSENGIYAREMYE
Dismas
quiontvolontedrement
décliné
l’offre
de faire
parnede cenouveau
Gouvernement.
5. Le BureauPolitique
du M.D.R.constateavecregretque MadameUWILINGIYIMANA
Agathe,
membredu BureauPolitique
du M.D.R.,n’estpasvenueà la nSnnion
du BureauPolitique
du
M.D.R.
dece17 juillet
1993et qu’elle
a accepté
publiquement
de former
un Gouvernement
sans
solliciter
le soutiendesonparu,te M.D.R.En ~uence,MadameUWILINGIYIMANA
Agathe
estsuspendue
desesfonctions
deprésidente
duParti
enPréfecture
deButarn
jusqu’à
latenue
dela
prochaine
réunion
du Congrès
Préfectoral
duM.D.R.
enPrrfeeture
de But,are.
6. Le Bureaudu M.D.ILréa/firmeson soutienfermeau processus
de paix et au pronessus
démocratique.II
demandeau
Président
de la République
de nepasremet~’e
en causelesprotocoles
déjàsignésdansle cadredesnégociations
de paixet déclare
quele M.D.R.participera
ma
Gouvernement
deTransition
à BaseElargie,
chargé
de lamiseenapplication
de 1 "Accord
dePaixen
vued’élections
libres
et dëmocratiques,
conformëment
au Protocole
y relatif
signéà Arusha
le9
janvier
1993.
7. Le Bureau
Politique
duM.D.R.lanceun appelauxa~aérents
despartts
d’opposition
dëmocraaque
pour faire échec aux manoeuvresdu PrésidentHABYARIMANAqui, en dissolvantle
Gouvernement
à laveille
de lasignature
del’Accordde
Paix,
vientdemontrer
qu’il
a perdulesens
del’intérêt
national
et qu’ilveutconduirele
paysà ladeswantion.
LeBureau
Politique
du M.D.R.
rappelle
à ceteffetquelePrésident
de laRépublique
UniedeTanzame,
SonExcellence
Monsieur
AliHassan
MWINYI,
ensa qualité
deFacilitateur,
avaità justetitrerecommandé
laprolongalaon
du mandatdu Gouvernement
dirigépar le DocteurDismasNSENGIYAREMYE
en vuede garantir
le bonaboutissement
desnégociations
de Paix.Le PartiM.D.R.
regrette
quelePrésident
de la
République
n’aitpasprisenconsidération
larecommandation
avisée
du Facalitateur.

8. Le BureauPolitiquedu M.D.R.rend hommageau DocteurNSENGIYAREMYE
Dismaset le
félicite
pourl’action
quesonGouvernement
a menéeaveccourage
et efficacaté
paruculièrement
en
ce quiconcerne
lesnëgociations
depmx,dontl’aboutissement
n’at~nd
quetasignature
du Président
dela République.
Faità Kigali,
le 17juillet
1993
Dr Donat MUREGO
Secrétaire
Exécutif.

Annexe 16.2. :

COMMUNIQUE

DE PRESSE

Position
du Bureau
Politique
du MDRsurla parucipation
du MDRauxinstitutions
de la Trunsiuon
LeBureau
Politique
du MDR,réunià Kigali
le 18aofit1993a adopté
la position
suivante
relative
à la
parucapafion
duMDRauxinstitutions
dela Transition:
duMDRréitèresonsouáenà l’Acc~rddePaix
d’Arusha
auquella PartîMDR
1) Le BureauPolitique
a contribué
defaçon
significative
à travers
leGouvernement
de Transition
misenplace
le 16axï-il
1992_.
Ilexpñme
encore
unefoissapleine
disposition
à participer
auxinstitutions
delaTrunmtion
chargées
de ta miseen oeuvrede cetAccord
de Paixet exigedu Prësident
de la République,
du
Gouvernement
Rwundais,
desautres
paruspolitiques
et du FPR,le respect
strict
dudispositif
de
l’Accord
depaix.
du MDRattirel’attention
de la population
rwoedaise
et de ta Communauté
2) Le BureauPolitique
internationale
surle grave
dangerqui
guette
notrepays,à savoir
lerisque
deblocage
duprocessus
de paix,et la perversion
du processus
~-mocratique
pardesforcesrétrogrades
et opportumstes
apparues
augrundjourà l’occamon
dela signature
del’Accordde
Paix.
lesdispositions
desaccords
de ptaxattribuant
le postede Premier
Ministre
au paru
3) Rappelant
MDR,le BureauPolitique
du MDRdénoncepubliquement
les signataires
de l’Accord
de Paix
d’Aruslia
quiontdélibérément
nomméà ce postede Premier
Ministre
un imposteur
en la personne
deMonsieur
Twagiramungu
Faustin,
déjàexcludu MDRavantmêmela présentañon
de sonauracandidature.
Le BureauPolitique
du MDRconsidère
quecettenomination
constitue
nonseulement
unecontradiction
flagrante
et inacceptable
euégardauxdispositions
surte partage
du pouvoir
contenues
dansl’Aeaordde
Paix,
maisaussi
lesigne
évident
etinquiétant
quelesparttes
signataares
nesontnullement
engagées
à respecter
l’Accordde
Paix.
le BureauPolitique
du MDR~’clare
quele MDRn’estpasdisposé
à partauiper
à
4) En conséquence,
ungouvernement
dontle Premier
Ministre
a éténomméen violation
desdispositions
de l’Acx:~1d
dePaix
attribuant
ce posteau PartiMDR,et exigequele MDRsoitpleinement
rétabli
dansses
droits.
Le Bureau
Politique
du MïDRne toléremjamais
quele postede Premier
Ministre
luisoit
usurpé
etdéctare
sadétermination
à lutter
jusqu’à
cequejustice
luisoitfaite.
que l’Assemblée
Nationalede Tmnmtionest une
5) Le BureauPolihquedu MDR,considérant
institution
distincte
duGouvernement
deTrausition
à BaseElargie,
~’clare
queleMDRpartauipera
à cetteAssemblée.
A ceteffet,
leBureau
Politique
duMDRa décidé
latenueendatedu29oeflt93
descongrès
préfectoraux
du MDRdevantélireles11 députés
du MDR.Le BureauPolitique
du
MDRinvitelesac~aérents
réguliers
du MDRdésireux
de se portercandidats
à cesélecùons,
d’adresserpar
écrit
leurscandidatures
auSecrétariat
exécutif
duMDRà Kigali
avant
le24aoflt93à
minuit.
Faità Kigali
le19aoflt
1993.
KARAM/RAF-roduald
Deuxième
vice-président,
Dr. MUREGO Donat,
Secrétaire
exécutiL

Annexe 17 :
COMMUNIQUE DE PRESSE DU PARTI CDR RELATIF AUX MASSACRES PERPETRES PAR LE FPR
DANS LA PREFECTURE DE RU]-tENGERI DANS LA NUIT DU 17 AU 18 NOVEMBRE 1993

1) Le paruCDR condamne
énergiquement
les massacres
de la population
civilesansdéfense
perpëtrés
en
commune NKUMBA, KIDAHO, CYERU et NYAMUGAIA où le F-PR a atrocement égorgé plus de 40
personnes
composées
majoritalrement
desfemmes,
enfants
et vieillards
dansla nuitdu 17 au 18novembre
1993.
Ceforfait
montre
clairement
queleFPRa rejeté
lesaccords
d’Arusha
etnevisequ’às’emparer
dupouvoir
parla
forceaprèsavoirdécimé
lesBahum.
2) Le PartiCDRprésente
sescondoléances
tesplus~roues
auxfamilles
éprouvées.
LePartiCDRsoutient
sans
réserve
ladécision
priseparlesForces
Années
Rwandalses
de suspendre
leurparncipation
à toutes
« lesréunions
etdiverses
comnnssions
conjointes
avecteFPRjusqu’à
cequece dernier
puisse
garantir
l’abandon
detouteaction
du genre». Cesréunions
et commissions
pourront
sansdouteêtrereprises
dèsquele FPRse seraengagé
publiquement
à neplusposerdesactescontraires
à 1’Accord
de paixetau processus
de démocransation
dupays.
3) Le PartiCDR a ét~ ëtonnéet même indignéde voir le Gouvernement
de MadameUWILINGIYIMANA
Agatherestébrascroisés
alorsquedesdizaines
de personnes
sontentrain
d’êtreégorgées.
Il n’estpas
compréhensible
qu’àce jouraucune
mesure
derétorsion
n’aétépriseà l’encontre
du F’PRpourledissuader
à
jamaisde ne pluss’attaquer
à ta population
civilesansc~fense.
MadameUWILINGIYIMANA
Agathede’,-rait
comprendre
quelamission
première
de songouvernement
estd’assurer
lasécurité
descitoyens
et s’iléchoue
dans
ce dommne,il doitse démettre
ou êtredémispar le Président
de la République.
Or il s’avère
que son
gouvernement
a suffisamment
prouvé
qu’ilestincapable
d’assurer
la sécurité
despersonnes
etdesbiens;
c’est
pourquoile PartiCDR demandeau PremierMinistreMadameUWILING[YIMANA
Agathede remettresa
démission.
Sinon,
lePrésident
delaRépublique
devrait
alors
ledémem’e,
Sicelan’est
paslecas,lePrésident
de
la République
HABYARIMANA
et le PremierMinistreUWILINGIYIMANA
Agatheaurontclairement
prouvé
qu’ils
sontcomplices
desInkotanyi
égnrgeurs
desfemmes
enceintes,
d’enfants,
devieillards,
et d’autres
civils
sansdéfense.
Danscesconditions,
ilsnemériteront
plusderester
à latêtedel’Etat.
4) A voirla situation
actuelle
du paysquirisque
d’exploser
à toutmoment,
le PartiCDRinvite
la majorité
populaire
à rester
trèsvigilante
pouréviter
toutesurprise
et deréagir
énergiquement
et sansdélaià toute
provocation
en neutralisant
partouslesmoyens
sesennemis
et leurscomplices.
Puisque
l’Accord
de paixest
rendu
caduque
parlesagissements
duFPRencouragé
parla présence
du contingent
belge
à Kàgali,
il neresteplus
à lamajorité
populaire
qu’àtrouver
d’autres
voiesetmoyens
d’amverà
unepaixjuste
et durable.

Faità Kigali,
le2.3/11/1993
Le PartiCDR.

Annexe1 8: Lettreau Premier
ministre
AgatheUwilingiyimana
surla poursuite
de l’exercice
desfonctions
gouvernementales
Kigali.
14janvier
1994
Madame
le Premier
Ministre,
Nousconstatons
quedepuisun certmntempsvousne réunissez
pasle Conseil
desMinistres
sous
prétextes
divers.
A cetégard,
ily a lieudevousrappeler
queleDirecteur
deCabinet
duPrésident
detuRépublique
par
salettre
n° 005/01.13
du 06janvier
1994vousa faitparvemr
l’invitation
duPrésident
delaRépublique
quivous
demandaitde
réunir
leConseil
desMinistres
pour« évaluer
l ’étatd’avancement
dudossier
demiseenplace
institutions
de wansition
et d’examiner
lesentravoE
à ce processus
ainsiquelesactions
à menerparle
Gouvernement
poury mettre
fin».
Dansvotreréponse,
à travers
lalettre
n° 0011/02.3.1
du07/01/1994,
vousprétandezqu’il
n’ya pasde
cadrejuñdique
permettant
detenir
cesréunions.
Lemêmeargument
a étéencore
avancé
dansvotredéclaration
faite
surlesantennes
delaradio
Nationale
le13/01/1994.
Madame
le Premier
Ministre,
nousavonsl’obligation
d’amrer
votreattenàon
surle faitqu’un¢mdre
juridiquepermettant
der~unirle
Conseil
desMinistres
existe
beletbien.Ilestdéfini
parl’article
8 de l’Accord
d’Arnsha
quistipule
queleGouvernement
actuel
resteen fonction
jusqu’à
la miseen placeduGouvernement
c~
Transition
à BaseElargie.
Faut-il
rappeler
quedansvotrelettren01029/02.3.1
du 29/01/1994
adressée
au Président
de la
République,
vousavezvousmêmefaitrecours
~ cetarncle
pourjustifier
lapartdu Gous,ernemem
danslamiseen
place
desinstitutions
detransition.
Parailleurs,
enquelle
qualité
vousadm~sez-x
ousà laNation
sivousêtesà latêted’unGouvernement
quin’e.’dste
plus?
Reconnmssez,
Madamete
Premier
Mimstre,
qu’enadoptant
pareille
attitude,
votreintention
n’estrien
d’autre
quevouloir
vousapproprier
desprêroganves
quire~ïennent
au Conseil
desMinistres[
Ce quivouspermet
deprendredes
mesures
unilatérales
etparusanes
aumépris
decetorgane
qu’est
leConseil
desMinistres.
Dansvotrefuiteen avant,
vouscomplmsez
à mettresurle dosdu Président
de la R~publique
des
dossiers
quinormalement
doivent
êtrediscutës
en Conseil
desMinistres.
Cesdossiers
portent
notamment
surla
crise
économique
etlasécurité.
En effet,
lesmesures
à prendre
pourfmrefaceà la cñseéconomique
et à la famine,
et l’examen
du
budget,
nepeuvent
êtreadoptés
qu’en
Conseil
desMrnlstres.
Quantà la sécurité,
souvenez-vous
qu’entantquePremier
Ministre,
vousêtesPrésident
duConseil
National
deSécurité
et quedesurcro~
tesservices
de renseignements
sontsousvosordres.
Riennevouspermet
doncdevoussoustraire
devosobligations
enmatière
desoearité,
VosIécentes
déclarations
intempestwes,
qm invitent
notamment
lesfonctiormmres
etlesenseignants
à
laga-ève,
sontun manquement
grave
à vosrespons.abthtés
dePremier
Ministre.
Madame
le Premier
Ministre,
eu ëgardà ceqm précède
et compte
tenude la situation
difficile
que
traverse
lepays,
nousvousexhortons
à êtreauMessus
detamêlée
età privilégier
l’intérêt
supérieur
delaNation,
en faisant
en sortequele Gouvernement
foncuonne
jusqu’à
la miseen placeduGouvernement
de Transition
à
BaseElargie.
SianéeparF.Munyazesa
(MRND),A. Nglra~t~
are (M1LND).
D. Mbangurn
(MRND),P. Mugiraneza
(MRND),
C.’Bizimungu
(MRND),C. Nzabommana
(MR.’-.’D).
P. Nyl~rnasuhuko
(MRND),A. Bizimana(MRND),
Ntagerura
(MRND),
A. Ntamabyaliro
(PL),J. Mugea:a
(PL),G. Ruhumuliza

Annexe I9 : Communiqué du FPR du 28 février 1994

}«RONT PAg. RI.O I I ~L I.{ R.ç\;ANDAI~_~I i, :~~

R\¥ANDESE

PATRIOTIC .FRONT!!I’2~_L~"
~F

COMMUNIQUg

P~E~~E

Il y a d@j~ plus de deux mois que Im~ pr~alables
(!e d~ploiement
effQ¢tif
des troupes de la Mi~~ion des N~tion~ Unies pour l’~-ssistanoEe
au Rwanda
d’une part et le d~part des troupes fr~nçaises
d’autre p~rt) ~ont r~unis et
que les In«titutions
de transition
prevuc«
par l’Accord
de Paix d’Arusha
auraiem~
dG ~trm mises en place. Pour ce faire, loes per~onnali~~«
du FPR
app~l~es ~ participer
dans ce« institution«
avalant regagne la capitale le
auquel le peuple
2g D~~emnre
1993 par un convoi, de Mulindi
vers Kigali,
rwandais a r~soerv~ un accueil chaleureux et enthousiaste.
Depuis
c~ jaur-l~
cependant,
le Pr@sident
Habyarim~na
5’e«t livre ~ do~
manoeuvres
vis~nt ~ n~ permettre
!a mis~ ~n ~lac~ de5 in«ti%ution5
que le
jour où il aurait r@ussi ¯ modifier,
en sa Taveur, l’equilibre
des fo~ces
prëvu dans l’Accord de Paix d’Arusha. C’es~ ainsi que le 5 ~anvier 1994, le
~our de prestation
de s~rment
par le Prë~ident
d~ la R~publique
et par
l»As«emblèe
Nationale
de Transition
(ANT), ~~a garde republicaino
a us~
la violence
pour barrer l’a~cès aux dëput~s du Parti Libéral agr~ës par la
Cour Constitu~ionnelle,
parce que l~ Président
de la R6pub!iquc
voulait
favnr~ser
la prestation
de serment par des d@put~s figur~nt
sur une liste
de son choix. Depuis cette tentative
avertQ«,
le recours ~ la violence
n’a

des partis
PL et MDR, avanc~
par le
Le probl~m~
des dis~ension~
au sein
la mise en place de~-instituti~no,
a
Président
Habyarimana
pour entraver
le
8
janvier
1994
lors
d’une
rffunlon
fait l’objet d’un exame~ a~profondï
entre ]u~ ~t le FPR, en prisent« du Premier Ministre du gouvernement
actuel
e~
de« r~pr~sent~nt~
du Facilitateur
des n~gociations
de paix d’Arusha,
d~~ R~rrétaires
SQn~raux
de l’ONU et de I’DUA.
Il avait alors ét~ ~tabli
qn~ le prob!~me invoqu~ du d@ç~ccord,
au sein de c~s partis, sur Ici listes
des dëput~s
d~vant
le~ repr@sent~r
~ I’ANT n’~tait
pas r~el et qu~: en
conclusion,
le Président
devait d~« le lend~maln,
9 ~anvler 1994, annonser
au FPR, aux instsnc~«
concermQes
et au public
en gQnQral
la dat~ retenue
psur la mise ~n place de« institutions.
Il ~tait égolomcnt
convenu que la
question du chn~~ de~ ministres
serait laissé~ au ~remi~~ Ministre
dé~igné
du gouvernement
Paix d’At’~~ha,

de transition

~ ~a~e

~largie,

OEonformemoen~

~l’Accord

de

Au lieu de procQder mnmm~ convenu, le Prësident Habyarimana
avait amcn~ la«
~Iplomates
accr~d~t~«
~ K~gali ~ s’im~liquer
dans la recherche d~ solution~
à ce problème
artificiellement
cr~é, mais ce~ dipl=m~te~
ne tardaient
pa~
non olus à s»apercevoir
que c~ problème
servait de paravoent
pour d’autres
dessein5 ayant trait ~ la d~naturation
de l’Accord de Paix d’Aru~ha,
A =hsque
~~is
quc las d~cisions
In~tit.~iur~~
dovai~nt ~tre prises,

relative~
la vlolenc~

~ la mise
~n
~t le ~~rrorisme

place
des
des milices

In:erahamwc,
~u par~i
MRND du Président,
et Impuzamu~ambi
du parti
ext~émistc
c~hnssant
~DR se déchaînaicnt
sur l~ h~bitants
de Kigali.
/I

En r~ac~ion ~ =ette d@eeci~ion ~ laquelie lui-même e% s~m par%i avaien% é%~
plei~eme~t ~ss~~i~s~ le Pré~ide~t de la République e~ s~n p~rti ISchaient
!e~ milices Interaham~e~ Impuzamugambi et des @l@eements dissident~ du MDR
dits MDR PDWER qui~ le éO fivrier 199~, attaquaient des ~dhéremts qui se
rendaie~~ & u~ rallye politique autorisé par l’autorité et où l’orateur
principal ~tait M. T~agiramungu Faustin, Président du MDR ~t Premioer
Ministre dësigné du Gouvernement de ~ransiçien à ba~e élargie, L~ lcndemain
encore, en date du ~i
février 1996, les mêmes milices
b~uclaient le~
gardaient
prisonniers dans
le building
le«
routes
de Kiçali,
fo~«~im~rnaires
du Ministère des Affaires Etrang~res
et relaient des
documents officiels ~ la Cour eonmtitutionnelle.
Le SOmmet de l’horreur devait êtrm atteint dans la soirée de ce el {éYrier
19ç4 lorsque des tueurs à la ~olde du Président Nabyarlma~a assassinaient
M. GATABA2I Fëlieien, Ministre de» Travaux Publics~ de i~~nergie ~t de
l~Eau et Secrétaire Génëral du Parti d’oppositio~ PSD. La mise en place dco
institutions prévue p~ur le ee février 199# était ainsi rendue impossible,
mais le Président H~byarimana l’annonçait peur le lendemain, le ~3 ~évr£er
1994. Ce~a n’a pas empêché aux troupes gouvernementalee de tendre, pour la
soirée du 2B février !99A~ une embuscade visant à ~écimer les per~onnalités
du FPR quï~ ce s~ir-i~, devaient ~uitter Mulindi pour regagner Kigali, ~n
~ue de l’i~stallation des institutions de transition flx~e au ~W février
1994 par le Président Habyarimana. P~r divine prmvidence~ le dëp~rt de ces
dirigeants avait été reporté de justesse Iorsqu’il s’é~aE~ or~re que cette
céremonie décidëe unilat#ra~eme~~t et d~nomc~e par Ims p~rtis d’opposition
m’aurait pas lieu. Mais l’embuscade
devai~ être exécutée comme prévu et
l’escorte cempmsée de militaires du FPR e~ de la MINUAR
qui rentrait
Kigali fGt pr~~e dans un as»eut qui
eeGta la vie ~ un de nms militaires,
fït un ble~~# parmi ~os militaires et un autre blessé parmi le~ militaires
de la MINUAR.
Du fait que le Président Haby~rimana avait a~ner~ïé, le ~ f~vrier 1994, la
mlse en place ~es institutions tout en s’arroge~mt le drei~ de décider,
la place des parti~ politiques parties ~ l’entente du 18 février lç9~, des
listes des personn~lités q,d le~ repr~sen%eraient dans les institutions,
ces de=isio~s autocrat{que~ prises en dehors de toute r~~ër~noE~ à l’~ccord
de paix d’Arusha et des procédure« ço~venues lors des réunions précities
étaient rejet~es par les partis p«~]iti~ues qui, efEectivement, boycott@ren~
la cérémonie du ~3 février 1994. Ce ~our-!A» le~ horreurs redoublaient dans
Kigaiie= ailleurs dans le pays, em même temps que le Président Habyarimana
c~nvo~uait pour le eS février ]994 une réunion des partis politiques qui
forment l’~~tuel gouvernement de coalition et sont appelé~ & participer~
ave~ le FPR~ aux instituti~n~ de la ncuvello transi~iu~~ issue de l’AcoE~rd
de P~ix d’Arusha. C’es~ & ]a faveur de la réunion co~~voquée d~::~ ue climat
~e terreur que, le 27 fevrie,
1994~ le~ dirigeants de ~e~ partis ont
accepte le~ dmci~iuns qu’Ils re~ettaie~~t le ~3fe~?/er~199q.

m"

D~s

lors

qu’il

d~ ~’~~ouler~

est

pour

cl~ir

~aire

que

~l@chir

le

Pr@sident

les

Habyarimana

dirigeant~

a re~auru

de ce~ parti~

au

politiques,

Présiden% Habyarimana
d~n5 ce5 conditlons,
Ces
=omçromi5 5ont d»autan~ ~iu5
inacceptableo
qu’i!~ 5"inçcrivcnt
dan~ u~e logique oontrairc
Ò l’cuprit
d~
l’Accord
de Paix d’Arusha,
qui a pour finalité
dos r~formes
profondes
des
structures
et du fonctionnement
de l»Etat r~andais, de m~ni@re à éradiquer
les pratiques
dictatoriales
que le Président
Habyar!mana
veu: ~aUveg~rder
par le hiais de la manip~llat~on
des partis pour leur ~mp=5er des @l@ment~ à
sa dévotion comme représentants
au sein des inctitution«.
L~ FPR
condamne
encore une ~oi~ le~ actes barbares
perpé%rë
par le~
milice~ ~ I~ solde du Pré~ident Habyorimana
et annonce qu’il no participera
pa~ ~ un ~ouvern~ment m~s ~n p]a~e ~:ir la ha~e des comprnm~S nbLen~:s ~ar la
~erreur.
P~ur les dëputés ~ I’ANT, le FPR n’acceptera
d’autres
listes que
celles agréée~ par la Cour Constitutionnelle
en donc du 4 ~onvicr lçgZl.
De même, le FPR exige que
le Premier Ministre
déuignë du Gouvernement
de
tr~n~ïtion
~ base élargie
soit rétabli
dame 5on droit
da choiuir
I~~
mini~tre~
d~va~t compo~er
so~ équipe ~ouvernementale,
c~mme il i~avait
prévu
pour le 5 fêvrier
1994 avant
que I~ proce~~u~
d’intimidation
croissante
exercée par I~ Prësident
Habyarimana
ne ~cit déclench~.
Le FRR
~e peut pas non Dlus accepter
qu’un ~u~Icn~q:~~
r~le d~ns la mise en place
de~ institution~
ou dan~ le choix de~ per~onnalités
devant en fair~ partie
soit confié à des persorrnages
comme MUGENEI
Sustin qui dE~larent
ne ras
adhérer a l’Accord d~Arusha. En eT/et, ceux-la ne manqueront
pas ~~entraver
l’e~~cution
de~ dispositions
de !’A==ord
de ~aix et de chercher
~ bloquer
le fonctionnement
normal des institutions.
Le FPR met en garde le Président Habyarimama
et se~ ~depte~ de~ parti~ ~RND
.et COR qui continuent
~ porter atteinte è la vie et 3 Io tranquillite des
Rw~nM~i~,
tout en le« préve~a~t
qu’il ~e ~aurait ~3us y assls~er
les br~~
crois~s.
De même~
nous d@nonçons~
encore
une fois,
)a distributipn
uo,,~i,~elle
des armes A T’eu aux p0pulat~onc civileo auxquelles nou~ faisons
appel pour qu’elles s’e~~ débarrassent.

Fait

~ Mulindi,

~
C°]~rA

le 2B février

19~~

Annexe 20 :

OBJET:Cas du MINADEFdansle prochain
Gouvernement
de Transition
à BaseElarg~e

Arnsha,
le 19 décembre
1992.

A SonExcellence
Monsieur
le Président
de la République
Rwanda~se
KIGAIA.
I. SITUATION
Lesnégocianons
actuelles
tournent
autourde la réparuñon
desportefeuilles
rninistériels
du
Gouvernement
detransition
à baseélargie.
Dansce partage,
le FPRdemande
ou le MININTER,
ou te
MINADEF,
postesappartenant
dansle Gouvernement
actuelau paruMRND.Seloncertmnsmembres
de la délégation
de tendance
MRND,celui-ci
aurait
l’intention
de porter
sonchoixsurle MININTER
en cédantle M1NADEFau FPR.
2. POINT DE VUE DU GROUPE MILITAIRE A ARUSHA
Si unetelleposition
étaitconfirmée,
ellesermtINACCEPTABLE
pourlesraisons
suivantes:
- risque
deréacàon
brutale
desmembres
desFARsuite
à lafruslration
dedevoir
ètresouslesordres
de
celui
qu’ils
combattaient
hier;
- risque
deal~motivation
desFARMorsquelaguerre
n’est
pasterrninée:
- humiliation
du peuple
nvunduisà
travers
sesForces
Armées;Miseenquestion
dela souveraineté
et
lasécuntë
nationàles;
- perle
decrédibilité
etd’audience
parteMRNDauprès
dupeuple
l~’undais.
3. CONCLUSION
Compte
tenudel’évolution
desnégociations
etdescritères
définis
parleGouvernemem
pourleixirtage
desportefeuilles
ministériels
dansleGouvernement
detransition
à baseétargie
ilsemble
impossible
que le MRND puisseconñnuerà détenirle MININTERet le MINADEF.Il sembleégalement
impossible
quel’undecesdeuxministères
puisse
aller
versunpetit
parti.
Danscette
situation,
ilestà
recommanderque
le choixdu MRNDportesurle MINADEFque sur le MININTER
pourles mi.sons
ci-après:
- perte
de crédibilitë
et d’audience
parleMRNDauprès
dupeuple
rwandais
et desForces
Armées;
- le FPRpeutmanipuler
plusfacilement
leséléments
desForces
Années
en sa faveur
pendant
cette
période
de transition
quicomprendra
la formation
de la Nouvelle
Arméequ’ilne tepourrait
avecle
MININTER
où l’appareil
administratif
estconstitué
parplusieurs
couches
(préfecmres,
communes,
secteurs,
cellules);
- risques
dedestruction
dela structure
debasedesForces
Années
sileMINADEF
passait
au FPR.
Col. BEMS BAGOSORAThéoneste
Coi. BEMS MUBERUKAFélicien
Lt. col B.E.M.NDENGEYINKA
Balthazar
Lt. col B.E..M.RWABALINDAEphrem
Maj. BAM GAKARA Théophite.

-Monsieur
leMinistre
de laDéfense,
KIGALI.
-Monsieur
leMinistre
desAffaires
Etrangères
et delaCoopération.

Annexe

21

: Communiqué

des

évêques

catholiques

du Rwanda

du

24 mars

1994

cONFERENCE
EPt5COPALE
DU RWANDA
Secrë~:arl«t
G&nër«l
B.P.357 KlgaH/Rwanda
Telephome: 754 3g

Ktgail,le

COMMUNIQUE

A l’issue
de leur
des.échanges
sur
grande
détresse
Rwanda
adressent
internationale:

DES

EVEQUES

CATIIOLIQUES

réunion
ordinaire
la situation
du
de la population,
ce
qui
suit
à

DU

RWANDA

du 23 au 24 mars
1994,
pays
et sur
le constat
les
Evëques
Catholiques
la
Communauté
nationale

après
de la
du
et

i.

avec
amertume
que
la
mise
en
place
des
Ils
constatent
Transition
continue
à être
retardée
par
des
Institutions
de
recherchent
leurs
propres
intérêts
avec
une
politiciens
qui
insouciance
caractérisée
envers
les
peines
et préoccupations
du Peuple.

2.

Ils
demandent
au
Ministre
Sortant
Responsables
des

Président
de
la
République,
et
au
Premier
I’~inistre
Partis
et au
Front
Patriotique

de cesser
de tourner
en dérision
la
incapables
d’arracher
à sa détresse.
Ils
insistent
pour
que
les
Institutions
mises
en
place
et que
le
pays
cesse
pour
un différend
au sujet
d’un
député

population

au
Premier
Désigné,
aux
Rwandais
qu’ils

sont

de Transition
d’être
pris
en
ou d’un
ministre.

soient
otage

3.

Ils
s’inquiètent
de la prolifération
des
armes
un peu
partout
dans
le pays
en rapport
avec
la méfiance
entre
les signataires
de l’Accord
de paix
d’Arusha.
Que
ceux-ci
se rappellent
que
ces
armes
n’apporteront
jamais
aux
Rwandais
la paix
à laquelle
ils
aspirent.

4.

De
plus,
ils
désavouent
la
pratique
éhontée
de
mépriser
l’innocent
en l’accablant
de
dessins,
écrits
et caricatures
diffamatoires
et licencieux.
Ces
publications
révèlent
l’immoralité
et
l’étroitesse
d’esprit
de
leurs
auteurs.
Elles
jettent
le
discrédit
sur notre
pays
et ternissent
son
image
à l’~franger.
Que
leurs
auteurs
et
instigateurs
se
rappellent
qu’ils
commettent
des
péchés
qui
offensent
Dieu
et pour
lesquels
ils
doivent
demander
pardon.

5.

Concernant
le fléau
de
la famine
qui
sévit
les
Evëques
Catholiques
à nouveau
appellent
Egliaes,
Nations
et Organismes
Internationaux
continuent
leur
aide
et leur
soutien
à ceux

»

dans
le
pays,
au secours
les
pour
qu’ils
qui
sont
encore

Ils invitent
tous les Rwandais,
surtout
les chrétiens,
à
apporter
leur appui à la CARITAS
par leur entraide
sur les
collines et leur participation
aux initiatives de lutte contre
cette famine.
6 o

Ils présentent
leurs
les Rwandais
et aux
continuer leur prière

voeux de bonne fête de Pâques à tous
Amis du Rwanda
e-t -les exhortent
à
instante pour que Dieu accorde la paix

au Rwanda,
Fait

Les Evëques

Catholiques

à Kigali,

le 24 mars

1995«

du Rwanda

+ Thaddée NSENGIYUrIVA
Président de la Conférence
des Ev~ques Catholiqaes du Rwanda ~ÇI//

Thaddée NTIi{INYURWA
Vice-Président

de la Conférence

des EvêqueS Catholiq.ues

+ Vincent

NSENGIYU~IVA

Archevêque

(’

~

de Kigali

+ Jean
Baptiste
Evëvue de Butare

+ PhocaS NIKWIGIZE
Evâque de Ruhengeri

+ Wenceslas

du Rwanda

GAIIAMANY~

"7~-~~~’~

KALIBUSHI

Evêque de Nyundo

+ Fredéric
F~veque

RUBWEJANGA

de Kibungo.
¯«

Haut

fgtquery v.1.9, 9 février 2024