Fiche du document numéro 10303

Num
10303
Date
Mardi 20 mars 2007
Amj
Taille
1125066
Titre
Mgr Livinhac (1846-1922) Missionnaire d'Afrique (Père Blanc), Fondateur de l'Eglise catholique au Buganda, Evêque de Pacando, Archevêque d'Oxyrhynque, Supérieur Général des Missionnaires d'Afrique
Nom cité
Type
Langue
FR
Citation
21/4/2015

Mgr Léon LIVINHAC (1846-1922)

MGR LIVINHAC (1846­1922)
Missionnaire d'Afrique (Père Blanc), Fondateur de l'Eglise catholique au Buganda,
Evêque de Pacando, Archevêque d'Oxyrhynque,
Supérieur Général des Missionnaires d'Afrique

Ce missionnaire, de nationalité française, était originaire du diocèse de Rodez, dans le Midi de la France. Il naquit le 13
juillet 1846 dans une famille très chrétienne, au hameau de Ginals, dans la paroisse de Buzeins. Baptisé Auguste­Simon­
Léon­Jules, il fut appelé 'Léon'. Ses parents étaient propriétaires d'une belle ferme aveyronnaise qu'ils exploitaient à l'aide
de journaliers. Ils avaient trois enfants : Léon, sa sœur aînée et son frère cadet. La mort précoce de leur père et puis celle
de leur mère, quand Léon avait 6 ans, bouleversa la vie heureuse des trois enfants. Depuis lors, leur éducation avait été
suivie par une grand­mère et deux tantes, sous l'œil vigilant d'un grand­oncle, curé de Bonneterre. Léon vécut la
séparation de ses parents depuis sa petite enfance comme une grande blessure. Il la sentira davantage en janvier 1871
quand son unique frère, ancien zouave pontifical, sera tué en défendant la France contre la Prusse. Homme du devoir au
regard mélancolique, il se montrera plus tard peu confiant devant l'inconnu. Probablement suite à ses origines rurales, il
aimera un style de vie simple, mais peu ouvert aux idées nouvelles.

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(On peut lire l'explication de la photo en passant la souris dessus et l'agrandir en cliquant)

De 1855 à 1860, Léon fait ses études primaires chez les Frères des Ecoles chrétiennes à Saint­Geniez. Durant cette
période, il se manifeste comme un garçon timide et délicat, mais très appliqué pour les études. Sage et pieux, il reçoit,
contrairement à l'usage de son époque, le sacrement de confirmation avant sa première communion. De santé fragile, il
n'est pas doué pour les efforts physiques. Rien ne laisse donc supposer qu'il sera un jour missionnaire ou même prêtre ; sa
famille l'avait destiné à devenir fermier et son frère cadet, ecclésiastique.
Après le primaire, Léon est inscrit au collège diocésain Saint­Denis à Saint­Geniez. Il suit la section générale du
secondaire. Mais il ne s'y plaît pas. Sa santé en est affectée. Atteint d'une paralysie aux jambes, il est obligé de rentrer en
famille à Ginals. Lors de sa convalescence, il se confie au curé de sa paroisse, l'Abbé Malet, qui discerne chez lui une
vocation sacerdotale ; il reçoit alors des cours de rattrapage pour le latin. Guéri fin 1861, Léon retourne au collège, cette
fois­ci comme élève de la section gréco­latine en vue d'une formation sacerdotale. Ses progrès sont tels qu'il sautera une
classe à la rentrée de 1862. Tout au long de ses études secondaires, il logera chez une 'Béate', membre d'une pieuse
association de femmes consacrées.
En octobre 1867, à l'âge de vingt­et­un ans, il entre au grand séminaire de Rodez. Ce
séminaire, tenu par les sulpiciens, comptait alors près de trois cents séminaristes ! Léon y
étudie d'abord la philosophie, puis la théologie. Plus tard, il reconnaîtra que ses études avaient
des lacunes ; il ne les comblera jamais. Son accompagnateur spirituel est le Père Georjon,
supérieur du séminaire. Parmi ses compagnons de classe figurent le futur évêque de Mende,
Mgr Gély (1849­1906), et le futur Supérieur général des sulpiciens, Mgr Garriguet. Léon
reçoit la tonsure en mai 1869 et les ordres mineurs l'année suivante, au mois de juin. Sa vocation prendra une tournure
inattendue en 1871.

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Mgr Léon LIVINHAC (1846-1922)

Durant l'automne, il rencontre un Missionnaire d'Afrique, le Père Charmetant (1844­1921), homme
sympathique et chaleureux, envoyé au séminaire de Rodez par Mgr Lavigerie (1825­1892), archevêque
d'Alger. Celui­ci, de nationalité française, avait fondé, en 1868, une société missionnaire pour
évangéliser le continent africain. Depuis lors, il chercha, dans les séminaires français, des candidats pour
son ambitieux projet. Léon s'y intéresse mais hésite à s'engager. En fait, certains milieux ecclésiastiques
critiquaient ce fameux projet qui comptait alors une seule œuvre, un pauvre orphelinat installé à Maison­
Carrée près d'Alger, et qui était aussi la première maison mère des Missionnaires d'Afrique.
Encouragé par l'exemple de son ami, l'Abbé Charbonnier (1842­
1888), Léon se décide finalement après son ordination diaconale (mai
1872). Il adresse sa demande d'admission à Mgr Lavigerie le 26 février
1873, retardant ainsi son ordination sacerdotale. Fin mars, Léon,
accompagné d'un compagnon de classe, Auguste Moncet (1849­1889),
se présente à Maison­Carrée. Il entre au noviciat le 6 avril et reçoit huit
jours plus tard l'habit missionnaire (gandoura, chéchia et rosaire) de Mgr
Lavigerie. Comme maître de novices, il a le Père Terrasse (1831­
1922), jésuite, qui l'initie à la spiritualité ignatienne d'une manière
concrète.
Mgr Lavigerie, fort impressionné par ce novice modèle, l'ordonne prêtre le 12 octobre 1873. Le même
jour, il le nomme au scolasticat (grand séminaire des Missionnaires d'Afrique). Le Père Léon y sera sous­
directeur, économe et professeur de théologie dogmatique, sans avoir terminé, ni son noviciat, ni ses études
théologiques. Inscrit sous le numéro 22 dans le registre des admissions, il prononce son serment missionnaire
le 7 avril 1874. Et quelques mois plus tard, le 12 octobre 1874, il est déjà élu membre du Conseil général lors
du premier Chapitre général des Missionnaires d'Afrique, connu comme le Chapitre de fondation vu
l'importance de ses décisions. A cette occasion, Mgr Lavigerie le nomme Econome général d'une société,
pauvre en ressources financières mais riche en générosité humaine. Elle compte alors 43 Pères et 9 Frères
formant une quinzaine de communautés disséminées en Algérie.
Fin décembre 1874, Mgr Lavigerie envoie le Père Livinhac à Paris pour y installer une procure, la première en Europe.
Mais huit semaines plus tard, le Père est déjà de retour avec l'excuse qu'il lui manque les aptitudes pour une telle
responsabilité. En effet, durant toute sa vie, il sentira une répugnance à l'exercice de l'autorité. Mi­février de l'année 1875,
Mgr Lavigerie le nomme dans la communauté des Ouadhias en Kabylie. Tout heureux, le Père Livinhac y fait sa première
expérience missionnaire par un contact direct avec la population : il étudie le kabyle, enseigne quelques en­fants, soigne
les malades et visite les villageois. Mais son bonheur ne durera que quelques mois. Le 24 août 1875, il se retrouve de
nouveau à Maison­Carrée pour être directeur du scolasticat. Tout en étant directeur, il enseigne la théologie morale,
compose une grammaire kabyle et rédige une règle de vie, utilisée depuis lors par des centaines de jeunes confrères.
Cette règle était un résumé de la pensée missionnaire du fondateur. En 1876, le Père Livinhac prêchera pour la première
fois une retraite à ses confrères en présence de Mgr Lavigerie.
Cette même année, l'assassinat, par des Touaregs, de trois de ses confrères en route pour Tombouctou, lui rappelle que
la vie missionnaire implique le don de soi jusqu'au martyre. Son mandat de Conseiller est renouvelé lors du Chapitre
général de 1877. Bien qu'il ait obtenu le plus de voix, Mgr Lavigerie refuse de le placer à la tête de sa Société. Le Père
Livinhac n'en est pas malheureux… En effet, quelques mois plus tard, en mars 1878, il
sera nommé à la tête de la première caravane en route pour les hauts plateaux de l'Afrique
équatoriale. L'évangélisation de cette région immense avait été confiée à la Société des
Missionnaires d'Afrique par le pape Léon XIII (1810­1903).
Le Père Livinhac séjourna en Afrique équatoriale de 1878 à
1889, plus spécialement aux abords du lac Victoria, dans des
conditions matérielles pénibles avec des marches à pied interminables et des déplacements
peu confortables en pirogue. Il subit deux naufrages, un provoqué par une tempête et un autre
par un hippopotame. Durant ce séjour, lui et ses collaborateurs, les Pères Lourdel (1853­
1890), Girault (1853­1941), Barbot (1846­1882) et le Frère Amans Delmas (1852­1895),
tous de nationalité française, fondent l'Eglise catholique au Buganda en appliquant
scrupuleusement les instructions de Mgr Lavigerie. Leur réussite fera d'eux un modèle à suivre pour leurs confrères.
Obligés par les circonstances, ils avaient fondé cette Eglise à la Cour même de ce royaume africain, autrefois très
puissant, mais alors en proie à des tensions créées par la présence arabe et occidentale. Ces
tensions, d'origine politique commerciale et religieuse, susciteront des violences terribles parmi
les Baganda (habitants du Buganda) ; elles aboutiront en 1892 à une guerre civile, religieuse
et coloniale. Justement pour des raisons de sécurité, le Père Livinhac installe, début 1883,
sa résidence à Kamoga, dans le Bukumbi, région située au sud du lac Victoria. Lui­même
passera finalement peu de temps au Buganda, à savoir de juin 1879 à novembre 1882, et
quelques mois des années 1886, 1888 et 1890.

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Mgr Léon LIVINHAC (1846-1922)

Après sa nomination de vicaire apostolique du vicariat 'Victoria­Nyanza' en juin 1883, il
séjourne à Maison­Carrée où Mgr Lavigerie l'ordonne évêque titulaire de Pacando, le 14
septembre 1884. Puis, après avoir participé au 8ème Chapitre général, il retourne en
Afrique équatoriale en mai 1885. Au Buganda, il découvre une situation très tendue. Le
Kabaka (roi) Mwanga (v.1866­1903) était devenu l'otage des rivalités entre sorciers de la
Cour, commerçants arabes, anglicans et catholiques. Chacun d'eux voulait sa conversion
pour mieux accaparer le pays.

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En 1886, Mgr Livinhac assiste à la mort héroïque des martyrs Baganda ayant choisi de rester fidèles à la foi
chrétienne ; ils avaient refusé d'obéir aux ordres de Mwanga qui voulait tester la fidélité de ses serviteurs à sa
manière en accord avec le droit coutumier. A cette époque, Mgr Livinhac compose une grammaire luganda
pour faciliter l'apprentissage de cette langue par ses confrères. Le 24 août 1887, il ordonne évêque, à
Kipalapala, son ami, le Père Charbonnier, nommé vicaire apostolique du vicariat 'Tanganyika'. Cette
ordination épiscopale fut la première en Afrique équatoriale.

Carte où se situent Kamoga et Kipalapala
Le 25 mai 1890, à Kamoga, jour de la Pentecôte, il ordonne évêque son successeur le
Père Hirth (1854­1931), un Alsacien, qui avait été son élève. En effet, en septembre 1889, lors
du 10ème Chapitre général, il avait été élu Supérieur général, une élection qu'il accueille avec peu
d'enthousiasme. Le 19 septembre 1890, accompagné de quatorze jeunes Baganda, il débarque à
Marseille juste à temps pour participer au Congrès antiesclavagiste de Paris du
mois de septembre. Il visite encore le Vatican, amenant toujours avec lui les
quatorze Baganda. Le 5 novembre 1890, à l'âge de 46 ans, il est installé
comme Supérieur général par Mgr Lavigerie. Quand ce dernier lui propose de devenir son coadjuteur, il
refuse d'accepter pour mieux se consacrer à sa nouvelle tâche. Très apprécié par ses confrères pour sa
bonté et sa fermeté, il sera réélu comme Supérieur général lors des Chapitres généraux de 1894, de
1900 et de 1906, et Supérieur général à vie, malgré lui, lors du Chapitre de 1912. Après quoi, il
participera encore au Chapitre général de 1920.

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Mgr Livinhac dirigera la Société des Missionnaires d'Afrique en collaboration avec la Congrégation de la Propagation de
la Foi jusqu'à sa mort en 1922, une période de 33 ans qui coïncide avec le partage du continent africain entre puissances
coloniales. De ce fait, il peut être considéré comme le deuxième fondateur de sa Société, mais sans aucun doute moins
flamboyant que le premier. Il la dirigera au nom des Chapitres généraux avec l'aide de quatre Conseillers, dont son
successeur, le Père Voillard (1860­1946), un Français. Les trois premières années de son supériorat sont encore très
marquées par la présence de Mgr Lavigerie, alors engagé dans un combat contre l'esclavagisme. Ce combat aura des
répercussions graves pour l'avenir de ses missionnaires en Afrique équatoriale ; il suscitera la colère des commerçants
arabes contre leurs Missions et il les forcera, plus vite que prévu, à céder, aux puissances coloniales, leur place privilégiée
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liée au fait qu'ils avaient été les premiers à s'installer dans cette partie du continent africain.
Ce n'est qu'après la mort du fondateur, en novembre 1892, que Mgr Livinhac devient vraiment Supérieur Général, avec
pouvoirs et responsabilités ; avant cette date, il n'est que le 'Vicaire général' comme ses prédécesseurs. Il écrit alors à ses
confrères une phrase qui résume bien son attitude face à l'avenir : " Désormais nous devons suivre le train ordinaire des
Congrégations qui ont perdu leur Fondateur : il faut que chacun de nous, dans sa sphère grande ou petite, devienne un
homme d'initiative, tout en ne faisant rien qui ne soit pas conforme aux Règles et aux ordres reçus de plus haut ".

Sous la direction de Mgr Livinhac, la Société des Missionnaires d'Afrique connaîtra une expansion extraordinaire suite à
l'augmentation rapide de ses membres. Si elle compte, en 1892, 3 Evêques, 185 Pères et 64 Frères, elle comptera, en
1922, 16 Evêques, 674 Pères et 232 Frères. Grâce à cette augmentation, Mgr Livinhac peut ouvrir des maisons de
propagande et de formation au Canada, au Luxembourg, en France, en Belgique, en Grande­Bretagne, en Allemagne, en
Italie et même en Argentine. Il peut également multiplier des fondations en Afrique et organiser l'évangélisation de
nouvelles régions comme le Rwanda, le Burundi et le Soudan français. Les 3 vicariats et les 3 pro­vicariats de 1892
deviendront 13 vicariats en 1922 !
Des réformes administratives et financières s'imposeront. Mgr Livinhac donne à sa Société des Constitutions (1908) et un
Directoire (1914), approuvés par le Saint­Siège. Soucieux de créer un esprit de famille, il encourage la publication de
plusieurs revues à l'usage de ses confrères : la Chronique Trimestrielle de 1879 jusqu'en 1909, les Rapports Annuels à
partir de 1905, et le bulletin Petit Echo, lancé en 1912, favorisant une partage d'expériences et d'idées.
Durant son supériorat, il écrit à ses confrères 133 circulaires dans lesquelles il se manifeste comme un maître spirituel, très
marqué par les idées de saint Ignace de Loyola (1491­1556). Ayant une grande confiance dans la Providence et une
fervente dévotion à la Vierge Marie, il exige de ses confrères d'être obéissants au Souverain Pontife. Le succès de
l'évangélisation, d'après lui, dépend de la sanctification du missionnaire. Avec chaque confrère, il entretient une
correspondance personnelle. Ainsi devient­il le père d'une famille missionnaire très unie. En dehors de sa Société, il arrive
à susciter l'intérêt des catholiques du monde entier pour l'Afrique par une animation missionnaire bien organisée.
Durant son supériorat, Mgr Livinhac dut relever plusieurs défis. Le premier fut le partage des biens et des responsabilités
entre la Société des Missionnaires d'Afrique et l'archidiocèse d'Alger. Le deuxième défi concernait l'Eglise catholique au
Buganda. Son existence avait été mise en danger suite aux événements dramatiques de janvier 1892 quand les anglicans,
soutenus par Londres, avaient pris le pouvoir en écrasant les catholiques. A cette occasion, les Missionnaires d'Afrique
avaient été accusés d'être des agents secrets, tantôt de Paris, tantôt de Berlin. Mgr Livinhac réussit à relever ce défi en
trouvant une solution qui contenta tous les partis. Dorénavant, il s'efforcera d'internationaliser un peu plus sa Société étant
donné qu'elle était restée très française. Les puissances coloniales exigeaient que les missionnaires dans leurs colonies
aient la même nationalité que leurs dirigeants occidentaux. Les ten­sions entre puissances coloniales provoqueront
finalement la Première Guerre mondiale (1914­1918).
Celle­ci aura des conséquences graves pour la Société des Missionnaires d'Afrique : ses activités fonctionneront au ralenti
pendant plusieurs années, et parmi ses membres mobilisés, 60 seront tués, 29 seront gravement blessés et 42 changeront
d'orientation de vie par la suite. Mgr Livinhac réussit à remettre sa Société de ce désastre humain. En 1904, il avait connu
encore un autre défi lié à la politique anticléricale du gouvernement français qui menacera l'existence même de la Société
des Missionnaires d'Afrique. Ce défi, qui lui causera beaucoup de soucis, trouvera une solution inattendue quand le
gouvernement français abandonnera sa politique anticléricale quelques années plus tard.
Mgr Livinhac était très écouté par le pape Benoit XV (1854­1922). Certaines de ses idées furent même
reprises par lui, dans son encyclique missionnaire Maximum Illud, publiée en novembre
1919. Dans cette encyclique, le pape insis­ta sur le rejet des nationalismes européens, la
nécessité de la formation d'un clergé autochtone et sur l'importance de la collaboration entre
instituts missionnaires et vicariats en pays de mission. C'est dans ce contexte missionnaire
qu'il béatifia, en juin 1920, les Martyrs Baganda dont le procès avait été introduit en 1912.
Mgr Livinhac qui n'assistera pas à la cérémonie pour des raisons de santé, fut promu
archevêque d'Oxyrhynque le 21 novembre 1920. Epuisé par sa charge de Supérieur
général, il mourut le 11 novembre 1922 à Maison­Carrée à l'âge de 76 ans.

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Mgr Léon LIVINHAC (1846-1922)

Les restes de Mgr Livinhac ont été transportés en Ouganda, et reposent dans le sanctuaire de de Nabulagala
depuis le 24 Juin 2007

BIBLIOGRAPHIE : BURLATON L., Mgr Léon Livinhac, archevêque d'Oxyrhynque, Supérieur général de la Société des
Missionnaires d'Afrique (Pères Blancs), fondateur de la mission de l'Ouganda ­ Première partie: 1846­1892. Manuscrit, 529 pp. CEILLIER
J.­C., De Chapitre en Chapitre : Les premiers Chapitres généraux de la Société des Missionnaires d'Afrique (1874­1900). Série historique n
°1, Rome, 2002, 84 pp. DOSSIER : éléments et notes biographiques concernant Mgr Livinhac. MAZE J., Mgr Livinhac, première partie :
depuis sa naissance jusqu'à son départ aux grands Lacs (1846­1878). Manuscrit, 53 pp. MGR LAVIGERIE, Les martyrs nègres de
l'Ouganda; circulaire de S.E. le cardinal Lavigerie portant communication d'une lettre de Mgr Livinhac. Procure des Missionnaires
d'Afrique, 1886. MGR LIVINHAC , Essai de grammaire ruganda, par un Père de la Société des Missionnaires de Notre­Dame des Missions
d'Afrique d'Alger. F. Levé, 1885, 98 pp. ­ Grammaire luganda, (Nouvelle édition). Imprimerie des Missionnaires d'Afrique, 1921, 252 pp. ­
Grammaire luganda. 1890, 134 pp. ­ Instructions de Monseigneur Livinhac aux Missionnaires d'Afrique (Pères Blancs), Alger, 1938, 423
pp. ­ Lettres circulaires adressées aux Missionnaires d'Afrique (Pères Blancs) : 1889­1912. Recueil de 97 lettres (n° 1 ­ n° 97). ­ Lettres
circulaires adressées aux Missionnaires d'Afrique (Pères Blancs) : 1912­1922. Recueil de 37 lettres (n° 98 ­ n°134). ­ Manuel de langue
luganda comprenant la grammaire et un recueil de contes et de légendes. Etablissements Benziger & Co. S.A., 1894, 290 pp. ­ Plans de
méditations pour une retraite de 8 jours. SHORTER A., African Recruits and Missionary Conscripts : The White Fathers and the Great
War (1914­1922). London, 2007, 270 pp. ­ Cross and Flag in Africa : The "White Fathers" During the Colonial Scramble 1892­1914. New
York, 2006, 294 pp. VAN DER BURGT J., Mgr Léon Livinhac. Notices nécrologiques (1922­1931), Tome IV, pp. 65­80.

Rome, le 20 Mars 2007
P. STEFAAN MINNAERT, M.Afr.
Photos: Archives Maison Généralice Copyright©

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