Citation
** Page 1 **
MINISTÈRE DE LA DÉFENSE
LE DIRECTEUR DU CABINET
CIVIL ET MILITAIRE
Paris, le ÿ avril 1998
N°36 SDEF/CAB/RES
Madame,
Votre lettre du 10 mars 1998 m'est bien parvenue et a retenu toute mon attention,
Malheureusement, il s’avère que ni les autorités françaises, ni les autorités rwandaises n’ont
pu réaliser d'enquête sur les circonstances ayant entouré la mort de votre mari.
L’anarchie dans laquelle à sombré le Rwanda, après
HABYARIMANA, explique cette absence d'enquête. Dans c
difficiles, la priorité a été accordée au traitement des événeme
été ainsi de l’évacuation des ressortissants français déc
l'attentat.
la disparition du président
es conditions particulièrement
nis en cours. [Il en à notamment
idée moins d’une semaine après
Ces circonstances ont notamment empêché la France de solliciter le concours des autorités
rwandaises pour qu'une telle procédure soit diligentée sur le territoire de cet Etat. Vous
comprendrez, je pense, que la procédure habituelle en pareil cas - une enquête nationale (le
Rwanda) associant des représentants du ou des Etats étrangers concernés (la France) - n'ait
pas pu s’appliquer.
Regrettant de ne pouvoir vous apporter davantage d’éclaircissements, je vous prie de croire,
Madame, en l'assurance de mes hommages respectueux.
ki LEE:
F. ROUSSELY
Madame À. PERRINE
1, Chemin d'Horcelay
60410 ROBERVAL