Fiche du document numéro 36548

Num
36548
Date
Jeudi 21 juillet 1994
Amj
Hms
12:00:00
Auteur
Auteur
Fichier
Taille
15185
Pages
2
Sur titre
Journal de 12 heures
Titre
Le choléra tue un réfugié par minute selon MSF
Lieu cité
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Mot-clé
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Résumé
- Resources are woefully inadequate to meet the needs of the thousands of Rwandan refugees exiled in Zaire. Urgent appeals are mounting, and epidemics threaten the most vulnerable within the camps. Cholera has claimed at least 800 lives in 24 hours.

- The same grim ritual: hundreds die every day. From exhaustion, hunger, and, above all, thirst. And now, something even worse: epidemics.

- For the lack of water is the most critical issue. The refugees in Kibumba fetch water from Lake Kivu, on the border between Zaire and Rwanda. It is deadly water, responsible for cases of dysentery and now cholera; 800 cases were recorded this morning.

- Humanitarian organizations on the ground are calling it an epidemic, as nearly two million refugees are packed together right now at the Zairian border. Overcrowding and a lack of infrastructure prevail. According to MSF, cholera is killing one refugee every minute.

- NGOs are announcing the emergency dispatch of equipment and specialized teams. But in the meantime, in the coming hours, tens of thousands more people will fall ill. And facing this emergency is the same old logistical problem: the limited capacity of Goma airport, the region's only rapid access point.

- Ultimately, the only solution to the problem is political: the return of the refugees to Rwanda.
Source
Type
Transcription d'une émission de télévision
Langue
FR
Citation
[Laurence Bobillier :] Des moyens dérisoires pour faire face aux besoins des milliers de réfugiés rwandais exilés au Zaïre. Les cris d'alarme se succèdent et dans les camps les épidémies menacent les plus faibles. Le choléra a fait au moins 800 morts en 24 heures. Philippe Peaster.

[Philippe Peaster :] Le même rituel macabre [une incrustation "région de Goma (Zaïre), ce matin" s'affiche en haut de l'écran] : chaque jour, ils meurent par centaines [on voit un homme, au milieu des réfugiés, en train de transporter un cadavre dans une brouette]. L'épuisement, la faim, la soif surtout. Et maintenant pire encore, les épidémies [gros plans sur plusieurs personnes inertes].

Car le manque d'eau est le plus terrible. Une eau que les réfugiés de Kibumba vont puiser là, dans le lac Kivu, à la frontière entre Zaïre et Rwanda. Eau meurtrière, responsable des cas de dysenterie et maintenant de choléra : 800 cas ont été recensés ce matin [on voit des réfugiés puiser de l'eau dans les eaux boueuses du lac Kivu].

Les organisations humanitaires sur place parlent d'épidémie alors que près de deux millions de réfugiés sont entassés là, maintenant, à la frontière zaïroise [on voit des soldats français au béret noir en train de superviser le dépôt de cadavres dans une fosse commune]. Promiscuité, absence de structures. Le choléra tue un réfugié par minute selon MSF [vue panoramique sur un immense camp de réfugiés].

Les ONG qui annoncent l'envoi d'urgence de matériels et d'équipes spécialisées. Mais en attendant, dans les heures qui viennent, des dizaines de milliers de personnes vont être atteintes [gros plans sur des personnes dont on ne sait pas si elles sont encore en vie]. Et face à cette urgence, toujours le même problème logistique. La trop faible capacité de l'aéroport de Goma, seul accès rapide à la région.

En fait, la seule solution au problème est d'ordre politique et c'est le retour des réfugiés au Rwanda [on voit notamment des humanitaires blancs en train de porter secours aux réfugiés].
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fgtquery v.1.9, 9 février 2024