Date
Mercredi 13 juillet 1994
Sur titre
Journal de 7 h 30
Titre
La mission française s'est déroulée dans le cadre exact que lui avait assigné le Conseil de sécurité de l'ONU : elle s'est limitée à un objet strictement humanitaire
Sous titre
Selon la Croix-Rouge, la guerre aurait fait un million de victimes.
Résumé
- French troops are set to begin withdrawing from Rwanda at the end of the month. The withdrawal of personnel from Operation Turquoise will take place gradually. It is uncertain whether the process will be completed by August 21, the date when UN reinforcements are scheduled to take over.
- When France launched Operation Turquoise in late June, it envisaged a short-term mission. The goal was to allow time for the UN force to deploy. The French mission has proceeded strictly within the parameters set by the UN Security Council: it has remained limited to a purely humanitarian objective and a specific timeframe.
- Following Edouard Balladur, François Léotard is urging the international community to take over from France in Rwanda as soon as possible: "We will see a withdrawal beginning before July 31, involving roughly 300 soldiers, followed by the arrival of African troops. This is what we have wanted from the start! Our intention is not to take the place of Africans, we were forced to step in, but we will withdraw as soon as those contingents arrive".
- As for the remaining French military personnel, currently numbering 2,500, they are expected to leave at the end of August. However, this is conditional on their replacement not jeopardizing the security zone they established. France is therefore seeking guarantees.
- The situation in Rwanda is worsening: refugees continue to pour in, and fighting persists. According to the Red Cross, the war may have claimed as many as a million lives.
Type
Transcription d'une émission de télévision
Citation
[Florence Duprat :] Les troupes franç…, françaises vont commencer à se retirer du Rwanda à la fin du mois. Le désengagement des hommes de l'opération Turquoise se fera progressivement. Il n'est pas sûr qu'il soit terminé le 21 août, date à laquelle les renforts promis par l'ONU doivent assurer la relève. Benoît Mousset.
[Benoît Mousset :] Lorsque la France lança fin juin l'opération Turquoise, elle mise sur une mission courte. L'objectif est de donner le temps à la force de l'ONU de se mettre en place. Aujourd'hui la mission française s'est déroulée dans le cadre exact que lui avait assigné le Conseil de sécurité de l'ONU : elle s'est limitée à un objet strictement humanitaire et elle est à durée limitée [on voit des militaires français au béret rouge dans un village rwandais ; certains discutent avec la population].
Après Edouard Balladur, François Léotard exhorte la communauté internationale à prendre au plus vite la relève de la France au Rwanda.
["François Léotard, Ministre de la Défense" : "Nous aurons, euh, un retrait qui commencera avant le 31 juillet, de l'ordre de 300 soldats à peu près et qui sera, euh…, j'allais dire…, au…, retrait auquel succédera une arrivée de soldats africains. Ce que nous souhaitons depuis le début ! C'est-à-dire notre volonté n'est pas de nous substituer aux Africains -- nous avions été obligés de le faire -- mais dès que nous… le pouvons et dès que ces contingents arriveront, nous nous retirerons".]
Quant aux autres militaires français, ils sont actuellement 2 500. Ils devraient partir à la fin août [un camion militaire français passe devant un homme noir muni d'un fusil]. Mais à condition que leur remplacement ne mette pas en péril la zone de sécurité qu'ils ont créée. La France attend donc des garanties [gros plan sur une jeep militaire française ; à son bord, des soldats au béret rouge sont hilares].
Car la situation au Rwanda empire : les réfugiés continuent d'affluer, les combats se poursuivent. Selon la Croix-Rouge, la guerre aurait fait, peut-être, un million de victimes [diffusion d'images de réfugiés].