Fiche du document numéro 36544

Num
36544
Date
Jeudi 21 juillet 1994
Amj
Hms
08:00:00
Auteur
Auteur
Fichier
Taille
15577
Pages
2
Sur titre
Journal de 8 heures
Titre
Dans les camps de réfugiés du Zaïre, ils sont plusieurs millions à attendre les secours. Mais pour le moment c'est la mort qui est au rendez-vous
Lieu cité
Mot-clé
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Résumé
- Abroad, in the refugee camps of Zaire, millions of Rwandans are waiting for aid. But for now, death is what awaits them.

- Isolated in a camp, a suffering child, he might survive. A little further away, another child, he will likely die. Every day, every hour, the same scenes play out in these camps, where 1.2 million refugees are crammed together, or along the roads leading to the Zairian border.

- Today, the humanitarian situation is catastrophic: most refugees have been without shelter, food, water, or medical care for days. Dozens of the weakest among them have already died, claimed by diseases they could no longer fight off.

- Along the road to Goma, the airbase for Operation Turquoise, bodies wrapped in reed mats line the path.

- But the greatest shortage is water: daily needs are estimated at 30 million liters. Meeting this is currently impossible. Refugees are therefore forced to draw unsafe water from Lake Kivu, water that breeds disease.

- Meanwhile, on the tarmac at Goma airport, the airlift continues at a slow pace: 19 flights yesterday [July 20]. At this rate, according to humanitarian organizations, only one-tenth of the refugees' needs can be met.
Source
Type
Transcription d'une émission de télévision
Langue
FR
Citation
[Bruno Roger-Petit :] À l'étranger, dans les camps de réfugiés du Zaïre, ils sont plusieurs millions de Rwandais à attendre les secours. Mais pour le moment c'est la mort qui est au rendez-vous. Benoît Mousset.

[Benoît Mousset :] Isolé dans un camp, la souffrance d'un enfant : lui survivra peut-être. Un peu plus loin, un autre enfant : lui va sans doute mourir [le reportage s'ouvre sur les cris d'un enfant allongé au sol puis sur un autre enfant à l'agonie transporté par des réfugiés]. Chaque jour, chaque heure les mêmes scènes dans ces camps où sont entassés 1 200 000 réfugiés ou sur les routes en direction de la frontière zaïroise [plans montrant successivement un immense camp de réfugiés et de nombreux réfugiés marchant sur une route où circulent également de nombreux camions].

Aujourd'hui, la situation humanitaire est catastrophique : les réfugiés sont pour la plupart sans abri, sans nourriture, sans eau et sans soins depuis plusieurs jours [diffusion d'images d'un immense camp de réfugiés]. Des dizaines d'entre eux, parmi les plus affaiblis, sont déjà morts, emportés par des maladies contre lesquelles ils ne pouvaient plus lutter [gros plan sur un homme transportant un cadavre dans une brouette].

Sur la route qui mène à Goma, base aérienne de l'opération Turquoise, des corps enroulés dans des nattes jalonnent le chemin [plans d'une succession de corps enroulés dans des nattes au bord de la route].

Mais ce qui manque le plus, c'est l'eau : les besoins quotidiens sont chiffrés à 30 millions de litres. Impossible pour le moment [on voit un homme blanc en train de donner à boire à un enfant à l'aide d'un gant en caoutchouc]. Les réfugiés sont donc obligés de puiser dans le lac Kivu de l'eau insalubre qui développe les maladies [on voit des réfugiés puiser de l'eau dans les eaux troubles du lac Kivu].

Alors que sur le tarmac de l'aéroport de Goma, le pont aérien continue à un rythme faible : 19 vols hier [20 juillet] [gros plan sur un avion-cargo en phase d'atterrissage]. À ce rythme seulement un dixième des besoins des réfugiés, selon les…, les organisations humanitaires, pourra être satisfait [des personnes déchargent un avion sur le tarmac de l'aéroport de Goma].
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