Fiche du document numéro 36528

Num
36528
Date
Lundi 18 juillet 1994
Amj
Hms
12:00:00
Auteur
Fichier
Taille
21066
Pages
2
Sur titre
Journal de 12 heures
Titre
Le FPR accuse la France de ne pas respecter le mandat de l'ONU. Réponse de Paris : « Nous désarmons les militaires et nous remettrons les responsables à la justice internationale »
Sous titre
Selon François Rutayisire, le FPR n'est pas responsable du bombardement sur Goma. Ce sont les éléments des Forces armées rwandaises qui font de la provocation.
Nom cité
Lieu cité
Mot-clé
Mot-clé
ZHS
Résumé
- Rwanda: yesterday [July 17], mortar shells once again killed people in Goma, where Rwandans have taken refuge. There were over a hundred deaths. Meanwhile, RPF rebels attempted to infiltrate the humanitarian zone established by France. France, having alerted the Security Council, is determined to take a firmer stand.

- She is searching for a relative, perhaps her child, amidst the heap of bodies. It was 4 p.m. yesterday [July 17] when three shells struck the airport and the very center of Goma.

- Goma has been overwhelmed by an influx of refugees over the past week, numbering more than a million today. The result: in addition to those killed directly by shrapnel, dozens more died in the ensuing panic, children and the elderly suffocated or trampled by the crowd. The toll: around a hundred dead as of this morning.

- The fire originated from eastern Rwanda. France holds the RPF responsible for the shelling and condemns it.

- François Rutayisire, RPF representative in France: "The RPF is not responsible for this shelling of Goma. It is elements of the Rwandan Armed Forces who are trying to trigger a widespread conflagration and escalate the fighting. The RPF is fighting inside Rwanda".

- Meanwhile, following another clash yesterday [July 17], Paris has once again warned the RPF against any infiltration into the zone under its protection.

- François Rutayisire: "That zone was defined under the United Nations mandate as a neutral humanitarian zone. Yet elements of the Rwandan Armed Forces, militiamen, and political officials have taken refuge, or continue to take refuge, in that sanctuary. We maintain that, under these circumstances, the established mandate is not being respected".

- France's response: "We disarm soldiers when they enter our zone, and we will hand over those responsible to international justice".
Source
Fonds d'archives
INA
Type
Transcription d'une émission de télévision
Langue
FR
Citation
[Présentatrice :] Le Rwanda : hier [17 juillet] des obus de mortier ont encore tué à Goma où sont réfugiés des Rwandais. Plus d'une centaine de morts. Et des rebelles du FPR ont essayé de s'infiltrer dans la zone humanitaire qu'elle [la France] a mise en place. La France, qui a alerté le Conseil de sécurité, est décidée à hausser le ton. Philippe Peaster.

[Philippe Peaster :] Elle cherche un parent -- son enfant peut-être -- dans cet amoncèlement de corps [on voit une femme en train de scruter des cadavres gisant sur le sol ; une incrustation "Goma (Zaïre), ce matin" s'affiche en haut de l'écran]. Il était 16 heures hier [17 juillet] quand les trois obus sont tombés sur l'aéroport et en plein centre de Goma [plan rapproché sur des cadavres].

Goma, submergée par l'afflux de réfugiés depuis une semaine. Plus d'un million aujourd'hui. Résultat : aux morts touchés directement par les éclats, s'ajoutent des dizaines d'autres provoqués par la panique. Les enfants, les vieillards étouffés, piétinés par la foule. Bilan : une centaine de morts ce matin [diffusion d'images de réfugiés].

Les tirs provenaient de l'Est du Rwanda. Des tirs dont la France impute donc la responsabilité au FPR et qu'elle condamne [on voit des médecins militaires français en train de soigner un enfant blessé].

["François Rutayisire, représentant FPR en France" : "Le FPR n'est pas responsable de ce bombardement sur Goma. C'est les éléments [sic] des Forces armées rwandaises qui font de la provocation en essayant de provoquer un embrasement général, en essayant de provoquer un engrenage dans ces combats. Le FPR se bat au Rwanda".]

Dans le même temps, Paris met en garde une nouvelle fois le FPR contre toute infiltration dans la zone placée sous sa protection suite à une [sic] nouvel accrochage hier [17 juillet] [gros plan sur les médecins militaires en train de soigner l'enfant, apparemment grièvement blessé au visage].

["François Rutayisire, représentant FPR en France" : "Et cette zone-là a été définie, de par le mandat des Nations unies, comme une zone humanitaire neutre. Or des éléments des Forces armées rwandaises, des miliciens et des responsables politiques se sont réfugiés ou continuent à se réfugier dans ce sanctuaire-là. Nous disons que le mandat, dans ces circonstances-là, le mandat qui a été défini, n'est pas respecté".]

Réponse de la France : "Nous désarmons les militaires quand ils entrent dans notre zone et nous remettrons les responsables à la justice internationale" [on voit un véhicule transportant des soldats des FAR avancer au milieu d'une foule de réfugiés].
Haut

fgtquery v.1.9, 9 février 2024