«
Choc et émoi de découvrir la stèle en hommage aux victimes du génocide rwandais vandalisée, quelques jours seulement après les cérémonies de commémoration. Quelle honte ! » écrit Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen (Seine-Maritime), sur ses réseaux sociaux. L’élu écrit que «
la Ville va évidemment porter plainte » et fait part de son «
soutien à toute la communauté rwandaise. »
La plaque sur laquelle est inscrit le texte d’hommage a été arrachée et jetée.
« Vive indignation »
De son côté, l’association Ibuka France fait part dans un communiqué, paru sur son site, de sa «
vive indignation » pour «
la dégradation de cette stèle de commémoration survenue en pleine période de commémoration. Ce geste constitue une atteinte d’une particulière gravité à la dignité des victimes et des survivants, mais également à la mémoire collective. Il heurte les principes universels qui fondent notre humanité, en visant un symbole du souvenir d’un crime de génocide reconnu par la communauté internationale. »
L’association, engagée dans le devoir de mémoire et le soutien aux victimes de ce génocide «
condamne avec la plus grande fermeté cette profanation et se tient aux côtés de la Mairie de Rouen dans l’appel au procureur afin que toute la lumière sur ces faits soit faite et que les responsables soient identifiés et traduits devant la justice dans les plus brefs délais ».
Ibuka France poursuit en écrivant qu’«
elle demande à tous les maires de France d’exprimer leur soutien aux rescapés en érigeant sur leur territoire des stèles en hommage aux victimes du génocide des Tutsi ».
La 32
e commémoration du génocide des Tutsi a eu lieu à Paris le 7 avril 2026. En 1994, le génocide a commencé dans la nuit du 6 au 7 avril.