Citation
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Déclaration officielle
S.E. l'Ambassadrice Mathilde Mukantabana
(libre traduction en français)
Ambassadrice de la République du Rwanda auprès des États-Unis d'Amérique
22 janvier 2026
Monsieur le Président, Monsieur le Vice-Président, Mesdames et Messieurs les
membres de la Sous-commission :
Au nom du Gouvernement rwandais, j'ai l'honneur de vous soumettre cette
déclaration concernant l'accord de paix historique conclu par le Président Trump
entre la République démocratique du Congo et le Rwanda.
Remerciements pour le leadership américain
Le Rwanda exprime sa profonde gratitude au Président Trump et à son
administration pour avoir fait du processus de paix entre le Rwanda et la RDC
une priorité, en parallèle avec les efforts de médiation du Qatar entre la RDC et
l'AFC/M23. Les Accords de Washington constituent un progrès significatif vers
une stabilité, une sécurité et une prospérité durables dans la région des Grands
Lacs. Nous remercions le Président Trump, le Secrétaire Rubio, le Vice-Président
Vance, le Conseiller principal Massad Boulos et tous les responsables américains
qui ont rendu cette réalisation possible.
Violences de décembre et acteurs non responsables
Malheureusement, les violences se sont intensifiées dans l'est de la RDC en
décembre 2025, peu après la signature des Accords de Washington, en raison
d'un renforcement militaire continu d'acteurs irresponsables sur le terrain,
notamment des mercenaires, des milices soutenues par le gouvernement et un
État. Ces acteurs non responsables, opérant en dehors du cadre de l'accord
Rwanda-RDC et des négociations RDC-AFC/M23, constituent un obstacle majeur
à une paix durable et cherchent à compromettre les acquis des Accords de
Washington.
Ces saboteurs ont sciemment agi en novembre et décembre 2025, en
coordination avec le gouvernement de la RDC, pour inciter à des violences à
grande échelle avant et après la signature des Accords de Washington, pensant
pouvoir s'attirer les faveurs du gouvernement en rejetant la responsabilité sur le
Rwanda. Suite à cette escalade, l'AFC/M23, afin de bien montrer qu'elle n'en est
pas à l'origine, et avec le soutien indéfectible de mon gouvernement, a
récemment procédé à un retrait unilatéral d'Uvira, témoignant ainsi de son
engagement en faveur de la désescalade.
Les événements de décembre démontrent qu'il est inacceptable de laisser des
acteurs non responsables circuler impunément dans l'est de la RDC, menaçant la
paix et la sécurité, déstabilisant la région et compromettant les Accords de
Washington.
2
L'impératif historique : l'insurrection des Abacengezi à la fin des années 1990
Ce qui s'est passé en décembre illustre précisément pourquoi le Rwanda a
besoin d'une zone tampon de sécurité. Pour le Rwanda, il ne s'agit pas
seulement de l'intensité des menaces sécuritaires actuelles émanant de l'est de la
RDC, mais fondamentalement de l'histoire d'une insurrection, connue sous le
nom d'Abacengezi, qui a failli anéantir notre nation après le génocide de 1994
contre les Tutsis. L'Abacengezi était une insurrection génocidaire menée par
d'anciens membres des Forces armées rwandaises (ex-FAR) et des milices
Interahamwe, réfugiés dans des camps de l'est de la RDC après leur défaite en
juillet 1994. À partir d'août 1994, ces forces d'environ 40 000 hommes, ont lancé
une insurrection concertée depuis le territoire congolais avec un objectif unique :
achever le génocide et reprendre le pouvoir au Rwanda.
De 1994 à 1999, l'Abacengezi a tué des milliers de civils rwandais lors d'attaques
systématiques ciblant les survivants tutsis du génocide et les Hutus restés au
pays. Ces forces génocidaires ont attaqué des écoles, ordonnant aux élèves de
se séparer en Hutus et Tutsis avant d'assassiner les enfants tutsis. De manière
cruciale, les insurgés ont également assassiné des Hutus qui soutenaient le
nouveau gouvernement d'union nationale rwandais. L'idéologie de l'Abacengezi
n'était pas seulement anti-Tutsi ; Le groupe s'opposait fondamentalement à tout
Rwandais, Hutu ou Tutsi, qui prônait la réconciliation et rejetait l'extrémisme. Ses
membres prenaient d'assaut les prisons communautaires pour libérer les
génocidaires emprisonnés et recruter de nouveaux combattants. Opérant depuis
des camps de réfugiés qui leur fournissaient abri, ravitaillement et main-d'œuvre,
ils se réorganisèrent en Armée pour la libération du Rwanda (ALIR), précurseur
des FDLR actuelles, avec le soutien extérieur du régime de Mobutu et, plus tard,
d'autres acteurs régionaux. En mai 1999, l'ALIR/FDLR assassina huit touristes
occidentaux à Bwindi, en Ouganda, dont deux Américains, ce qui conduisit le
département d'État américain à inscrire le groupe sur la liste des organisations
terroristes en 2001.
En mai 1997, des éléments de l'ancien FAR, de la taille d'un bataillon (300 à 500
combattants), lancèrent des attaques coordonnées qui prirent les forces
rwandaises par surprise et leur infligèrent de lourdes pertes. En octobre 1997,
environ 1 200 insurgés attaquèrent la ville de Gisenyi, centre économique du
nord-ouest du Rwanda. Ce n’est qu’en changeant de tactique et grâce à un
engagement militaire important que le Rwanda a pu empêcher les insurgés
d’envahir les préfectures du nord-ouest.
Cette menace génocidaire n'a pas pris fin en 1999 ; elle a persisté pendant trois
décennies, atténuée uniquement par les mesures défensives que le Rwanda a
maintenues sans relâche pour la contrer. Tout au long des années 2000 et 2010,
les forces des FDLR ont continué à perpétrer des atrocités systématiques contre
les civils congolais. En 2010, les FDLR ont brûlé vifs 96 civils à Busurungi, dans
le territoire de Walikale, comme l'ont confirmé les déclarations de sanctions de
l'ONU. Rien qu'en 2012, les enquêtes de l'ONU ont documenté des cas de
combattants des FDLR utilisant des machettes et des couteaux pour tuer des
dizaines de civils, dont de nombreux enfants, et ont recensé 106 cas de violences
sexuelles entre décembre 2011 et septembre 2012.
En 2015, les FDLR ont été accusées d'entraîner les milices de jeunes extrémistes
du Burundi, faisant craindre un génocide régional et forçant plus de 100 000
Burundais à fuir. Malgré des promesses périodiques de désarmement – en 2005,
2008 et 2013 –, les FDLR ne se sont jamais véritablement démobilisées. Entre
2015 et 2020, le Rwanda et la RDC ont mené des opérations conjointes
informelles contre les repaires des FDLR, mais cette coopération a pris fin
brutalement pour des raisons qui demeurent obscures. Depuis lors, des preuves
documentées montrent que l’armée congolaise a repris une collaboration active
avec les forces des FDLR, atteignant des niveaux sans précédent à partir de
2021/2022. Aujourd’hui, les FDLR restent opérationnelles dans l’est de la RDC,
intégrées aux opérations militaires congolaises, et les experts de l’ONU
continuent de documenter leurs activités. L’insurrection génocidaire qui a débuté
en 1994 n’a pas été vaincue ; elle a été entretenue, protégée et, parfois,
activement soutenue par les gouvernements congolais successifs.
On ne saurait surestimer l’ampleur de cette menace et son impact sur les
doctrines de sécurité rwandaises ultérieures.
Mesures défensives et transparence du Rwanda
C’est pourquoi le Rwanda coordonne ses efforts de sécurité avec l’AFC/M23. Je
tiens à le préciser afin d’instaurer un climat de confiance fondé sur la
transparence. L’AFC/M23 est un groupe congolais indépendant qui nourrit des
griefs légitimes à l’encontre de Kinshasa, notamment des meurtres, des viols et
une discrimination systématique à l’encontre des populations tutsies congolaises,
le non-respect des engagements pris dans le cadre d’accords de paix antérieurs
remontant à deux décennies, et l’exclusion des processus politiques. Si le
Rwanda et l’AFC/M23 partagent un intérêt commun à protéger les Tutsis de la
RDC contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et
d’autres milices extrémistes soutenues par les FARDC, l’intérêt de mon pays va
plus loin : il s’agit de prévenir une nouvelle insurrection transfrontalière
génocidaire, comme celle de la fin des années 1990, qui pourrait menacer
l’existence même du Rwanda.
Nous tenons également à préciser que le Rwanda ne cherche pas à influencer
l’évolution politique de la RDC et ne cautionne en aucun cas les mouvements
armés comme substitut à une gouvernance inclusive. Nos actions sont
exclusivement axées sur la protection du peuple rwandais par la prévention des
menaces génocidaires transfrontalières. Les mesures de défense du Rwanda
seront adaptées à mesure que le niveau de menace diminuera, conformément à
la feuille de route de mise en œuvre des Accords de Washington.
Trajectoire à suivre dans le cadre de l’Accord de Washington
Le concept d’opérations (CONOPS) inclus dans les Accords de Washington
établit des critères clairs et mesurables. À mesure que Kinshasa remplit ses
obligations fondamentales – notamment la neutralisation et le rapatriement des
combattants des FDLR, le démantèlement des structures de commandement des
FDLR intégrées aux opérations des FARDC et la cessation du soutien aux milices
associées – le Rwanda s’engage à un retrait progressif, simultané et vérifié de
manière indépendante de ses mesures de coordination en matière de sécurité
avec l’AFC/M23, en proportion directe des étapes clés du désarmement des
FDLR, jusqu’à une cessation complète une fois le CONOPS intégralement mis en
œuvre.
Les mesures de coordination en matière de sécurité et de défense du Rwanda
sont limitées dans le temps, conditionnelles et adaptées à la menace. Ce
dispositif n'est pas permanent et prendra fin en même temps que la mise en
œuvre des critères de référence du concept d'opérations (CONOPS), vérifiée de
manière indépendante par le biais des mécanismes de suivi convenus d'un
commun accord.
Il est essentiel de bien comprendre que Kinshasa a, pendant des années, intégré
des éléments des FDLR aux opérations des FARDC contre l'AFC/M23 et d'autres
groupes, et a plus récemment cherché à les rediriger contre le Rwanda lui-même.
Les combattants des FDLR ont opéré aux côtés d'unités militaires congolaises,
ont reçu un soutien logistique et des armes, et ont utilisé le territoire congolais
comme base d'opérations. Malgré de multiples engagements internationaux
remontant à 2009, dont plus de 20 résolutions du Conseil de sécurité des Nations
unies, les FDLR ont persisté pendant trois décennies précisément parce que les
gouvernements congolais successifs ont instrumentalisé ces forces comme
milices supplétives plutôt que de respecter leurs obligations de désarmement.
Les Accords de Washington offrent un cadre pour mettre fin à cette situation
inacceptable.
Une vision de prospérité partagée
4 Les Accords de Washington vont au-delà des engagements sécuritaires : ils
établissent une voie globale vers la transformation économique de toute la région,
grâce au Cadre novateur d’intégration économique régionale (CIER).
Le CIER définit les domaines clés pour favoriser la coopération et le
développement économiques entre le Rwanda et la RDC, démontrant les
avantages concrets de la paix et créant des opportunités d’investissement et de
croissance qui profitent directement aux populations de la région. Le commerce
transfrontalier entre le Rwanda et la RDC pourrait prospérer, créant des emplois
et sortant des millions de personnes de la pauvreté. L’intégration économique
régionale positionnerait la région des Grands Lacs comme un pôle
d’investissement et de développement, notamment dans l’extraction et le
traitement des minéraux critiques, ainsi que dans la conservation de la faune et le
tourisme. Des infrastructures partagées – routes, énergie, télécommunications –
pourraient connecter nos populations et nos marchés.
C’est l’avenir que rendent possibles les Accords de Washington : un avenir où les
entrepreneurs rwandais et congolais commercent librement par-delà les
frontières, où nos jeunes trouvent un emploi dans des coentreprises plutôt que
dans des conflits, où nos ressources naturelles partagées deviennent des
moteurs de développement plutôt que des sources de discorde. Le Rwanda est
prêt à œuvrer à la réalisation de cette vision aux côtés de la RDC, de l'Union
africaine, des États-Unis et de tous ses partenaires.
Le souvenir des survivants du génocide, les tombes d'un million de victimes et
l'histoire documentée de l'insurrection des Abacengezi – qui a fait des milliers de
morts supplémentaires dans les années qui ont suivi 1994 – nous contraignent à
maintenir nos capacités de défense jusqu'à ce que des garanties de sécurité
crédibles soient établies, jusqu'à ce que la menace soit définitivement éradiquée.
Le leadership du président Trump a créé une opportunité sans précédent pour
une paix durable et un développement économique transformateur. Le Rwanda
est prêt à travailler avec tous ses partenaires – les États-Unis, la RDC, le Qatar,
les médiateurs régionaux et les acteurs internationaux – pour faire de cette
opportunité une réalité pérenne.
Merci, Monsieur le Président.
En anglais, version originale :
Statement for the Record
H.E. Ambassador Mathilde Mukantabana
Ambassador of the Republic of Rwanda to the United States of America
January 22, 2026
Mr. Chairman, Ranking Member, and distinguished members of the
Subcommittee:
On behalf of the Government of Rwanda, I am honored to submit this statement
regarding President Trump’s historic peace agreement between the Democratic
Republic of Congo and Rwanda.
Gratitude for American Leadership
Rwanda extends its profound gratitude to President Trump and his administration
for prioritizing the Rwanda-DRC peace process, working in parallel with Qatar’s
mediation efforts between the DRC and AFC/M23. The Washington Accords
represent serious progress toward permanent stability, security, and prosperity in
the Great Lakes region. We thank President Trump,
Secretary Rubio, Vice President Vance, Senior Advisor Massad Boulos, and
every U.S. official who made this achievement possible.
December Violence and Unaccountable Actors
Unfortunately, violence escalated in eastern DRC in December 2025, shortly after
the signing of the Washington Accords, due to an ongoing military buildup of
unaccountable actors on the ground, including mercenaries, governmentsupported militias, and one state. These unaccountable actors—operating outside
the framework of both the Rwanda-DRC agreement and the DRC-AFC/M23
negotiations—represent a fundamental challenge to lasting peace and seek to
spoil the gains that have been made through the Washington Accords.
These spoilers consciously acted in November and December 2025, in
coordination with the DRC Government, to incite large-scale violence in the leadup to the signing of the Washington Accords, and immediately following, believing
they could win favor by casting responsibility on Rwanda. In the aftermath of this
escalation, AFC/M23, in order to make clear that they are notthe instigators, and
with my Government’s strong encouragement, recently undertook a unilateral
withdrawal from Uvira, demonstrating commitment to de-escalation.
The events of December demonstrate that unaccountable actors cannot be
allowed to roam Eastern DRC with impunity, threatening peace and security,
destabilizing the region, and undermining the Washington Accords.
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The Historical Imperative: The Abacengezi Insurgency of the Late 1990s
What happened in December illustrates precisely why Rwanda requires a security
buffer. For Rwanda, this is not merely about the intensity of existing security
threats emanating from Eastern DRC—it is fundamentally about the history of an
insurgency, known as the Abacengezi,
that nearly destroyed our nation following the 1994 Genocide against the Tutsi.
The Abacengezi was a genocidal insurgency waged by former Rwandan Armed
Forces (Ex- FAR) and Interahamwe militia who fled to refugee camps in Eastern
DRC following their defeat in July 1994. Beginning in August 1994, these forces—
numbering approximately 40,000— launched a concerted insurgency from DRC
territory with a singular objective: to complete the genocide and return to power in
Rwanda.
From 1994 through 1999, the Abacengezi killed thousands of Rwandan civilians
in systematic attacks targeting Tutsi genocide survivors and Hutu who had
remained in the country. These genocidal forces attacked schools, ordering
students to separate into Hutus and Tutsis before murdering the Tutsi children.
Critically, the insurgents also murdered Hutus who supported Rwanda’s new
government of national unity. The Abacengezi ideology was not simply anti- Tutsi;
it was fundamentally opposed to any Rwandan, Hutu or Tutsi, who embraced
reconciliation and rejected extremism. They raided communal prisons to free
imprisoned génocidaires and recruit new fighters. Operating from refugee camps
that provided shelter, supplies, and manpower, they reorganized into the Army for
the Liberation of Rwanda (ALIR), a
precursor of today’s FDLR, with external support from the Mobutu regime and,
later, other regional actors. In May 1999, ALIR/FDLR murdered eight Western
tourists in Bwindi, Uganda, including two Americans, which led the U.S. State
Department to add the group to the terrorist exclusion list in 2001.
In May 1997, battalion-size Ex-FAR elements—300 to 500 fighters—launched
coordinated attacks that caught Rwandan forces off guard and inflicted heavy
casualties. By October 1997, approximately 1,200 insurgents attacked Gisenyi
town itself, Rwanda’s northwestern economic center. Only through changed
tactics and significant military commitment did Rwanda prevent the insurgents
from overrunning northwestern prefectures.
This genocidal threat did not end in 1999—it has persisted for three decades,
mitigated only by the defensive measures Rwanda has kept in place continuously
to counter it. Throughout the 2000s and 2010s, FDLR forces continued
systematic atrocities against Congolese civilians. In 2010, FDLR burned 96
civilians alive in Busurungi, Walikale territory, as confirmed in UN sanctions
statements. In 2012 alone, UN investigations documented FDLR fighters using
machetes and knives to hack dozens of civilians to death, including numerous
children, and documented 106 incidents of sexual violence between December
2011 and September 2012.
In 2015, FDLR was accused of training Burundi’s extremist youth militias, raising
fears of regional genocide and forcing over 100,000 Burundians to flee. Despite
periodic promises to disarm—in 2005, 2008, and 2013—FDLR has never
genuinely demobilized. Between 2015 and 2020, Rwanda and the DRC
conducted informal joint operations against FDLR hideouts, but this cooperation
ended abruptly for reasons that remain unclear. Since then, documented
evidence shows that the Congolese military has resumed active collaboration with
FDLR forces, reaching
unprecedented levels from 2021/2022. Today, FDLR remains operational in
Eastern DRC, integrated within Congolese military operations, and UN experts
continue to document their activities. The genocidal insurgency that began in
1994 has not been defeated—it has been sustained, protected, and at times
actively supported by successive Congolese governments.
The scale of this threat, and its impact on Rwanda’s subsequent security
doctrines, cannot be overstated.
Rwanda’s Defensive Measures and Transparency
For this reason, Rwanda does engage in security coordination with AFC/M23. I
state this clearly to build trust through transparency. AFC/M23 is an independent
Congolese group with its own legitimate grievances against Kinshasa, including
killings, rape, and systematic discrimination against Congolese Tutsi populations,
broken commitments under previous peace agreements stretching back two
decades, and exclusion from political processes. While Rwanda and AFC/M23
share a common interest in protecting Tutsi in DRC from the Forces
Démocratiques
de Libération du Rwanda (FDLR) and other FARDC-backed extremist militias, my
country’s interest extends beyond this: to prevent another genocidal cross-border
insurgency, like in the late 1990s, that could threaten Rwanda’s very existence.
However, we also want to make clear that Rwanda does not seek to determine
political outcomes within DRC, nor does it endorse armed movements as a
substitute for inclusive governance. Our actions are narrowly focused on
protecting the people of Rwanda by preventing cross-border genocidal threats.
Rwanda’s defensive measures will adjust as the level of threat reduces, as laid
down in the implementation roadmap of the Washington Accords.
Path Forward under the Washington Agreement
The Concept of Operations (CONOPS) included in the Washington Accords
establishes clear, measurable benchmarks. As Kinshasa fulfills its core
obligations—especially the neutralization and repatriation of FDLR fighters, the
dismantling of FDLR command structures embedded within FARDC operations,
and the cessation of support to associated militias—Rwanda commits to a
phased, simultaneous, and independently verified drawdown of its security
coordination measures with AFC/M23, in direct proportion to FDLR disarmament
milestones, culminating in
complete termination upon full CONOPS implementation.
Rwanda’s security coordination and defensive measures are time-bound,
conditional, and threat- based. It is not open-ended, and will cease in parallel with
independently verified implementation of the CONOPS benchmarks, through the
mutually-agreed monitoring mechanisms.
This must be understood clearly: Kinshasa has, for years, incorporated FDLR
elements into FARDC operations against AFC/M23 and other groups, and more
recently sought to redirect them against Rwanda itself. FDLR fighters have
operated alongside Congolese military units, ,received logistics and arms, and
used Congolese territory as a base for operations. Despite multiple international
commitments dating back to 2009, including more than 20 UN Security Council
resolutions, FDLR has persisted for three decades precisely because successive
Congolese governments have leveraged these forces as proxy militias rather than
fulfilling disarmament obligations. The Washington Accords provide a framework
to end this
unacceptable reality.
A Vision for Shared Prosperity
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The Washington Accords go beyond security commitments—it establishes a
comprehensive pathway to economic transformation for the entire region, through
the innovative Regional Economic Integration Framework (REIF).
The REIF outlines key areas for fostering economic cooperation and development
between Rwanda and DRC, demonstrating the tangible benefits of peace and
creating opportunities for investment and growth that directly benefit people in the
region. Cross-border trade betweenRwanda and DRC could flourish, creating jobs
and lifting millions from poverty. Regional economic integration would position the
Great Lakes as a hub for investment and development, particularly in critical
minerals mining and processing, as well as wildlife conservation and tourism.
Shared infrastructure—roads, energy, telecommunications—could connect our
peoples
and markets.
This is the future the Washington Accords make possible—a future where
Rwandan and Congolese entrepreneurs trade freely across borders, where our
young people find employment in joint ventures rather than conflict, where our
shared natural resources become engines of development rather than sources of
discord. Rwanda is ready to work toward this vision alongside the DRC, the
African Union, the United States, and all other partners.
The memories of genocide survivors, the graves of one million victims, and the
documented history of the Abacengezi insurgency—which killed thousands more
in the years following 1994—compel us to maintain defensive capabilities until
credible security assurances are established, until the threat is gone, once and for
all.
President Trump’s leadership has created an unprecedented opportunity for
lasting peace and transformative economic development. Rwanda stands ready
to work with all partners—the United States, the DRC, Qatar, regional mediators,
and international stakeholders—to transform this opportunity into permanent
reality.
Thank you, Mr. Chairman.