Citation
POLICE JUDICIAIRE
près le
Parquet du
Procureur du Roi
de Bruxelles
Section : CRIMINELLE
PJ29
Annexe( s) : 0
Aud.: 1
N°: 41.652
Suite au P.V. n?
s(é)
de
Suite aux devoirs prescrits par
Monsieur le Juge d'Instruction
VANDERMEERSCH
Apostille : Dossier: 57/95
du 14.9.95
arge de X
Du chef de crimes de droit
international
Sur plainte d'office
Objet:
Renseignements
-0-
Transmis à Monsieur le Juge d'Instruction VANDERMEERSCH
Bruxelles, le /LP octobre 1995.
Pro le Commissaire en Chef aux D.J.
PRO JUSTITIA
L'an mil neuf cent nonante-cinq, le dix du mois d'octobre à 10.15 heures,
Nous, Michel WATERPLAS
Commissaire Principal aux Délégations Judiciaires, Auxiliaire de Monsieur le
Procureur du Roi de l'Arrondissement de Bruxelles, exposons avoir pris
contact téléphonique avec Mr.Frank DURINCKX, auteur de la lettre ci-
annexé, chef du Service de Sécurité du Ministère des Communications et de
l'Infrastructure, Direction de la Navigation Aérienne.
Selon Mr.DURINCKX, une enquête a été ouverte par l'ICAO(intemational
civil aviation organisation) après l'attentat sur l'avion présidentiel, enquête
portant sur les causes techniques du crash.
L'ICAO est une organisme spécialisé des Nations Unis compétent en matière
de navigation aérienne.
Vu le manque de collaboration des autorités rwandaises et les implications
politiques, cette enquête n'a cependant jamais abouti vraiment.
Mr.DURJNCKX nous a fait savoir que le communiqué comme quoi les
français auraient été en possession de la boîte noire a été démenti par eux,
déjà en date du 28.6.94.
Suivant la Direction Générale de l'Aviation Civile(D.G.A.C) française, il n'y
aurait pas eu de boîte noire sur l'avion présidentiel.
Signalons que cet appareil était de type FALCON 50 Mystère, immatriculée
9XRNN.
Suivant Mr.DURINCKX des renseignements complémentaires, en vue
d'établir si oui ou non une boîte noire existait sur l'avion présidentiel,
pourraient probablement être obtenus auprès du constructeur DASSAULT
qui, le cas échéant doit avoir procédé à l'installation de ladite boîte.
Suite nO 1 au procés-verbal numéro 41.652/95
Toujours suivant Mr.DURlNCKX la soi-disantë boîte noire que le
commandant BARIL prétendait à un moment donné détenir, et qui a été
montrée à la télévision, n'en était pas une.
Mr.DURINCKX nous a également signalé qu'il avait été à l'époque, au
moment où il effectuait son enquête sur le crash de l'avion, en contact au
Burundi, avec son collègue burundais, Mr.BIZIMANE, chef de l'aéroport de
Bujumbura. Ce dernier lui a à cette occasion dit qu'il avait depuis la tour de
contrôle de Bujumbura ,suivi le vol en question, et écouté les communications
radio qui ont eu lieu.
Mr.BIZIMANE avait relevé des anomalies à ce sujet. Nous ne sommes pas
en possession d'autres éléments à ce sujet.
Mr.DURlNCKX ignore si ces communications radio ont été enregistrées à
l'aéroport de Bujumbura.
DONT ACTE.