Citation
La cohabitation ne change
pas grand-chose à la politique
de la France au Rwanda. En cet
automne 1993, alors que Fran-
cois Mitterrand reçoit à Paris le
chef de l'Etat rwandais, Juvenal
Habyarimana, la doctrine offi-
cielle a simplement évolué. La
signature des accords d'Arusha
à permis à Paris de se désenga-
ger sur la pointe des pieds. À
l'exception d'une quarantaine
de militaires français, les sol-
dats sont partis, remplacés ou
en voie de l'être par les casques
bleus de l'ONU.
C'était une des conditions de
l'accord d'Arusha censé ouvrir
la voie à un gouvernement de
transition. Que, peu après sa si-
gnature, cet accord ait été quali-
fié par le président rwandais de
« chiffon de papier » n'a guère
d'importance. Qu'un haut res-
ponsable, exerçant à l'époque
rive droite et aujourd'hui rive
gauche, reconnaisse sur un ton
badin que « l'accord d'Arusha a
mis le feu aux poudres » est,
somme toute, négligeable.
Comme l'est aussi cet aveu in-
volontaire de la même person-
nalité : « Si nous avons une res-
ponsabilité, c'est à la manière
de Kissinger et Nixon qui en-
clenchérent le processus me-
nant au génocide cambod-
gien. »
Arusha marque donc la fin
d'une période, pas d'une poli-
tique. Si l'engagement officiel se
termine, l'engagement officieux
demeure. Comme en témoi-
gnent ces quelques extraits du
rapport de la commission d'en-
quête parlementaire belge sur le
Rwanda (1). « Le groupe ad-
hoc, est-il écrit, a découvert les
indications suivantes. » Suivent
alors des notes des services de
renseignement belge.
Par exemple celle-ci, faisant
état en décembre 93 d'une
« participation militaire française
qui va bien plus loin qu'il n'est
admis officiellement. C'est ainsi
que deux militaires français met-
traient le réseau téléphonique
sur écoute, surtout les télé-
phones des ambassades ».
Ou cette autre, signalant en
janvier 94 que « les conseillers
français restés au Rwanda
après le retrait du détachement
Noroît (...) organisent une cam-
pagne de dénigrement des
Casques bleus belges (...). La
source confirme que deux mili-
taires français s'emploient à
mettre le central téléphonique
de Kigali sur écoute ».
Il y a encore la note confir-
mant un télex du 15 mars.
Adressée par l'ambassade de
Belgique à Kigali au ministère
belge des Affaires étrangères,
elle « concerne des livraisons
d'armes en provenance de la
Françe ».
Plus surprenant, le docu-
ment citant une information du
15 avril 1994 — soit 9 jours après
le début du génocide — qui an-
nonce : « G. Ruggiu a quitté le
Rwanda sans tambour ni trom-
pette. L'intéressé, suite aux
événements, aurait été rapatrié
par les Français ». George Rug-
giu, belge, actionnaire et anima-
teur de Radio Mile Collines, la
« radio de la haine » (2), attend
aujourd'hui d'être jugé par le tri-
bunal international d'Arusha.
Enfin, le gros morceau :
deux dépêches des services de
renseignement belges. D'abord
celle-ci : « L'info du 11 janvier
1994 » mentionne « que, selon
une source qui corrobore ses in-
formations à l'aide de docu-
ments, Lemmonier Dominique,
de nationalité française, fournit
des armes et des munitions au
Rwanda. »
La deuxième du 15 mars
1994 rend compte des « livrai-
sons d'armes et de munitions au
Rwanda par l'armée égyptienne
(contrat du 30 mars 1993), par
Mil. Tec. Corp de Sussex,
Grande-Bretagne (contrat du
11 mai 1993) et par soc. DYL-In-
vest de Cran-Gévrier de France
(contrat du 3 mars 1993). La Mi-
nuar (la mission des Nations
Unies, NDLR) bloque le déchar-
gement. Elle avait déjà
intercepté le 21 janvier 1994, à
l'aéroport de Kigali, une livrai-
son de munitions déclassées,
parmi lesquelles des mortiers de
l'armée belge, en provenance
de France ».
L'étrange société
DYL-Invest
En mars 1994, les services
belges de renseignement sont
donc au courant des activités du
Francais Dominique Lemmo-
nier, fondateur de la société
DYL-Invest, qui fournit des mu-
nitions et des armes au
Rwanda. Cette officine n'appar-
tient pas au groupe des sociétés
de commerce d'armements ac-
créditées par le ministère de la
Défense.
Les autorités françaises
semblent ignorer ce qu'ont dé-
couvert les « services » belges.
Une lacune qui s'explique par
cette alternative : où bien les
services de renseignement fran-
çais - omniprésents à l'époque
au Rwenda - sont
incompétents ; ou bien l'opéra-
tion est « couverte ».
La société DYL-Invest de
Dominique Lemonnier ne sera
jamais inquiétée par l'Etat fran-
çais alors qu'elle va servir d'in-
termédiaire pour les achats
d'armes.
Dominique Lemonnier (3)
sera pourtant écroué et pré-
senté au juge d'instruction d'An-
necy, Marie-Gabrielle Philippe,
qui, le 27 janvier 1995, le met en
examen pour « commerce illégal
d'armes de guerre ».
Attention ! Ce n'est pas « le
ministère de la Détense, de la
Guerre, de la Marine ou des Fi-
nances » qui porte plainte
comme le voudrait l'intitulé de
l'article 36 (décret-loi promulgué
le 18 avril 1939) permettant de
réprimer le commerce « des ma-
tériels de guerre, armes et muni-
tions ». Mais... Paul Barril, l'an-
cien gendarme de l'Elysée qui
sent le soufre depuis l'affaire
des Irlandais de Vincennes !
Le 1er février 1995, il affirme
à l'AFP avoir reçu mandat du
gouvernement génocidaire pour
récupérer 1 650 000 dollars de
trop-perçus. Le 23 mars 1995, la
chambre d'accusation de la cour
d'appel de Chambéry annule la
procédure lancée par Paul Barril
contre Dominique Lemonnier.
Décision confirmée le 5 dé-
cembre 1986 par la chambre cri-
minelle de la cour suprême sié-
geant à Paris. Motif : l'enquête,
pour les raisons citées plus
haut, n'a pas respecté les dispo-
sitions légales.
Dominique Lemonnier ri-
poste en portant plainte contre
Paul Baril pour « tentative d'ex-
torsion de fonds ». Le fondateur
de DYL-Invest s'apprête à sou-
tenir une action en dédommage-
ment contre l'Etat français et sa
justice. « Elle était en l'air »,
confirme aujourd'hui Me Patrick-
François Pouzelgues. Mais Le-
monnier meurt d'une crise car-
diaque, le 11 avril 1997, en
sortant d'un déjeuner d'affaires
à Annecy.
En dépit des accords d'Aru-
sha, la France poursuit donc, en
ce début d'année 94, sa poli-
tique de soutien au régime de
Kigali : les livraisons d'armes
continuent, des militaires pla-
cent sur écoute le réseau de Ki-
gali, des chargements sont in-
terceptés, des Français
impliqués... On est loin de la
neutralité (4) que Paris affiche.
L'attentat du 6 avril 1994
contre le Falcon du président
Habyarimana bouleverse l'échi-
quier. Dès la nouvelle de sa
mort, l'enfer se déchaîne : des
barrages sont mis en place : les
listes d'extermination, prépa-
rées depuis des mois, sortent
des tiroirs : les dirigeants rwan-
dais modérés sont éliminés,
puis de simples adversaires po-
litiques, puis des civils. Le gé-
nocide commence.
Le 7, dix casques bleus
belges sont assassinés par des
unités de l'armée régulière
rwandaise. En tout, cinq soldats
français sont tués : l'équipage
de l'avion du chef de l'Etat rwan-
dais et, plus tard, deux adju-
dants-chefs en poste à Kigali.
Peu après, Paris et Bruxelles
montent une opération d'éva-
cuation de leurs ressortissants.
Comme au Libéria et, plus ré-
cemment, au Zaire, l'ambas-
sade de Françe à Kigali brûle
toutes ses archives. Les Belges
décident de retirer leur contin-
gent de Casques bleus du
Rwanda.
Dès lors, silence. À l'excep-
tion de rares déclarations de
responsables humanitaires et
de tout aussi rares reportages,
on ne parle plus du Rwanda.
Rapidement, pourtant, des
chiffres incroyables sont avan-
cés. Trois semaines après le dé-
but du génocide, MSF parle de
300 000 morts. De nombreuses
organisations humanitaires évo-
quent ouvertement un « géno-
cide ». Pas les Etats membres
de l'ONU qui, à l'instar des Amé-
ricains, ne tiennent pas à inter-
venir : une convention leur en
fait obligation en cas de recon-
naissance officielle d'un géno-
cide.
À la fin avril, trois semaines
après le début de la tragédie,
Paris n'est pas tout à fait sur la
même longueur d'onde que les
autres Etats. Le silence est
identique, mais il ne masque
pas seulement une mauvaise
conscience : il cache aussi un
profond désir de protéger l'« al-
lié » rwandais
Le 27 avril, une délégation
du « gouvernement intérimaire
rwandais » - qui ne sera jamais
reconnu — est reçue à Paris : à
l'Elysée par la cellule africaine,
à Matignon par Edouard Balla-
dur et Alain Juppé (voir premier
article). L'un des deux membres
de la délégation, Jean-Bosco
Barayagwiza, est aujourd'hui in-
carcéré à Arusha. Il attend
d'être jugé par le tribunal inter-
national...
À ce moment précis, les au-
torités françaises savent parfai-
tement à qui elles ont affaire.
Jean-Bosco Barayagwiza a
beau être paré d'un titre officiel,
il reste le leader du parti poli-
tique CDR, la branche des ex-
trémistes hutus. Il est aussi ac-
tionnaire (5) de Radio Mille
Collines (RTLM), la tristement
fameuse (2) « radio de la
haine ». La Belgique - où il veut
se rendre après ses entretiens
parisiens — lui refuse un visa
d'entrée et en avise Paris.
Mais il est surtout, comme
en témoigne une lettre (8) datée
du 1er septembre 1992, un inter-
locuteur régulier de l'Elysée. Si-
gnée par Bruno Delaye, le res-
ponsable de la cellule africaine
de l'Elysée, ce courrier adressé
à Jean-Bosco Barayagwiza, di-
recteur des Affaires politiques
du ministère rwandais des Af-
faires étrangères, le remercie
— au nom de François Mitter-
rand - d'avoir fait suivre une pé-
tition de « 700 citoyens rwan-
dais, qui remerciaient, le
20 août 1992, la France de son
appui au processus démocra-
tique engagé au Rwanda et l'ar-
mée française pour sa coopéra-
tion avec l'armée rwandaise ».
Une semaine après cette
étrange visite, une nouvelle en-
trevue a lieu, au ministère de la
Coopération, le général Hu-
chon, responsable de la mission
militaire, reçoit le 8 mai - un
mois après le début du géno-
cide - le lieutenant-colonel
Ephrem Rwabalinda, conseiller
en chef de l'état-major de l'ar-
mée rwandaise. Selon le rapport
de mission fait par ce dernier à
ses supérieurs (7), l'entretien a
duré deux heures.
Dans un point intitulé « Avis
et considération du général Hu-
chon », le lieutenant-colonel
rwandais note : « La mission mi-
litaire de coopération prépare
les actions à mener en notre fa-
veur. Le téléphone sécurisé,
permettant au général Bizi-
mungu (alors ministre rwandais
de la Défense, NDLR) et au gé-
néral Huchon de converser sans
être écoutés (cryptophonie) par
une tierce personne, a été ache-
miné à Kigali. Dix-sept petits
postes, à sept fréquences cha-
cun, ont été également envoyés
pour faciliter les communica-
tions entre les unités de la ville
de Kigali ».
Sans état d'âme
Conclusion du lieutenant-co-
lonel Rwabalinda : « Ces
contacts m'ont permis de son-
der combien la coopération mili-
taire française est gênée de
nous expliquer sa retenue, en
matière d'intervention directe,
par souci de solidarité avec
l'opinion politique européenne
et américaine. »
Cette « retenue » est toute
relative. Tout au long de cette
période, le général Huchon re-
çoit régulièrement, semble-t-il,
le « chargé d'affaires » de l'am-
bassade rwandaise à Paris, le
lieutenant-colonel Cyprien
Kayumba, dont le titre officiel
est celui de « directeur du ser-
vice financier du ministère de la
Défense Rwandais. Et celui-ci,
comme en témoigne un courrier,
est un homme très occupé.
Apparemment soupçonné
de détournement de fonds par
ses supérieurs, le chargé d'at-
faires - devenu acheteur
d'armes — fait en ce 26 dé-
cembre 1994 le récapitulatif de
toutes ses démarches. Ayant
quitté Kigali le 17 avril 1994, ex-
plique-t-il, il a gagné Goma pour
y surveiller 8 déchargement
d'un cargo rempli d'armes, puis
Nairobi, Le Caire (3 jours), Pa-
ris (27 jours), Nairobi, Kin-
shasa, Le Caire (« Billet payé
par le colonel Bagosora », éga-
lement inculpé à Arusha), Tu-
nis, Tripoli, Paris, Le Caire et,
entin, Nairobi.
Du 19 avril au 18 juillet, le
« contact » du général Huchon
organise, grâce à deux socié-
tés, DYL-Invest (France) et Mil-
Tec Corporation (Grande-Bre-
tagne), six livraisons d'armes
pour un montant de 5 454 395
dollars.
« Nous livrons des muni-
tions aux FAR (Forces armées
rwandaises, NDLR) en passant
par Goma, déclare le 19 mai
1994 Philippe Jeanne, ancien
des services secrets (8) servant
au ministère de la Coopération.
Mais, bien sûr, nous le démenti-
rons si vous me citez dans la
presse ».
Nul besoin de démentir : au-
jourd'hui, cette information est
confirmée par un haut respon-
sable militaire qui déclare au Fi-
garo avoir « donné l'ordre d'in-
terrompre les livraisons d'armes
un mois avant le début de l'opé-
ration Turquoise », fin mai 94.
Malgré le génocide, malgré
les cadavres qui s'entassent,
malgré l'impitoyable massacre
des femmes et des enfants, la
coopération entre la Françe et
les autorités « génocidaires »
du Rwanda continue sans état
d'âme.
Le 18 mai, le journal Libéra-
tion révèle que Paris a organisé
la fuite de l'entourage du prési-
dent Habyarimana, dont plu-
sieurs membres des escadrons
de la mort. L'article titré « Paris,
terre d'asile de luxe pour digni-
taires hutus » énumère ces
étranges réfugiés : Agathe Ha-
byarimana, la veuve du chef de
l'État rwandais, décrite par la
commission parlementaire
belge, comme l'un des inspira-
teurs des escadrons de la mort ;
Protais Zigiranyirazo, membre
du « réseau Zéro » (le « comité
directeur » des tueurs, NDLR) :
Ferdinand Nahimana, membre
de la direction de la « radio des
mille collines » (2) aujourd'hui
incarcéré à Arusha dans l'at-
tente d'un Jugement...
À l'appui de ces informa-
tions, le quotidien publie un do-
cument émanant du ministère
de la Coopération : « Le minis-
tère de la Coopération de la Ré-
publique française apporte à la
république rwandais, qui lui en
fait la demande, une aide bud-
gétaire exceptionnelle de
200 000 francs. Cette aide bud-
gétaire financera des actions
urgentes en faveur des réfugiés
rwandais. »
Dans un autre document, il
est précisé que les frais d'avion
en « classe affaire » de la fa-
mille présidentielle — au sens
large — seront pris en charge
sur « dotation affectée à la Di-
rection du développement ».
Ces notes provoquent des
remous chez les fonctionnaires
du ministère de la Coopération :
ce qui explique les fuites dans
la presse. Mais l'ordre émanant,
semble-t-il, de l'Elysée, chacun
est sur ses gardes. La France
collabore avec les assassins :
cela ne doit pas se savoir...
La pression augmente. Em-
barqués dans une histoire qu'ils
ne contrôlent plus, les différents
ministres de la cohabitation fi-
nissent par réaliser l'ampleur du
désastre. De même que l'Ely-
sée qui voit la situation lui
échapper. Il est temps de re-
dresser la barre. Voici venir
l'opération « Turquoise ». Vé-
ritable feuille de vigne qui, au
nom de l'humanitaire, permettra
d'occulter tout débat.
Le 18 Juin 1894, à l'occasion
d'une conférence à l'Unesco,
François Mitterrand lance un
appel solennel. Au Rwanda, dit-
il, c'est une question
« d'heures, pas de jours ». Gé-
rard Prunler, chercheur au
CNRS, ne se laisse pas impres-
slonner. Cette réaction, note-t-
il (8), est « surprenante de la
part d'un homme qui est resté
de marbre tout au long du car-
nage des deux derniers mois ».
Le trésor de guerre des génocidaires
Dans son rapport, la commission d'enquête parlementaire
belge sur le Rwanda relève (Volume 1-611/15, p. 5) : « Selon
les données de la Banque nationale rwandaise (BNR), un total
de 17 820 000 dollars fut transféré par l'ancien régime vers dif-
férentes destinations entre avril et août 1994. À cette somme
s'ajoute un montant de 6 440 200 dollars en chèques de
voyage emportés par des membres de l'ancien régime. »
La commission constate que « l'analyse, les divers docu-
ments et pièces justificatives confirment la mise en place par
l’ancien régime d'un processus systématique de détourne-
ments de fonds » et que « les dépenses militaires furent finan-
cées par la dette extérieurs ». Les dettes accumulées par les
« autorités responsables du génocide » au cours des années
1990-94 seraient, selon la commission d'enquête, « de l'ordre
d'un milliard de dollars ».
P.S.-E.
(1) Volume 1-611/8, p. 81, 84 et 85
(2) Dans les premiers jours de
l'intervention « Turquoise », Radio
Mille Collines diffuse par exemple
cette consigne : « Vous, les filles hu-
tues, lavez-vous et mettez une belle
robe pour accueillir nos alliés fran-
çais. Toutes les filles tutsies sont
mortes, vous avez vos chances, »
(3) Le quotidien régional, Le Fau-
cigny, consacre une page entière le
17 avril 1995 à Dominique Lemon-
nier sous le titre : La Mort du vrai-
faux trafiquant.
(4) Lors des vœux du 14 juillet
1994, François Mitterrand n'hési-
tera pas un instant à affirmer que la
France n'est « plus partie » dans le
conflit rwandais depuis la signature
des accords d'Arusha en 93.
(5) Rapport de la commission
d'enquête parlementaire belge sur le
Rwanda. Volume 1-61 1/7, p.606.
(6) Gérard Prunier, Histoire d'un
génocide, Ed. Dagorno, p.202.
(7) Rapport en date du 16 mai
1994, rendu public par la journaliste
belge Colette Braeckman.
(8) Histoire d'un génocide, p.322.
(9) Histoire d'un génocide, p.341.
Prochain article :
le Temps
de l'hypocrisie