Citation
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RÉPUBLIQUE FRANÇAISE [DIFFUSION RESTREINTE |
AMBASSADE DE FRANCE
AU
RWANDA
MISSION D’ASSISTANCE MILITAIRE
KIGALI, LE 24 Janvier 1991,
ANALYSE: Compte-rendu trimestriel D.M.A.T/ATR.
N° 073/2/MAM/RWA. : Transmis par le Colonel GALINIE, Chef de la
Mission d'Assistance Militaire, faisant fonc-
tion d'Attaché de Défense près l'Ambassade de
France, au RWANDA.
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DIFFUSION AASTAEIN 5r. |
REPUBLIQUE FRANCAISE
AMBASSADE DE FRANCE
AU
RWANDA
MISSION D'ASSISTANCE
MILITAIRE
KIGALI LE 10 JANVIER 1991 --
N°072/2/MAM/RWA
COMPTE-RENDU DU CAPITAINE
DUCOIN BRUNO CHEF DU DETACHEMENT
MILITAIRE D'ASSISTANCE
TECHNIQUE "AIR"
RÉFÉRENCE: Directives n° 600/DEF/EMAA/BAT.4/4CD du 12 Novembre 1987
DESTINATAIRES
- Ministère de la Coopération
. Mission Militaire de Coopération
- D.G.A./D.R.I. ( 2 ex. dont 1 ex. sous-direction expansion
1 ex. bureau formation }
- - E.M.A./RE.4
— E,M.A.A.2/REN
- E.M.A.A./B.A.M
- D.P.M.A. (2ex. dont 1 ex. adjoint au directeur
1 ex. 2B/MUT/2)
** Page 3 **
DIFFUSION RESTREINTE
PREAMBULE
Le 1er Octobre, des forces armées importantes ont envahi le
RWANDA par le Nord; les forces armées Rwandaises ont été totalement
engagées et même considérablement renforcées, ses effectifs ayant
quasiment doublés durant ce dernier trimestre.
Dans les premiers jours du conflit les Gazelles de l'Escadrille
Aviation ont joué un rôle déterminant en portant un coup d'arrêt
à l'attaque ennemie, permettant au reste des forces de se ressaisir,
la surprise ayant été totale.
Les pertes ont été malheurement relatives à l'ampleur de la tâche
avec 2 aéronefs abattus (1 Gazelle, 1 islander), trois pilotes
décédés et un gravement blessé (inapte).
Cette "guerre d'Octobre" ayant fait l'objet de nombreux rapports,
ce compte-rendu se limitera aux incidences de ces événements sur
l'ESC.CAVI en général et sur le DMAT AIR en particulier.
Placées en annexe, les fiches du CDT MARLIAC, pilote ALAT
et chef du DMAT TERRE, apportent quelques éléments supplémentaires
sur les actions et les conséquences du conflit.
Ce dernier n'est d'ailleurs pas, en ce début d'année 1991, terminé
et si le théâtre des opérations s'est déplacé vers la frontière
Rwando-Ougandaise, des actions de plus ou moins grande envergure
y ont lieu quasi quotidiennement.
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, | [DIFFUSION RESTREINTE |
1.1 MISSIONS ET ORGANISATION DE L'ARMEE DE L'AIR LOCALE
1.1 Missions
a) Avions
- Assurer l'entraînement du bataillon para-commando de
l'Armée Rwandaise.
- Assurer la formation et l'entraînement des pilotes de
l'Éscadron Avion.
Les avions BN2 et Rallye ont effectué de nombreuses mi-
ssions de reconnaissance sur les lieux des opérations jusqu'au 7
Octobre, jour ou le BN2 a été abattu, probablement par 1 ou 2
missiles. Par la suite, des reconnaissances à haute altitude (avec
l'oxygène du N2501) ont été tentées. Elles se sont avérées inéffi-
caces par manque de moyen d'observation.
b) Hélicoptères
- Assurer la formation et l'entraînement tactique des pilotes.
- Assurer les liaisons présidentielles (Dauphin) ou
logistique (Ecureuil)
Les Gazelles ont effectué de nombreuses missions:
assaut (roquettes, canon), reconnaissance armée de jour et de nuit
(avec des jumelles de vision nocturnes). EVASAN sur les lieux même
des combats et en effectuant des missions de reconnaissance.
L'activité Hélico a été très importante durant le début
elle s'est ensuite ralentie après la destruction de la
Gazelle, l'Etat Major hésitant par prudence à engager ses moyens.
du conflit;
NOTA : Il a été trouvé sur le lieu des combats:
- des mitrailleuses avec moyens de visée anti-aérien
- 1 bitube de 37mm de fabrication chinoise
- 2 lanceurs SA.7
- 1 système de refroidissement de SA 14 ou 16.
1.2 Organisation
L'Escadrille d'Aviation, unité au sein de l'Armée Rwandaise, reste tributaire de
l'Etat Major pour tous Ses besoins.
N'ayant pas de budget propre, chaque litre de carburant ou de paire
de chaussure passe par une demande auprès de l'État Major. Il est
à espérer que l'action déterminante de 1'ESC.AVI durant ces événe-
ments lui donneront, faute d'identité, au moins un peu plus de moyens
et de considération.
2. MISSIONS ET ORGANISATION DU DETACHEMENT
2.1 Missions
a) Pilote chef de DMAT
- Assurer l'entraînement et la formation des pilotes de
l'ESC.AVI sur N2501.
- Exécuter les vols d'aérolargage.
- Conseiller le Commandant de l'ESC.AVI en matière
d'opération aériennes.
- Elaborer des documents spécifiques à la demande du
commandement: précis d'aérolargage, programme d'instruction.
- Présélectionner les candidats pilotes avion.
b) Mécanicien d’équipage
- Entraîner et transformer les mécaniciens navigants de
l'ESC.AVI.
- Participer à la mise en oeuvre du N2501.
- Instruire les mécaniciens sol.
** Page 5 **
: DIFFUSION RESTREINTE]
c) Mécaniciens
- Chef d'équipe maintenance N2501.
- Instruction des mécaniciens sol.
- Bureau technique.( N2501 ) .
- Suivi des pieces et ravitaillement ( N2501 }.
- Suivi de l'outillage et du materiel d'environnement.
2.2 Organisation
CDT ESC.AVI.
1 CONS
DHMAT AIR
CHEF DHAT
GROUPEMENT GROUPEMENT
ADMINISTRATIF OPERATIONS
GROUPEMENT.
TECHNIQUE
en
OPS
LTÉE
MEC |PILOTES oPs
EQUIP
MECANICIEN
CHEF MAINTEN-
-PLANTFICATION
AVIONS
D FQUIPAGE ENS
INS ; # ‘
OPS:Ordres de vol xECH | =.
CONS :Conseiller technique MÉCANICIENS
TECH:Maintenanc avion INS ; AVIONS
INS:lastruction , | MECANICIEN ‘ 4
SOL
AMT
B.T° MAGASIN] MAT
N 2501 PISTE
2.3 Rôle et missions du DMAT pendant la "Guerre d'Octobre"
Le 1er Octobre vers 09.30 le Major Leroyer ( mécanicien)
d'équipage), remarquant un comportement inhabituel des militaires
Rwandais de l'ESC.AVI, part au renseignement et apprend l'invasion
du pays. Cette information a priori des plus surprenantes est immé-
diatement transmise au chef de la M.A.M., confirmée par d'autres
sources , elle allait marquer le début de cette "guerre d'Octobre"
Le 2 Octobre ordre nous était donné de quitter nos lieux
de travail et de porter les galons Français; simultanément une
nouvelle organisation était mise en place.
Le 3 Octobre nos camarades résidant dans les camps mili-
taires évacuaient et s'installaient pour certains dans nos logements.
.../3
** Page 6 **
Les jours suivant les personnels du DMAT AIR allaient se
consacrer à des tâches très diverses et évolutives en fonction des
événements:
- Préparer les plans d'évacuation des ressortissants civils;
- Assurer, en alternahce avec nos camarades des autres
armes, la permanence à la M.A.M, .
A titre d'anecdote, le chef du DMAT et le mécanicien
d'équipage étaiènt de service dans la nuit du 4 au 5 quand l'Ambassade
s'est retrouvée prise sous des tirs croisés et nourris durant une
bonne partie de la nuit.
- Traiter une partie de 1a logistique de l'opération
notamment les logements, les véhicules, et les mouvements
avions (CNE Ducoin).
- Réceptionner les matériels sensibles à l'aéroport (MAJ
Leroyer).
- Détachement du mécanicien avion (ADT Claus) pendant 1
mois et demi au Bataillon MECCE ou il a été prêter main forte pour
la remise en oeuvre des AML 60 et 90.
- Accompagnement et récupération de civils bloqués dans
la ville en état de siège.
- Durant toute cette période le contact a été conservé
avec nos homologues Rwandais; ceci permettant de glaner quelques
renseignement et de donner quelques conseils ( utilisation de
l'oxygène pour les reconnaissances haute altitude et informations
sur les missiles Sol-Air).
Depuis début Novembre, le DMAT a rejoint l'ESC.AVI tout
en conservant une activité surtout logistique, à la M.A.M.
3. MOYENS EN PERSONNELS
3.1 Personnels AMT AIR
AMT AIR / Postes ouverts= -Postes honoréé= 3
AMT ALAT : Postes ouverts Postes honorés= 2
Les postes AMT ALAT sont ceux de l'officier chef du
DMAT-TERRE, moniteur pilote hélicoptère et du sous-officier mecani-
cien-contrôleur d'atelier hélicoptère, pour la partie hélicoptère
de l'Escadron. 2.
INUMERO : INDICE + TETULATRES
DE POSTE DE DATE EMPLOI
: . . . _. [ SITUATION
:SPBOTALITE GRADE: NON D ARRIVER REBORN Ie C FAMILIALE
AAI :115 080 1CNE :DUCOIN :06.07.90 :- Chef DMAT.AIR: M 1 E
- Moniteur piiore
LD neue neo eice nec oreceocecceice W.2501_ gen
4 AB 1 1145 180 MAJ :LEROYER/10.08.89 :- Mécanicien : M IE
navigant . EP 0/1
: d'équipage
AB 2 1211 267 :ADJ CLAUS :12.08,.88 :- Mécanicien
moteur . H1E
A : : : : : cellule-pro- ‘ EP 1/1
. pulsion :
14
ï. . DIFFUSION RESTRENATE
** Page 7 **
= 3.2 Personnels contractuels —- - ‘ men
: SPECIALITE:TYPE D'AVION:NOM YNATIONALITE:EMPLOI:TENU:SOCIETE: OBSERVATIONS
Pilote M50 HERAUD Française _CDB SATIF Sous contrat!
| : : ‘Jacky : : î °88. Coop civi
| | Oct
| open nee RU
5 Re
‘ t Pilote : — d° - :MINABES:- - d°- : Copilote :SATIF :Sous contrat
î ! : :RRY : î î tdepuis 89
| : : : : : ie : Ex. AA
i Jean-
| : : tPierre
RE ER TS
:Mécanieien: -d® - :PERRINE: - d° - : Hécanicien:SATIF :Sous contrat
$51 tJean- : : sol : :depuis 89
: : : : :Ex. AA
Ex Mec Nav
:Caravelle
3.3 Personnels autochtones
Officiers supérieurs : 3
Officiers subalternes : 13
Sous-officiers : 20 (théorique 29)
Soldats : 40
Effectif = 76
3.3.1 Personnel Officier navigant
Col NTAHOBARI : Pilote de transport Pilote Dauphin Présidentiel
Cdt. ESC.AVI : Avion + hélico : Breveté en Belgique. N'a pas volé sur
N2501 depuis 3ans
Lt, MVUYEKURE ‘Pilote de tranéport: PP. LFR. Pilote MS 235 BN2
Lcl
KAYAMANZA ::Pilote de transport C.P:ALAT. Stage Monit CIET, CB N2501.
: : Apte missions locales. Très faible
i expérience de la ligne. Qualifié sur
tous les aéronefs de l'ESC.AVI.
:Cdt.
:HABYAMBERE :Pilote de transport: C$PRA. Très bon niveau . ler Pilote
î : N2501. Moniteur MS 235. BN2.
:£ne MUGENZI :Pilote de transport: PP IFR SCT au CIET: bons résultats
: A ‘avion : Doit être transforformé sur N2501
1 : : PCB BN2 MS 235.A. de Lagrange
savion : Niveau non apprécié.A. De Lagrange
i :Cdt KALISA :Pilote hélicoptère : Stage Dax niveau Pii ALAT
:Cne «
:NTIZIHABOZE Î - d° - : " "“ €P ALAT
:Lt.
“ :HATEGEKIMANA : - d£ - : " " " Pil ALAT
: : — — 15
a: LOHPÉTICIMAN DETTE :,
** Page 8 **
:Lt. HAGUMA î - d° - : stage Dax niveau Pil ALAT
:S/L . .
:HATEGEKIMANA 1 = d° - : " MMM TT TR
:Cne. RUTAYSERE : Mécanicien
: navigant : Niveau très moyen. Bon pour les
Le : : missions locales. Aucune expérience
: : : de la ligne.
Depuis lan l'ESC.AVI a été durement éprouvée:
- 2 pilotes avion abattus et décédés
Cdt RUTERANA. Lt HAVUGIMANA
x = 2 pilotes hélico abattus:
1 décédé: Lt TUYLINGIRE
1 gravement blessé et inapte PN: Cdt KANYAMINBWA
2 pilotes ( 1 mixte, 1 avion), morts des suites de
maladies:
Maj NTUYAHAGA et Cne MUGIRAMEZA.
Si l'on rejoute la disparition des effectifs pour une raison
inconnue (mutation?) du SLt MUNYURANGABO, le bilan est de 7
pilotes rayés des contrôles sur 17 existants fin 89. Actuelle-
: ment, en ne tenant pas compte du Lel KANYANMANZA qui est très
E sollicité par les missions hélico, le nombre de pilotes, AMT
inclu , est tout juste suffisant pour mettre les 3 avions en
l'air ( N2501 :1; BN2:.2 ; MS 235: 1 ).
3.3.2 Personnel non navigant
3.3.2.1. Officiers
È :Maj SEBAYIRE : Chef de maintenance : - Stage Ecole de Guerre en Belgique
Ë : : ESC.AVI (DAT) :
Li mm pm Dem
i: :Cdt DAGIGIMANA : Adjoint au Chef de : - Chef par intérim.
maintenance
Mécanicien avion 81 : 12 : Travaillent sur hélico. Sont surtout
encadrés par le mécanicien ALAT AMT.
Adjoint au Chef : — CSEA : éliminé en pilotage.
planification main- : détaché officier de liaison auprès des
tenance. : éléments Français de NOROIÏT.
3.3.2.2, Sous-officiers
Mécanisien avion N.2301 : & : Travaillent également sur MS 235 et
BN2, 2 ont effectué un stage N.2501
Mécanicien avion | : & : Des moyens pour ieur qualification
IB-Radio-Elec. : : sont en cours d'installation.
ESP 2 16
À DIFFUBIOR ALERT 7.
** Page 9 **
E Contrôleurs C.A. | : & : Niveau moyen. Assurent tout de même la
LOT : n 5 + 2 OFF: quasi totalité du trafic à Kigali
ee: : : ( manque de contrôleurs civils)
Les effectifs sous-officiers sont difficiles à suivre. Les
mutations interviennent brutalement et pour des raisons qui nous |
échappent.
4. MOYENS EN MATERIELS
: TYPE D'APPAREIL:N° DE SERIE: IMMATRICULATION: GESTIONNAIRE : ETAT DE VOL
CIVILE MILITAIRE ———.—.-
FE : M50 : 006 tLSKRNN : . :Présidence : Très bon état
S : Caravelie ! 2 : 9XRCH : ‘Présidence : Bon état
: ISLANDER BN2A : 811 : JXRGNW : : Armée RWA. : Bon état moyen
: RALLYE R 235G : 13 369 : : 20 L 08 : " : Etat moyen
- : DAUPHIN 54365 : 5048 : : 10 K 07 :Présidence : Bon état
#1 : GAZELLE SA3&42 : 1872 1: 1872 : 10 K 09 :Armée RWA. : -d°-
e : Roquettes : : : : :
_ GAZELLE SA342 : 2005 : : 10 K 12 : Armée RWA. : Bon état
Canon : : : H î :
ECUREUIL : 2136 : : 10 K 13 : -d°- : Très bon état
AS 350 B1 î : : :
: : ECUREUIL : 2137 : : 10 K 14 : -d°- : Très bon état
|: : AS 350 BIL : : : :
Eu Pertes pendant la guerre d'Octobre
— 1 Gazelle roquettes
- À BN2 . ,
3 Gazelles ont été commandées; l'accord d'exportation
a été donné; les pourparlers pour le financement semblent
bien engagés.
L'ESC,AVI a demandé 2 avions transports ( CASA ou DHC 5)
et 2 avions d'observation ( Bi-turboprop léger a ailes
hautes) mais les moyens financiers ne permettront certai-
nement pas leurs acquisitions avant quelques années.
L'entente avec les civils pour l'achat d'aéronef en commun
a été envisagée mais se heurte apparemment à des problèmes
de coordination au plus haut niveau.
5: RENSEIGNEMENTS AERONAUTIQUES
- Là plate-forme de KIGALI est en excellent état: la piste
(3500m.}), les taxiways, les parkings ont un revêtement macadamisé
impeccable. Les balisages lumineux, le système AVASI et les aides
radioélectriques (ILS, VOR, DME, R/C, MKRS) fonctionnent parfaitement.
- Terrain de CYANGUGU - KAMENBE en extrême $.E du pays:
- piste en dur de 1600m.
- très bon état.
- pas de ravitaillement.
— pas de moyens radio-nav.
6. ACTIVITE AÉRIENNE
A
6.1 Activité de L'Armée de l'air locale
.17
DIFFUSION RESTRAEINTE
** Page 10 **
La guerre d'Octobre et les actions militaires qui se
poursuivent encore à ce jour, ont entraîné un surcroît d'activité
très important. Les pilotes hélico ont effectué jusqu'à trois sorties
par jour -(total-hélicoptères: 370h de vol ce trimestre contre 150h …
le précédent), et les pilotes avions 60h de vol par mois.
La découverte de missile sol-air, l'inefficacité des vols
à haute altitude et le déplacement du conflit vers la frontière, ont
entraîné une diminution des avions à partir de la mi-trimestre alors
que les hélicos conservaient un rythme assez soutenu.
Activité hélicoptères: Annexe I réalisée en coopération
avec le DMAT-Terre.
Le N2501 resté au sol tout le mois d'Octobre, a effectué
quelques vols d'entraînement en Novembre.
Le bataillon para étant en opération sur le lieu des com-
bats, l'activité aérolargage a été plus que réduite pendant ce tri-
mestre,
6.2 Activité des A.M.T.
Du 1er Octobre au : TOTAL (N.2501)
: 31 Décmbre 1990
CNE DUCOIN : 5h.
MAJ LEROYER : 5h.
ADJ CLAUS 5. 0h.50
Les 2 premiers trimestres laissaient augurer une année
aéronautique "exceptionneille" (pour le RWANDA) avec 140h de vol N2501;
mais les effets conjugués de la visite du Pape Jean-Paul II (indis-
ponibilité de la zone de saut) et de la guerre (indisponibilité
du bataillon para) ont considérablement modifié cette perspective.
Après un mois d'arrêt, les Rwandais ont compris la necessi-
té technique de faire voler le NORD et des courtes séances d'entraî-.
nement ont été programmées. Voir ANNEXE; 3,
6.3 Activités des autochtones
Voir ANNEXE 1 et $6.1
6.4 Activité des contractuels
| Les déplacements liés aux événements du Président Rwandais
et des autorités ont necessité 80h de M50,.
: La Caravelle, en attente d'acheteur, ne vole plus.
7. SECURITE DES VOLS.
Il est difficile de parler de sécurité des vols pendant
ce conflit, mais l'ESC.AVI a effectué de nombreuses missions et les
pertes n'ont pas été dues à des fautes ou erreurs des équipages.
Le manque de renseignement sur les moyens de défense sol-
air de l'ennemi est certainement la cause principale de la perte
de leurs appareils. Par la suite, les moyens ont été engagés avec
prudence et sans incidents.
Pour les personnels volant sur N2501, les deux pilotes
restant sont ceux qui ne posaient pas de problèmes (procéduriers
et assez constants).
Le LCL KANYAMANZA, dont l'état physique était préoccupant,
s'est visiblement refait une santé pendant ces événements: il a
effectué de nombreux assauts en Gazelle et ce, sans problème parti-
culier et avec des succès certains.
.../8
DIFFUSION AESTAELINTE |
et
** Page 11 **
| DIFFUSION RESTREINTE
8. ACTIVITÉ TECHNIQUE.
8.1 Indisponibilité
La disponibilité:des appareils à été des meilleures durant
ce conflit.
Les hélicos malgré leur intense activité ont effectué
normalement les visites prévues.
Le Dauphin Présidentiel a terminé sa "grande visite" .
Une Gazelle accidentée sur le lieu des combats, le rotor
arrière ayant touché une termitière, a été réparé sommairement avec
des pièces de l'autre appareil en révision et convoyé sur KIGALI.
Après la perte du BN2, la révision du second appareil,
qui durait depuis un an, a été achevée en trois jours.
Le N2501 a été tout le temps disponible et n'a nécessité
aucune intervention.
8.2 Ravitaillement technique
Les pièces mettent toujours aussi longtemps pour arriver;
pour les petits colis (-20kge), ne serait-il pas possible d'utiliser
les envois SAL (SERNAM/ PTT) ?
Nous sommes actuellement, dans l'attente du matériel
nécessaire au convoyage (balise, canot, gilets, IFF,...); quant au
vol/ILS, en l'absence de nouvelles de la SCTE PRADIER, la demande
de prêt pour le convoyage aller est réitérée.
Il a été demandé récemment des pièces pour réparer les
vérins. - «
L'indisponibilité de ce matériel et l'absence de banc
hydraulique nous rend très vuinérable à certaines pannes de train
L d'aterrissage.
: 8.3 Documentation technique
Nos demandes, exceptée celle relative aux notices’ tech-
niques du matériel radio MSG n°631/MAM/RWA du 20 Sept 90,ont été
exhaucéés.. ‘
9. ACTIVITE D'INSTRUCTION
9,1 Instruction et contrôle en vol
Les événements de ce dernier trimestre n'ont pas permis
de programmer, hormis les vols cités en 6.2, une quelconque activité
Instruction.
9.2 Instruction sol
Idem.
9.3 Instruction de stagiaires étrangéèrs dans le pays.
È Néant.
9.4 Instruction de stagiaires autochtones à l'étranger
MAJ. SEBAHIRE: Ecole de guerre Belge.
La plupart des stagiaires Rwandais ont été rappelés dès
le début des hostilités. L'Etat Major voulait d'autre part annuler
tous les stages 91, la MAM est cependant arrivée à le dissuader.
A noter que le seul stage accordé par l'Armée de l'Air
(Mec Radio Bord) a été annulé faute de candidat, les préselectionés
JT +har la commission psychotechnique étant indisponibles.
L'E.0. HERERIYMANA, est rentré en Septembre 90 au G.S.E.A.
à Salon, et il est actuellement le seul élève pilote avion poten-
tiel et ce dans trois ans. Pour palier au déficit de personnel évo-
qué au 43.3.1.,il serait souhaitable de débloquer 1 ou 2 stages
“ ab.ovo " fin 91 ou début 92.
...19
DIFFUBHOM RESTRIINTE ]
** Page 12 **
. [DIFFUSION RESTREINTE |
. Le travail de la commission itinérante de sélection qui -—
doit passer au RWANDA d'ici quelques mois sera à cet effet détermi-
nant. Il est à espérer que, si l'état de guerre perdure, les can- 7
didats, généralement élèves d'écoles militaires, seront présents,
Les résultats des selections 89 et 90 ont été exploités
pour trouver quelques éléments valables qui devraient débuter ‘un
stage de préformation pilote hélico dans deux mois. Dans ce but,
un moniteur ALAT doit être mis en place dans le cadre d'un DAMI,et
2 AL II ont été demandées à titre de prêt pour soulager les appareils
Rwandais très sollicités pour l'activité opérationnelle. (annexe 2)
9.5. Prévision stage 92.
Outre divers stages PNNS, pour lesquels il est impossible
actuellement de désigner les candidats, 1 stage moniteur 262 (CDT
HAMBIAMBERE) et 1SCT (LTT MVUYEKURE) seront en principe demandés.
ai
Ê 10. DEMANDE DE DOCUMENTATION.
# 10.1 Documentation technique
Voir $8.3.
10.2 Documentation d'instruction
Ë . Néant.
10.3 Documentation diverse
L La documentation aéronautique est arrivée fin Décembre.
! La IV18 et le TAP 109 nous sont bien parvenus ; il ne
manque que le MATAC C160.
11. RAPPORT SUR LE MORAL.
11.1 Relation à l'intérieur de la communauté ÀïT
Face aux inconvénients résultants des événements, les gens
ont appris à mieux se connaître et la carte des relations personnelles
a été sensiblement modifiée. |
11.2 Relation avec les autorités locales
L L' attitude de ia FRANCE ayant été jugée très favorable-
| ment par les Rwandaïis, il en résulte un effet porteur et les rela-
| tions sont actuellement des meilleures.
\: 11.3 Evolution du moral
! Après une période ou pesait la menace de l'évacuation,les
# valises ont été défaites, et couvre-feu, contrôles, pénuries ponc-
tuelles sont rentrés dans les moeurs. Le flou de la situation mili-
taire et les rumeurs ont installé les gens dans une vie d'instabi-
lité à moyen terme, ou deux problèmes émergent en particulier:
tout d'abord, la scolarité des enfants qui soulève quel-
ques inquiétudes; l'évacuation des enseignants ,pas tous rentrés,
et le financement de l'école (privée) touché par la diminution du
nombre d'élèves montrent la fragilité du système.
Ce trimestre s'est déroulé sous le signe de l'improvisa-
tion et du bénévolat, et il est clair que si un tel état de crise
se renouvelait, la plupart des familles serait, pour le bien des
enfants, obligée de rentrer en FRANCE.
Fi. Autre sujet d'interrogation: les conséquences probables
de la dévaluation (67%) qui se profilent à l'horizon; le précédent
du BURUNDI ou l'indemnité de résidence en a été considérablement
réduite et le constat quotidien de la montée des prix au RWANDA,
n'incite guère aux projets.
12. PROBLEMES RENCONTRES.
Tous les problèmes présents ont été évoqués dans les pa-
graphes précédents en particulier ceux, issus de la crise, qui sont
les plus nombreux.
_.../1
: - [osrusion AISTRENTE |
** Page 13 **
La -préparation-du convoyage, bien que perturbée au"
départ par l'absence des interlocuteurs Rwandais en opérations,
se déroul e façon tout à fait satisfaisante. La MAM, ayant fait
‘yväloir l'ampleur de l'effort financier consenti durant ce EGnflit,
‘la partie Rwandaise a abandonné: l'idée de faire payer par la
FRANCE Les billets d'avions et les taxes d'atterrissage. Ti .
Les domaines de survols et d'atterrissage, pourtant rédi=
gés en temps utile, sont restés pour la plupart sans .réponse.
13. PERSPECTIVES D'AVENIR.
Parler de perspectives d'avenir dans une situation encore
incertaine serait une gageure si la volonté de continuer à travailler
et vivre normalement n'existait pas. Malgré ces événements, après
l'interruption d'Octobre, la préparation du convoyage s'est poursui-
vie et la réorganisation de nos locaux, financée par la MAM, a
presque été achevée.
Si le conflit connait à court ou pyen terme une solution
wiable, il restera à faire fructifier le potentiel de “bonnes rela-
tions” acquit auprès des Rwandaïis.
Vu d'autre part le très bon comportement au combat du
Bataillon Para Commando, il apparait peu probable que les Forces
Armées Rwandaises se privent de leur seul moyen d'aérolargage.
Dans cette optique, il restera évidemment au N2501 à
franchir l'obstacle de la prolongation, verdict attendu en Mars 91...
CAPITAINE DUCOIN BRUNO
CHEF DU D.M.A.T. AIR
15.591.
CRE À. .
DIFFUBSON AISTAEINTE |
** Page 14 **
LAFFUSION RESTREINTE | Fe
MISSION D'ASSISTANCE MILITAIRE
D.M.A.T./TERRE ‘
TTTBP : 53 KIGALI RWANDA
Kigali le 6 novembre 1999
N° 37/DMAT-Terre/MAM/RVWA
FICHE A L'ATTENTION DU COLONEL GALINIE
COMMANDANT LA MISSION D'ASSISTANCE MILITAIRE
Objet : emploi de l’escadrille d'aviation des Forces Armées
Rwandaises pendant les évènements du mois d'octobre.
I) MOYENS DISPONIBLES LE PREMIER OCTOBRE 1999
Le premier octobre 1990, 80% des moyens sériens de
l'escadrille, soit huit appareils sur dix, étaient disponibles.
Le Commandant de 1'ESCAVI pouvait mettre en ordre de
vol °
— Ê hélicoptères armés de roquettes
- 1 hélicoptère armé d’un canon de 20 mm
- 9 hélicoptères de liaison et de commandement
- 2 avions d'observation
- 1 avion cargo NORATLAS.
Un avion d'observation et l'hélicoptère présidentiel
étaient en réparation, mais la capacité opérationnelle de l'escea-
drille n'en fut pas affectée car ‘les effectifs de cette unité ne
permettent de faire décoller simultanément que huit appareils.
11) QUALIFICATION DES EQUIPAGES
21) EQUIPAGES AVIONS
Les pilotes avions étaient suffisamment instruits pour
accomplir les missions d'observation prescrites par l'état-major.
22) EÉQUIPAGES HELICOPTERES
Depuis le mois de septembre 1989, la formation des
pilotes au vol de combat de jour et de nuit est dispensée selon un
programme d'entraînement élaboré par l'Officier moniteur cocpérant
et approuvé par le commandement des Forces Armées Rwandaises.
: Les 120 séances d'instruction pratique individuelles et
les séances d'instruction théorique collectives organisées pendant
les douze derniers mois ont permis de qualifier six pilotes au vol
dé combat de jour. Parmi eux, trois Officiers étaient en mesure
d'assumer les responsabilités de commandant de bord en vol de jour.
Cet effectif était suffisant pour servir les trois
hélicoptères armés, bien que le troisième objectif du programme, le
combat de la patrouille, n'ait pas été abordé. La parfaite con-
naissance du terrain sur lequel se sont déroulées les opérations «
pallier cet inconvénient.
[renruacn AIATREINTEL :
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III) BILAN DES ACTIVITES AERIENNES -—
l 31) AVIONS
Dès le premier jour, les avions ont effectué des mis-
4 sions d'observation et de renseignement à haute altitude dens le
î nord du pays, et en particulier sur la frontière rwando-ougandaise.
| La perte d'un ISLANDER et de son équipage le 7 octobre
ë n'a pas altéré le disponibilité et la combativité des pilotes.
5 32) HÉLICOPTERES
Les hélicoptères armés n'ont reçu l'autorisation de tir
qaue>26 heures après le début des hostilités. Malgré l'absence d'in-
formation pouvant justifier ce retard, les équipages ont fait
u preuve d'une grande discipline intellectuelle.
Entre le 2 et le 23 octobre, et malgré l'imprécision
des renseignements, leurs interventions se sont succédées à un
rythme très élevé (six passes de tir par jour). Durant “cette
Es période, 64Q roquettes furent tirées.
Certaines actions sont considérées comme déterminantes
- le 3, attaque d'une colonne de dix véhicules à NTOMA avec
. une patrouille mixte cenon roquettes
ë, - le 4, attaque d'un convoi de ravitaillement sur l'axe NORD
5 - le 4 à l'aube, attaque de la base arrière de KAGITUMBA
- - le 7, intervention sur une unité ENI qui montait à l'assaut
= à GABIRO, face aux-ZATROIS
4 - le 12, intervention sur un ennemi en offensive à NYAGATARE
L = le 22, attaque d'un centre d'instruction dans le nord du
ii parc de lL'AKAGERA
F - le 22, attaque d'une forte concentration ennemie à proxi-
Ï mité de NVAKAYAGA, :
NE Toutes ces interventions ont laissé de nombreuses
victimes sur le terrain qui ont été découvertes par les unités
F amies chargées du ratissage,
i La dernière de ces actions a marqué la fin de
l'offensive adverse.
Cependant, le lendemain, au cours d'une mission d'appui
à partir des lignes amies, un hélicoptère a été abattu pendant
l'esquive par un missile sol-air de type SA 7 ou SA 16. Un des
pilotes est décédé, le second est grièvement blessé.
et Dès lors, le commandement ae engagé ses moyens aériens
avec modération, mais l'ennemi s'étant dispersé l'emploi des héli-
coptères n'était plus justifié. D'autre part, pour respecter le
cesscez le feu, deux camions aperçus le 24 n'ont pas été attaqués.
De l'avis de l'état-major et des commandants des unités
au contact, l'action des hélicoptères armés a été déterminante. Le
Président de la République l'a souligné dans son discours du 1l*°”
novembre.
{ DIFFUSION RESTAEIMTE |
mn
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LEHFFUSION RESTREINTE | ce
3 ——— —
Leur bilan est très positif pour -les raisons suivantes.
- pes d'armenemt anti-aérien ennemi dans la zone des combats
la première semaine Po
- très bonne connaissance du terrain (de nombreux exercices
de tir s'étant déroulés dans cette zone le mois précédent)
- grande détermination des équipages, aiguisée par les succès
des premières missions.
--. IV) ACTION DU COOPERANT MILITAIRE FRANCATS
Elle s’est manifestée sous deux formes
- entraînement des équipages au cours des mois précédents
- à partir du 1°" octobre, présence sur le terrain lors des
décollages et des retours de missions.
ET
A1) ENTRAINEMENT DES EQUIPAGES
Depuis le mois de juin, l'entraînement des équipages a
porté sur les points suivants ‘
- nevigation tactique de jour et de nuit
_- entraînement au tir à la roquette (6 pilotes instruits)
- attaques simulées, sur les axes du nord, selon le schéms et
les paramètres suivants :
RS - étude de la mission
- pénétration en vol tactique
_- alignement à 1500 mètres de l'objectif
_- tir à 1000 mètres à 10° de piqué et à 189 km/h
LÉ — esquive.
ns
à 42) PRESENCE SUR LE TERRAIN
D À partir du 1°r octobre, le coopérant militaire
français a cessé toute activité aéronautique mais il a assisté à
tous les décollages et aux retours de missions.
Î Il a prodigué des conseils techniques et tactiques et
: insisté sur l'importance de maintenir en parfait état de fonction-
nement les moyens de radiocommunication et l'armement de bord.
Le première de ses actions a permis aux pilotes d'abor-
der les séquences de combat avec des connaissances tactiques satis-
faisantes, la seconde & eu un effet très positif sur leur moral.
Le Chef d'Escadron MARLIAC
: Chef du D.M.A.T./Terre
: [EPEUSON AESTANTE l
** Page 17 **
EFrUSION M RESTREINTE |. ANNEXE 2 |
MISSION D'ASSISTANCE MILITAIRE Kigali le 15 novenbre 1990
D.M.A.T./TERRE . SO?
BP : 53 KIGALI RYANDA N° : 025/2/DMAT/TERRE
si FICHE A L'ATTENTION DU COLONEL GALINIE
ï° | CHEF DE LA MISSION D'ASSISTANCE MILITAIRE AU RWANDA
Ë
Ë.
F Objet : situation en personnels et en matériels de l'ESCAVI, après
. les évènements d'octobre 1999 et expression des besoins.
I) PERTES SUBIES PENDANT LES EVENEMENTS D'OCTOBRE 1998
11) Matériels
L - 1 avion bimoteur ISLANDER
— l hélicoptère armé de roquettes,
5 12) Personnels
— 2 pilotes avions
= - 1 pilote hélicoptère de combat qualifié vol de nuit.
11) MOYENS ACTUELLEMENT DISPONIBLES
li
L 21) Avions -
ne) - 1 avion monomoteur d'entraînement et de liaison
- 1 avion bimoteur d'observation et de liaison
— 1 avion cargo NORATLAS.
22) Hélicoptères
— 2 hélicoptères d'aide au commandement
- 2 hélicoptères armés (1 lance-roquettes, 1 canon de 206 mm).
111) EXPRESSION DES BESOINS
LA Après la perte d'un avion bimoteur et d’un hélicoptère
armé pendant les évènements, d'un avion monomoteur en 1988 et d’un
hélicoptère armé en 1989, le parc actuel de l'escadrille est insuf-
fisant pour assurer les missions de temps de guerre.
Le permanence sur zone en mission de renseignement n'est
plus possible car un seul avion adapté à ce type de mission peut
être mis en ligne de vol.
VAE
DIFFUSION MESTAMNTE |
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ue mm S'agissant des hélicoptères armés, ils ne disposent plus —
d'uné puissance de feu significative et le risque consenti devient
disproportionné eu égard à l'effet obtenu.
31) Matériels :
L'état-major des Forces Armées Rwandaises souhaite
acquérir deux avions d'observation et trois nouveaux hélicoptères
armés. Si la livraison de ces appareils est échelonnée, il faudrait
qu'elle intervienne dans l'ordre suivant
- Pl : 1 hélicoptère lance-roquettes
- P2 : 1 hélicoptère canon de 29 mm
- P3 : 1 avion d'observation et de liaison
a - P4 : 1 hélicoptère lance-roquettes
- P5 : 1 avion d'entraînement et de liason.
La définition des équipements des hélicoptères sera
précisée au cours d'une réunion qui se tiendra dès que la société
aérospatiale aura transmis la documentation de travail.
Quant au remplacement des avions détruits, aucune déci-
sion n'a été prise mais, ces aéronefs n'étant pes armés, l'urgence
est moindre.
32) Personnels
La sélection et la formetion de nouveaux pilotes est
urgente pour les raisons suivantes
._. - qu'ils soient spécialisés sur avion ou sur hélicoptère,
leur période d'instruction est très longue (2 ans) et le risque
d'échec n'est pas négligeable
- les effectifs actuels ne permettent de mettre en oeuvre que
deux avions de l'escadrille sur trois et trois hélicoptères sur
quatre.
Aujourd'hui, le sous-effectif est de deux pilotes héli-
coptères et de deux pilotes avions.
Après le réception des aéronefs indispensables que le
Rwanda souhaite acheter il sera de huit pilotes hélicoptères et de
six pilotes avions.
Pour eméliorer leurs chances de réussite, tous ces can-
didats doivent, préalablement, suivre une préparation théorique
dispensée par les pilotes confirmés de l'escadrille et être initiés
au vol par les deux moniteurs pilotes français.
Pal
; Cette initiation, qui dure environ trois mois, est
individuelle et chaque candidat doit disposer d'un aéronef et d'un
instructeur,
En conséquence, il n'est pas envisageable de préparer
simultanément plus de deux candidats.
{omruson RESTREÏNTE :
** Page 19 **
ji
il
ii
+
Larruson N RESTREÏNTE |
+ Ta
Pour combler le déficit actuel et pour être cohérentes
avec les priorités d'achat formulées dans le chapitre ill,
paragraphe 31, les demandes de stages doivent être honorées selon
le calendrier suivant
Pour combler le déficit actuel
_- P1 2 pilotes hélicoptères 2?"° trimestre 1991
- P2 2? pilotes avions 3+=+ trimestre 1991
Pour être cohérentes avec les priorités d'achat :
_- P3 2 pilotes hélicoptères 45" trimestre 1991
- P4 2 pilotes hélicoptères 1*°* trimestre 1992
à - P5 2 pilotes avions 25ôm+ trimestre 1992
- P6 2 pilotes hélicoptères 3°*° trimestre 1992
- P7 2 pilotes avions Aime trimestre 1992.
Ces prévisions supposent que les écoles françaises de
pilotage puissent admettre, en 1991 quatre pilotes hélicoptères et
deux pilotes avions, et en 1992 quatre pilotes hélicoptères et
quatre pilotes avions. :
La formation des équipages, établie en tenant compte des
impératifs de préparation, pourrait être accélérée si un cooperant
moniteur pilote hélicoptère français était provisoirement affecté
eu Rwanda.
Cependant, le, plein emploi de ce spécialiste ne sera
effectif que si des moyens aériens peuvent être mis à sa dispo-
gition. L'insécurité qui est entretenue per les actions des
opposants mobilisant les quatre hélicoptères de l'escadrille un
renfort provisoire de deux appareils d'instruction du type Alouette
II Astazou est nécessaire.
Le Chef d'Escadron MARLIAC
Chef du D.M.A.T./TERRE
a
[ERP AUSDE RESTARNTE